La saison pollinique avait débuté mi-février avec la floraison des aulnes et des noisetiers. C'est à présent au tour de celle du bouleau, qui a démarré mercredi dernier. L'intensité de cette saison est difficilement prévisible car les concentrations dépendent fortement de la production de pollen très variable de ces arbres, prévient Sciensano.

"Les prévisions météorologiques annoncent des conditions optimales à la dispersion du pollen dans l'air, ce qui devrait entraîner des taux relativement élevés. Le risque d'allergie augmentera en conséquence. Au-delà du seuil critique de 80 grains de pollen de bouleau par mètre cube d'air, la majorité des personnes allergiques risquent de ressentir des symptômes", explique Lucie Hoebeke, collaboratrice scientifique du service Mycologie et Aérobiologie à Sciensano.

10% des Belges

On estime qu'au moins une personne sur 10 en Belgique ressent des symptômes allergiques lorsqu'elle est exposée à des grandes quantités de pollen de bouleau. Cela va de la rhinite, très courante, à des formes plus graves comme l'asthme. L'allergie au pollen peut également se manifester par des allergies alimentaires.

Les symptômes d'une allergie se confondent en outre facilement avec ceux du Covid-19 ou du rhume. Les personnes concernées peuvent avoir le nez qui coule, de la toux, des difficultés respiratoires et de la fatigue. Mais une allergie ne provoque ni fièvre, ni douleurs musculaires, insiste Sciensano. En cette période, les patients allergiques doivent dans tous les cas suivre leur traitement de fond tel que recommandé par leur allergologue et, pour les asthmatiques, ne surtout pas l'interrompre au risque de les fragiliser face aux infections respiratoires.

De plus en plus de gens souffrent d'allergie aux pollens. "L'allergie aux pollens de bouleau vient de Scandinavie, mais depuis les années 80 on est également confronté à une augmentation du nombre de cas", selon Monique Depandt de l'Institut Scientifique de Santé Publique. Les pollens dépendent de différentes circonstances qui ne sont pas toutes prévisibles. Monique Depandt distingue trois conditions météorologiques exerçant une influence : l'été de l'année précédente, les conditions météo actuelles et le cycle physiologique naturel. "Si certaines années, on assiste à une forte densité de pollens, d'autres années, ils se font plus rares".

Conseils pour souffrir le moins possible d'allergie aux pollens

1. Contacter votre généraliste : celui-ci peut vous établir un schéma de remèdes personnalisé.

2. Éviter au maximum de sortir en plein air. Gardez vos fenêtres et portes fermées.

3. Éviter les efforts soutenus en plein air.

4. Mettre des lunettes fumées pour se protéger les yeux contre l'irritation.

5. Ne pas faire sécher son linge à l'extérieur. Le linge fait office de passoire dans lequel les pollens restent accrochés.

6. Se laver les cheveux avant d'aller dormir. Les pollens restants seront rincés et vous n'aurez pas de réaction allergique la nuit.

7. Se rendre à la Côte. Ce n'est pas une solution définitive, mais l'air de la mer, qui contient peu de pollens, est bénéfique aux personnes allergiques.

La saison pollinique avait débuté mi-février avec la floraison des aulnes et des noisetiers. C'est à présent au tour de celle du bouleau, qui a démarré mercredi dernier. L'intensité de cette saison est difficilement prévisible car les concentrations dépendent fortement de la production de pollen très variable de ces arbres, prévient Sciensano. "Les prévisions météorologiques annoncent des conditions optimales à la dispersion du pollen dans l'air, ce qui devrait entraîner des taux relativement élevés. Le risque d'allergie augmentera en conséquence. Au-delà du seuil critique de 80 grains de pollen de bouleau par mètre cube d'air, la majorité des personnes allergiques risquent de ressentir des symptômes", explique Lucie Hoebeke, collaboratrice scientifique du service Mycologie et Aérobiologie à Sciensano. On estime qu'au moins une personne sur 10 en Belgique ressent des symptômes allergiques lorsqu'elle est exposée à des grandes quantités de pollen de bouleau. Cela va de la rhinite, très courante, à des formes plus graves comme l'asthme. L'allergie au pollen peut également se manifester par des allergies alimentaires. Les symptômes d'une allergie se confondent en outre facilement avec ceux du Covid-19 ou du rhume. Les personnes concernées peuvent avoir le nez qui coule, de la toux, des difficultés respiratoires et de la fatigue. Mais une allergie ne provoque ni fièvre, ni douleurs musculaires, insiste Sciensano. En cette période, les patients allergiques doivent dans tous les cas suivre leur traitement de fond tel que recommandé par leur allergologue et, pour les asthmatiques, ne surtout pas l'interrompre au risque de les fragiliser face aux infections respiratoires. De plus en plus de gens souffrent d'allergie aux pollens. "L'allergie aux pollens de bouleau vient de Scandinavie, mais depuis les années 80 on est également confronté à une augmentation du nombre de cas", selon Monique Depandt de l'Institut Scientifique de Santé Publique. Les pollens dépendent de différentes circonstances qui ne sont pas toutes prévisibles. Monique Depandt distingue trois conditions météorologiques exerçant une influence : l'été de l'année précédente, les conditions météo actuelles et le cycle physiologique naturel. "Si certaines années, on assiste à une forte densité de pollens, d'autres années, ils se font plus rares".