L'été est la saison idéale pour consommer de la glace, des sorbets, des milk-shakes et autres boissons sucrées à déguster bien frais.Un petit plaisir culinaire qui peut pourtant causer des maux de tête violents. Mais quelles sont les causes de cette douleur fulgurante ?
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L'été est la saison idéale pour consommer de la glace, des sorbets, des milk-shakes et autres boissons sucrées à déguster bien frais.Un petit plaisir culinaire qui peut pourtant causer des maux de tête violents. Mais quelles sont les causes de cette douleur fulgurante ?Même si on a l'impression que c'est notre cerveau qui est passé à l'ère glacière, en réalité, la douleur apparaît lorsque le froid entre en contact avec les vaisseaux sanguins du palais."Ces derniers vont ainsi se contracter puis se resserrer, avant de s'élargir à nouveau" explique au Figaro le médecin neurologue Anne Ducrot. "Cette réaction va alerter le nerf trijumeau (NDLR : nerf impliqué dans la sensibilité et la motricité de la tête, et donc de la mâchoire), qui va faire remonter l'information de la douleur jusqu'au cerveau et provoquer la migraine. "Ce mal de tête, autrement appelé "céphalée de la crème glacée" peut également venir de la gorge. Ainsi, lorsqu'on avale un aliment trop froid, notre carotide va ressentir un choc et envoyer l'information à l'artère cérébrale pour déclencher, in fine, une céphalée.À noter cependant que tout le monde n'est pas aussi sensible au froid. Certaines personnes peuvent en effet avaler des litres de glace sans ressentir le moindre effet. "C'est un phénomène aléatoire que l'on n'arrive pas encore à expliquer ", regrette le Pr Anne Ducrot. Mais selon elle, les migraineux récurrents ont certainement plus de chance de développer des maux de tête à cause du choc thermique.En Belgique, près d'un citoyen sur cinq souffre de migraines. Ces crises peuvent être provoquées pour diverses raisons : le stress, par exemple, serait le facteur numéro un de crises de migraine, suivi d'un changement de rythme du sommeil, mais également la lumière vive. "Les migraineux sont sensibles à tout et sont donc plus susceptibles que le reste de la population de réagir à toutes les variétés de céphalées", conclut la neurologue.Lorsqu'il fait chaud, on a tendance à manger notre glace très rapidement, afin d'éviter que celle-ci ne fonde et dégouline entre nos doigts. Et pourtant, manger en trop grande quantité et à vitesse grand V va accroître le risque de développer une migraine. Afin de prévenir le mieux possible la douleur, il est conseillé de manger lentement les premières bouchées, afin d'habituer notre palais à la fraîcheur et de le réchauffer, ou de coller la langue à notre palais avant de croquer dans une glace.Et même si la migraine survient, il est inutile de prendre de l'aspirine ou du paracétamol pour espérer soulager la douleur. Ce phénomène est purement mécanique, et disparaîtra au bout de 5 à 10 minutes de patience.