Ce renoncement plus marqué chez les spécialistes "s'explique vraisemblablement par le fait que les soins spécialistes sont généralement planifiés en avance avec un temps d'attente plus ou moins long entre la prise de rendez-vous et le rendez-vous effectif selon la spécialité. En revanche, les rendez-vous auprès de généralistes correspondent, en général, à un problème de santé aigu et ponctuel et n'appellent donc pas nécessairement à une programmation de rendez-vous très avancée", avancent les chercheurs de l'UCLouvain et la KULeuven, à l'initiative de cette enquête.

L'étude montre par ailleurs que 36,2% des participants à l'étude rapportent avoir renoncé à des consultations paramédicales (kiné par exemple), 35% à des examens d'imagerie médicale, 26% à des prises de sang et 43,3% à un rendez-vous chez le dentiste.

Alors que les soins non urgents sont de nouveau reportés en raison des mauvais chiffres de l'épidémie en Belgique, l'enquête vient confirmer que, depuis le début de la crise sanitaire, le report et/ou le renoncement à des soins médicaux est devenu plus fréquent dans la population. "Qu'il s'agisse d'un report de rendez-vous par les professionnels de santé ou un renoncement aux soins par les patients par crainte de contracter le coronavirus, ces soins médicaux non satisfaits pourraient conduire à une dégradation ultérieure de l'état de santé et donc directement ou indirectement à une surmortalité", avancent les chercheurs, qui soulignent qu'une proportion non négligeable de personnes rapporte par ailleurs ne pas envisager d'aller consulter lors d'un futur besoin de soins.

Le profil des répondants à l'enquête étant socialement plus avantagés que la population en général, les chercheurs craignent une détérioration encore plus importante de l'état de santé des citoyens plus précaires. "Les conséquences de soins médicaux non satisfaits sont susceptibles d'être encore plus importantes dans des sous-groupes de la population qui cumuleront non seulement un renoncement aux soins médicaux dû au confinement mais aussi un renoncement pour raisons financières s'ils subissent des pertes d'emploi ou de revenu accrues en raison du Covid-19".

Les chercheurs formulent dès lors plusieurs points d'attention à l'attention des décideurs politiques. Ils appellent ainsi à éviter autant que possible le report de soins, même ceux jugés non urgents. Ils exhortent également les autorités à envisager des "plans nationaux de santé publique de grande ampleur qui 'ramènent' les patients vers les soins". "Il s'agira non seulement d'encourager les patients dont le suivi s'est interrompu à reprendre leur traitement et à évaluer la détérioration de leur état de santé mais aussi d'encourager tous les patients qui ont manqué une opportunité de dépistage de ne pas perdre plus de temps dans l'identification potentielle de problèmes de santé sévères", détaillent-ils.

Ce renoncement plus marqué chez les spécialistes "s'explique vraisemblablement par le fait que les soins spécialistes sont généralement planifiés en avance avec un temps d'attente plus ou moins long entre la prise de rendez-vous et le rendez-vous effectif selon la spécialité. En revanche, les rendez-vous auprès de généralistes correspondent, en général, à un problème de santé aigu et ponctuel et n'appellent donc pas nécessairement à une programmation de rendez-vous très avancée", avancent les chercheurs de l'UCLouvain et la KULeuven, à l'initiative de cette enquête. L'étude montre par ailleurs que 36,2% des participants à l'étude rapportent avoir renoncé à des consultations paramédicales (kiné par exemple), 35% à des examens d'imagerie médicale, 26% à des prises de sang et 43,3% à un rendez-vous chez le dentiste. Alors que les soins non urgents sont de nouveau reportés en raison des mauvais chiffres de l'épidémie en Belgique, l'enquête vient confirmer que, depuis le début de la crise sanitaire, le report et/ou le renoncement à des soins médicaux est devenu plus fréquent dans la population. "Qu'il s'agisse d'un report de rendez-vous par les professionnels de santé ou un renoncement aux soins par les patients par crainte de contracter le coronavirus, ces soins médicaux non satisfaits pourraient conduire à une dégradation ultérieure de l'état de santé et donc directement ou indirectement à une surmortalité", avancent les chercheurs, qui soulignent qu'une proportion non négligeable de personnes rapporte par ailleurs ne pas envisager d'aller consulter lors d'un futur besoin de soins. Le profil des répondants à l'enquête étant socialement plus avantagés que la population en général, les chercheurs craignent une détérioration encore plus importante de l'état de santé des citoyens plus précaires. "Les conséquences de soins médicaux non satisfaits sont susceptibles d'être encore plus importantes dans des sous-groupes de la population qui cumuleront non seulement un renoncement aux soins médicaux dû au confinement mais aussi un renoncement pour raisons financières s'ils subissent des pertes d'emploi ou de revenu accrues en raison du Covid-19". Les chercheurs formulent dès lors plusieurs points d'attention à l'attention des décideurs politiques. Ils appellent ainsi à éviter autant que possible le report de soins, même ceux jugés non urgents. Ils exhortent également les autorités à envisager des "plans nationaux de santé publique de grande ampleur qui 'ramènent' les patients vers les soins". "Il s'agira non seulement d'encourager les patients dont le suivi s'est interrompu à reprendre leur traitement et à évaluer la détérioration de leur état de santé mais aussi d'encourager tous les patients qui ont manqué une opportunité de dépistage de ne pas perdre plus de temps dans l'identification potentielle de problèmes de santé sévères", détaillent-ils.