Carcidiag BioTech, une petite entreprise de biotechnologie basée dans la Creuse, en France, a développé un kit capable de détecter les cellules souches cancéreuses. Le dispositif sera commercialisé en septembre pour le cancer colorectal.

L'examen est effectué après prélèvement des cellules lors des biopsies. "Notre système permet, ce qui n'avait jamais été fait jusqu'à aujourd'hui, de marquer les cellules souches cancéreuses, aussi dites cellules initiatrices de tumeurs. C'est la famille de cellules cancéreuses la plus agressive, résistante aux traitements et surtout celle à l'origine des métastases", indique Vincent Carré, le biologiste cofondateur et directeur scientifique de l'entreprise.

L'analyse avec le kit permettra aux médecins de proposer un traitement plus ciblé. Pour le moment, le kit est seulement breveté pour le cancer colorectal. Il le sera bientôt pour d'autres cancers répandus, comme les cancers des voies aéro-digestives, les cancers de la prostate, des ovaires ou encore les cancers gynécologiques.

Un faible coût

Pour généraliser l'utilisation de son kit, l'entreprise met l'accent sur son faible coût : 300 euros. "Nous avons engagé les démarches pour faire homologuer nos kits pour le remboursement notamment par les mutuelles, mais le processus est long et dans l'immédiat le recours à notre diagnostic se fera sur prescription du professionnel de santé, aux frais du patient alors qu'il peut faire gagner un temps précieux au malade, et lui éviter de subir des traitements douloureux et pénibles moins finement ciblés", explique Christian Laurance, l'administratif de l'équipe.

"On peut penser qu'à l'échelle de cinq à six ans, si tout se passe bien, ce produit pourra être intégré dans la pratique clinique de routine",précise Christophe Ginestier, spécialiste du cancer du sein au centre de recherche en cancérologie de Marseille et membre du comité scientifique qui suit le développement de Carcidiag.

Pour se financer, Carcidiag a notamment fait appel au crowdfunding, via sowefund.com, et aux subventions des collectivités locales. À terme, l'entreprise estime qu'elle pourra vendre environ 50.000 kits par an et par pays. Elle vise un développement rapide à l'international en Europe, en Russie, en Asie et en Amérique du Nord dès l'an prochain.

Geplaatst door Carcidiag Biotech op Dinsdag 10 april 2018
Carcidiag BioTech, une petite entreprise de biotechnologie basée dans la Creuse, en France, a développé un kit capable de détecter les cellules souches cancéreuses. Le dispositif sera commercialisé en septembre pour le cancer colorectal.L'examen est effectué après prélèvement des cellules lors des biopsies. "Notre système permet, ce qui n'avait jamais été fait jusqu'à aujourd'hui, de marquer les cellules souches cancéreuses, aussi dites cellules initiatrices de tumeurs. C'est la famille de cellules cancéreuses la plus agressive, résistante aux traitements et surtout celle à l'origine des métastases", indique Vincent Carré, le biologiste cofondateur et directeur scientifique de l'entreprise.L'analyse avec le kit permettra aux médecins de proposer un traitement plus ciblé. Pour le moment, le kit est seulement breveté pour le cancer colorectal. Il le sera bientôt pour d'autres cancers répandus, comme les cancers des voies aéro-digestives, les cancers de la prostate, des ovaires ou encore les cancers gynécologiques.Un faible coûtPour généraliser l'utilisation de son kit, l'entreprise met l'accent sur son faible coût : 300 euros. "Nous avons engagé les démarches pour faire homologuer nos kits pour le remboursement notamment par les mutuelles, mais le processus est long et dans l'immédiat le recours à notre diagnostic se fera sur prescription du professionnel de santé, aux frais du patient alors qu'il peut faire gagner un temps précieux au malade, et lui éviter de subir des traitements douloureux et pénibles moins finement ciblés", explique Christian Laurance, l'administratif de l'équipe."On peut penser qu'à l'échelle de cinq à six ans, si tout se passe bien, ce produit pourra être intégré dans la pratique clinique de routine",précise Christophe Ginestier, spécialiste du cancer du sein au centre de recherche en cancérologie de Marseille et membre du comité scientifique qui suit le développement de Carcidiag.Pour se financer, Carcidiag a notamment fait appel au crowdfunding, via sowefund.com, et aux subventions des collectivités locales. À terme, l'entreprise estime qu'elle pourra vendre environ 50.000 kits par an et par pays. Elle vise un développement rapide à l'international en Europe, en Russie, en Asie et en Amérique du Nord dès l'an prochain.