Une équipe de l'Université de New York a parcouru le net pour trouver les conseils et affirmations les plus courants pour une bonne nuit de sommeil. Ils ont ensuite comparé ces allégations aux preuves scientifiques les plus probantes et publié leurs résultats dans la revue Sleep Health. "Le sommeil est l'une des choses les plus importantes que nous puissions faire pour améliorer notre santé, notre humeur, notre bien-être et notre longévité", assure le Dr Rebecca Robbins (NYU Langone Health), meneuse de la recherche. La BBC en a regroupé six.
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Une équipe de l'Université de New York a parcouru le net pour trouver les conseils et affirmations les plus courants pour une bonne nuit de sommeil. Ils ont ensuite comparé ces allégations aux preuves scientifiques les plus probantes et publié leurs résultats dans la revue Sleep Health. "Le sommeil est l'une des choses les plus importantes que nous puissions faire pour améliorer notre santé, notre humeur, notre bien-être et notre longévité", assure le Dr Rebecca Robbins (NYU Langone Health), meneuse de la recherche. La BBC en a regroupé six. "Vous pouvez composer avec moins de cinq heures de sommeil" : certains amputent leur sommeil pour travailler davantage ou profiter plus longtemps de leur soirée. Pourtant, les chercheurs estiment que le mythe selon lequel cinq heures de sommeil suffisent est l'un des plus dommageables pour la santé. "Nous avons de nombreuses preuves qui démontrent que dormir cinq heures ou moins de façon constante augmente considérablement le risque de conséquences néfastes pour la santé", confirme le Dr Rebecca Robbins. Cela inclut notamment un risque accru de maladies cardiovasculaires et une réduction de l'espérance de vie. La chercheuse recommande à chacun de viser un sommeil constant de sept à huit heures par nuit. "L'alcool avant le coucher favorise le sommeil" : selon l'équipe de chercheurs, se relaxer avec un verre en fin de soirée est un mythe, quelle que soit la boisson alcoolisée choisie. "Cela peut vous aider à vous endormir, mais cela réduit considérablement la qualité de votre repos", confirme Robbins. L'alcool perturbe plus particulièrement la phase de sommeil paradoxal, qui est important pour la mémoire et l'apprentissage. L'alcool étant un diurétique, vous êtes également plus susceptibles de vous réveiller en pleine nuit. "Regarder la télé au lit aide à se détendre" : se détendre oui, mais devant quoi ? Les mauvaises nouvelles et séries ou films violents ne sont pas propices au sommeil. "Lorsque nous regardons la télévision, c'est souvent le JT du soir... c'est quelque chose qui va causer de l'insomnie ou du stress juste avant d'aller au lit", alors que nous essayons justement de nous calmer et nous relaxer, dit le Dr Robbins. L'autre problème, qui est également celui des smartphones et tablettes, c'est la lumière bleue, qui peut retarder la production de la mélatonine, "l'hormone du sommeil". "Si vous avez du mal à trouver le sommeil, restez au lit" : après avoir compté les moutons inlassablement, toujours pas la moindre envie de roupiller. Un seul conseil : arrêtez d'essayer. "Nous commençons à associer notre lit à l'insomnie. Cela peut prendre environ 15 minutes à une personne en bonne santé pour s'endormir, mais au-delà de ça... sortez du lit, changez d'environnement et faites quelque chose qui ne requiert pas trop d'attention", explique Rebecca Robbins, qui conseille par exemple de plier machinalement le linge. "Appuyer sur le bouton 'snooze'" : l'équipe de recherche conseille de sortir du lit illico lorsque le réveil sonne. D'une part, quelques minutes supplémentaires ne vont pas faire la différence si vous êtes vraiment en manque de sommeil. D'autre part, il est normal d'être un peu groggy au réveil. "Nous le sommes tous, mais ne prolongez pas votre nuit. Votre corps va se rendormir, mais ce sera un sommeil très léger et de mauvaise qualité". Mieux vaut ouvrir les rideaux et s'exposer à autant de lumière naturelle que possible. "Le ronflement est toujours inoffensif" : c'est souvent le cas, mais cela peut aussi être un signe d'apnée du sommeil. Les personnes qui en sont atteintes sont plus susceptibles de souffrir d'hypertension artérielle, d'arythmie cardiaque et d'avoir une crise cardiaque ou un AVC. Et l'un des signes avant-coureurs est un fort ronflement.