La mesure a été adopté au Conseil d'Administration de la Caisse nationale de Santé (CNS, équivalent de l'Inami, mais qui fait aussi office de mutuelle publique) le 29 janvier 2020. Pour qu'elle entre en vigueur, elle doit être publiée au Mémorial, le pendant grand-ducal du Moniteur belge, mais avant cela la nomenclature doit être adaptée.

"Pour que la modification de la convention (...) puisse sortir ses effets, la nomenclature actuellement applicable devra être enrichie de certains actes techniques nécessaires à la pose de certains moyens de contraception. Une saisine de la commission de nomenclature est prévue après la période des vacances", lit-on dans la réponse de la ministre de la Santé Paulette Lenert à une question parlementaire. La date précise n'est pas encore connue mais cela devrait être finalisé en automne.

Jusqu'alors, depuis 2018, seules les femmes de moins de 30 ans avaient droit à un remboursement. Le remboursement, à hauteur de 80% du prix, concernait uniquement les pilules, pilules du lendemain, le patch, stérilet et anneau vaginal. De 2012 à 2018, seules les femmes de moins de 25 ans avaient droit à ce remboursement, et le dispositif intra-utérin (stérilet) était exclu de la liste.

Désormais, ces limites tombent et la liste des contraceptifs est élargie. Les spermicides en association, comme le diaphragme et la cape cervicale, et les préservatifs, masculins comme féminins, sont ajoutés.

Aussi, par rapport aux mesures précédentes, la liste reprend : Médicaments contraceptifs indépendamment de leur forme pharmaceutique ou de leur voie d'administration ainsi que la contraception d'urgence hormonale. Place à l'implant et à la piqûre ? Le ministère n'a pas fait suite à nos demandes d'interview, et nous a envoyé un document de réponse à une question parlementaire.

Le document ne dira pas non plus si les préservatifs, pour être remboursés, doivent être achetés en pharmacie ou peuvent être acquis au supermarché.

"C'est une bonne nouvelle, et un soulagement pour de nombreuses personnes qui ont besoin des moyens contraceptifs. Ils peuvent vite devenir couteux", confie Kathrin Greif, du centre de planning familial, le Planning Familial, à Luxembourg-Ville.

En Belgique

En Belgique, les femmes de moins de 24 ans ont droit, depuis le 1er avril 2020, à une intervention supplémentaire sur les moyens de contraception. Cette intervention est à hauteur de trois euros par mois, ou de 36 euros par an, ainsi de suite, dépendant du prix du contraceptif et de sa temporalité. Pour les pilules du lendemain, toutes les femmes ont droit à un remboursement de neuf euros par boîte, ce qui peut signifier qu'elle est gratuite. Des pilules inférieures ou égales à ce prix sont en effet disponibles.

Des remboursements supplémentaires peuvent être proposés par les mutuelles privées.

La mesure a été adopté au Conseil d'Administration de la Caisse nationale de Santé (CNS, équivalent de l'Inami, mais qui fait aussi office de mutuelle publique) le 29 janvier 2020. Pour qu'elle entre en vigueur, elle doit être publiée au Mémorial, le pendant grand-ducal du Moniteur belge, mais avant cela la nomenclature doit être adaptée. "Pour que la modification de la convention (...) puisse sortir ses effets, la nomenclature actuellement applicable devra être enrichie de certains actes techniques nécessaires à la pose de certains moyens de contraception. Une saisine de la commission de nomenclature est prévue après la période des vacances", lit-on dans la réponse de la ministre de la Santé Paulette Lenert à une question parlementaire. La date précise n'est pas encore connue mais cela devrait être finalisé en automne.Jusqu'alors, depuis 2018, seules les femmes de moins de 30 ans avaient droit à un remboursement. Le remboursement, à hauteur de 80% du prix, concernait uniquement les pilules, pilules du lendemain, le patch, stérilet et anneau vaginal. De 2012 à 2018, seules les femmes de moins de 25 ans avaient droit à ce remboursement, et le dispositif intra-utérin (stérilet) était exclu de la liste.Désormais, ces limites tombent et la liste des contraceptifs est élargie. Les spermicides en association, comme le diaphragme et la cape cervicale, et les préservatifs, masculins comme féminins, sont ajoutés. Aussi, par rapport aux mesures précédentes, la liste reprend : Médicaments contraceptifs indépendamment de leur forme pharmaceutique ou de leur voie d'administration ainsi que la contraception d'urgence hormonale. Place à l'implant et à la piqûre ? Le ministère n'a pas fait suite à nos demandes d'interview, et nous a envoyé un document de réponse à une question parlementaire. Le document ne dira pas non plus si les préservatifs, pour être remboursés, doivent être achetés en pharmacie ou peuvent être acquis au supermarché."C'est une bonne nouvelle, et un soulagement pour de nombreuses personnes qui ont besoin des moyens contraceptifs. Ils peuvent vite devenir couteux", confie Kathrin Greif, du centre de planning familial, le Planning Familial, à Luxembourg-Ville. En BelgiqueEn Belgique, les femmes de moins de 24 ans ont droit, depuis le 1er avril 2020, à une intervention supplémentaire sur les moyens de contraception. Cette intervention est à hauteur de trois euros par mois, ou de 36 euros par an, ainsi de suite, dépendant du prix du contraceptif et de sa temporalité. Pour les pilules du lendemain, toutes les femmes ont droit à un remboursement de neuf euros par boîte, ce qui peut signifier qu'elle est gratuite. Des pilules inférieures ou égales à ce prix sont en effet disponibles.Des remboursements supplémentaires peuvent être proposés par les mutuelles privées.