Le rhume des foins touche entre 10 % et jusqu'à 30 % de la population. Selon la météo, dès la mi-mai ou fin mai, les pollens de graminées, qui se trouvent dans les gazons, les espaces verts, les terrains de sport ou dans les hautes herbes peuvent incommoder les personnes qui y sont allergiques. Les symptômes sont variés : démangeaisons, yeux qui piquent, nez bouché... La BBC a passé au crible les mythes et les vérités sur ces allergies handicapantes dans la vie de tous les jours.
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Le rhume des foins touche entre 10 % et jusqu'à 30 % de la population. Selon la météo, dès la mi-mai ou fin mai, les pollens de graminées, qui se trouvent dans les gazons, les espaces verts, les terrains de sport ou dans les hautes herbes peuvent incommoder les personnes qui y sont allergiques. Les symptômes sont variés : démangeaisons, yeux qui piquent, nez bouché... La BBC a passé au crible les mythes et les vérités sur ces allergies handicapantes dans la vie de tous les jours.Au début du XIXe siècle, on supposait que c'était le foin fraîchement coupé qui causait démangeaisons et reniflements, d'où le nom de "rhume des foins". Un médecin britannique, James Bostock, qui souffrait de ces curieux symptômes chaque été, a ensuite correctement identifié que l'exposition au foin n'en était, en fait, pas la cause. Le lien avec le pollen a été établi en 1859 par un scientifique britannique du nom de Charles Blackley, qui aurait éternué lorsqu'il a reniflé un bouquet de pâturin des prés. Il en a aussi déduit que le pollen plus léger produit par les graminées et les arbres, qui se transmettait plus facilement dans l'air, était plus susceptible d'induire des symptômes. Ici aussi, il n'avait qu'à moitié raison. Le rôle du système immunitaire dans les réactions allergiques n'était pas encore compris, ce qui le laissait supposer que les symptômes désagréables étaient causés par des toxines dans le pollen, détaille le média britannique. Aujourd'hui, nous savons que lorsque certains individus rencontrent certains types de pollen, leur système immunitaire réagit de façon excessive, traitant le pollen comme un virus. L'organisme réagit alors avec tous les symptômes familiers du rhume des foins. Généralement, on pourrait supposer que le rhume des foins commence dès l'enfance et s'estompe graduellement avec l'âge. La bonne nouvelle, c'est que la moitié des gens trouvent que leurs symptômes s'atténuent un peu avec l'âge et, pour les plus chanceux (de l'ordre de 20 %), ils disparaissent complètement. Une étude suédoise a révélé qu'à l'approche de la cinquantaine, les symptômes disparaissaient. Mais pour les moins chanceux, les symptômes continuent de réapparaître chaque année au début de la saison pollinique.La BBC explique aussi que des personnes qui n'ont jamais souffert du rhume des foins pendant leur enfance ou adolescence peuvent aussi en voir subitement apparaître les symptômes à la trentaine ou vers 40 ans. Les personnes souffrant du rhume des foins ont tendance à se réjouir d'épisodes de pluie. Les précipitations empêcheraient en effet le pollen de se répandre dans l'air et d'agresser leurs yeux et leur nez. S'il est vrai que les pluies légères à modérées peuvent aider, les pluies abondantes peuvent avoir l'effet contraire, nuance la BBC. Lorsque des chercheurs américains ont analysé 14 ans de données météorologiques et polliniques, ils ont constaté que les niveaux de pollen diminuaient après moins de 10 cm de pluie, mais qu'ils augmentaient s'il y avait plus de 10 cm. Les pluies abondantes semblent donc faire monter davantage de pollen dans l'air, surtout s'il y a du vent et de la pluie.Si vous souffrez du rhume des foins, le conseil habituel est de rester à l'intérieur pendant la journée lorsque les niveaux de pollen sont plus élevés et d'attendre le soir pour sortir. Rester à l'intérieur peut aider, mais malheureusement ce n'est pas si simple. Tout dépend du type de pollen qui vous affecte.Au fur et à mesure que les températures augmentent pendant la journée, l'air pollinique augmente, mais la nuit, le pollen redescend, ce qui augmente les concentrations au niveau du sol, de sorte que le lendemain matin venu, certaines personnes verront que leur rhume des foins s'est aggravé. Les niveaux à ces différents moments dépendent de la facilité avec laquelle le pollen se propage dans l'air, de la distance qu'il a tendance à parcourir et du moment de la journée où une espèce particulière d'herbe libère son pollen. La réponse à cette question dépend donc de l'endroit où vous vivez, des herbes à proximité et des herbes auxquelles vous êtes allergique.Les antihistaminiques peuvent soulager certains symptômes du rhume des foins en bloquant l'action de l'histamine chimique, libérée par l'organisme lorsqu'il pense être attaqué par les protéines du pollen. Le problème explique la BBC, c'est qu'avec les anciens types d'antihistaminiques de première génération, la somnolence était un effet secondaire courant, ce qui pouvait être gênant dans les activités quotidiennes. Mais dans les années 1980 et 1990, plusieurs nouveaux antihistaminiques dits de "deuxième génération" ont été introduits. Ceux-ci ne peuvent pas traverser la barrière hémato-encéphalique aussi facilement, ce qui entraîne moins de symptômes de somnolence, voire parfois aucun, explique le site britannique.Une cuillerée de miel permettrait-elle de réduire le rhume des foins ? Une petite étude menée en Finlande a révélé que le miel pris de façon régulière ne faisait qu'une différence marginale, mais que le miel additionné de pollen de bouleau semblait aider. Les auteurs préviennent toutefois qu'il ne s'agissait que d'une étude pilote et qu'elle ne devrait pas être considérée comme une recommandation.