Dans ses rapports quotidiens, Sciensano a pris l'habitude de parler de l'évolution de l'épidémie en semaine. Ainsi, quand on se penche sur les graphiques, l'Institut scientifique de santé publique on constate que les premières hospitalisations pour cause de covid ont lieu durant la onzième semaine de l'année 2020 avec 70 nouvelles hospitalisations. Une situation qui va très rapidement se dégrader puisque l'on totalisera 3572 nouvelles hospitalisations pour la quatorzième semaine de 2020. Ensuite, la première vague subit un ressac jusqu'à la deuxième vague de l'automne.Si le covid se comporte comme la grippe saisonnière, affichant une plus grande virulence à certain...

Dans ses rapports quotidiens, Sciensano a pris l'habitude de parler de l'évolution de l'épidémie en semaine. Ainsi, quand on se penche sur les graphiques, l'Institut scientifique de santé publique on constate que les premières hospitalisations pour cause de covid ont lieu durant la onzième semaine de l'année 2020 avec 70 nouvelles hospitalisations. Une situation qui va très rapidement se dégrader puisque l'on totalisera 3572 nouvelles hospitalisations pour la quatorzième semaine de 2020. Ensuite, la première vague subit un ressac jusqu'à la deuxième vague de l'automne.Si le covid se comporte comme la grippe saisonnière, affichant une plus grande virulence à certaines époques, on pourrait donc s'attendre une augmentation des hospitalisations puisque l'on vient de débuter la douzième semaine de 2021, soit une période qui a été favorable à la répartition du virus dans la population l'année dernière.Mais concernant la saisonnalité du coronavirus, les avis divergent parmi les scientifiques. Certains émettent l'hypothèse que le Covid a plus de difficultés à se propager au printemps et en été à cause de la plus forte humidité. D'autres observent, par contre, que le coronavirus est capable de se transmettre dans des climats chauds et humides. Une étude clé sur les coronavirus communs a été publiée l'année dernière par des scientifiques de l'University College London. En analysant des échantillons prélevés il y a plusieurs années, ils ont constaté des taux élevés d'infections par les coronavirus en février, alors qu'en été, ils étaient très faibles. D'autres études ont également montré que les coronavirus ont un comportement saisonnier dans les climats tempérés. L'auteur principal de l'étude, Rob Aldridge, a toutefois émis une mise en garde. " Comme il s'agit d'un nouveau virus, nous ne savons pas si un schéma saisonnier se maintiendra".Facteur positif, cette année, les maisons de repos sont mieux protégées grâce à la vaccination et les soins pour les patients covid hospitalisés sont plus efficaces. On dénombre actuellement 588 patients dans les unités de soins intensifs. Lors de la première vague, il y a un an, on y a compté un maximum de 1.285 personnes; lors de la deuxième, en octobre, 1.473.