Quand les souris reçoivent (trop) peu de nourriture, elles ne brûlent pas davantage de graisse. Cela peut s'expliquer grâce à un ensemble spécifique des cellules cérébrales de l'hypothalamus, un régulateur important de notre activité. Lorsque ces cellules sont paralysées, cela entraîne les souris dans un état comparable à l'anorexie chez l'être humain.
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Quand les souris reçoivent (trop) peu de nourriture, elles ne brûlent pas davantage de graisse. Cela peut s'expliquer grâce à un ensemble spécifique des cellules cérébrales de l'hypothalamus, un régulateur important de notre activité. Lorsque ces cellules sont paralysées, cela entraîne les souris dans un état comparable à l'anorexie chez l'être humain. Selon un rapport publié dans eLife, cela peut également arriver aux personnes qui font régime. Notre corps est réglé pour que, lors d'un grand apport en calories, il en brûle également beaucoup. A l'inverse, il passe en mode "basse consommation" lorsqu'il reçoit peu d'énergie. Cette rétroaction complète la liste déjà longue des mécanismes que le corps met naturellement en place pour s'opposer aux changements drastiques dans nos habitudes alimentaires. Dans la revue Endocrinology, une étude démontre que lorsque nous faisons régime, il circule dans notre cerveau une substance qui rend la nourriture encore plus appétissante que d'habitude. C'est le travail d'une protéine, qui est chargée de déterminer un poids corporel constant en influençant l'activité de cellules spécifiques du cerveau. Chez les souris, la substance était particulièrement active quand elles recevaient peu de nourriture. Etant donné que les humains produisent également cette protéine, les scientifiques supposent qu'elle joue également un rôle chez nous. La complexité de ces mécanismes de contrôle fait qu'il est plus difficile d'obtenir l'effet souhaité par le régime. Notre corps s'est, sous le coup de l'évolution, adapté pour survivre à des périodes de pénuries alimentaires, mais dans notre monde occidental moderne, cela n'existe plus. Au contraire, nous nous débattons avec les effets pernicieux de l'abondance - une nouvelle donnée de l'évolution.