Cette estimation s'appuie sur une analyse réalisée par des chercheurs de la Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health que vient de publier la revue The Lancet Global Health. L'analyse, qui se fonde sur l'issue la plus pessimiste de trois scénarios dans 118 pays à revenu faible et intermédiaire, estime que l'on pourrait enregistrer 1,2 million de décès supplémentaires d'enfants de moins de cinq ans au cours des six prochains mois du fait d'un recul de la couverture des services de santé courants et d'une augmentation de l'amaigrissement chez les enfants. Dans le scénario le moins pessimiste, qui repose sur une baisse de près de 15% de la couverture des services de santé, les décès d'enfants de moins de 5 ans augmenteraient de 9,8%, ce qui représenterait 1.400 décès par jour.

Ces décès potentiels d'enfants viendraient s'ajouter, selon l'Unicef, aux décès de 2,5 millions d'enfants de moins de cinq ans déjà enregistrés tous les six mois dans les 118 pays visés par l'étude, menaçant d'annuler près d'une décennie de progrès vers l'élimination des décès évitables d'enfants en bas âge.

Quelque 56.700 décès maternels supplémentaires risquent également de venir s'ajouter au cours des six prochains mois aux 144.000 décès actuellement enregistrés tous les six mois dans ces mêmes pays, poursuit l'Unicef.

"Si le pire se produit, le nombre de décès d'enfants de moins de cinq ans à travers le monde risque d'augmenter pour la première fois depuis des décennies", indique Henrietta Fore, directrice générale de l'Unicef. "Nous ne devons pas laisser les mères et les enfants subir les dommages collatéraux de la lutte contre le virus."

L'Unicef redoute également les autres retombées de la pandémie sur les enfants: près de 1,3 milliard d'enfants sont déscolarisés en raison des fermetures d'écoles décidées dans 177 pays; près de 40% de la population mondiale n'est pas non plus en mesure de se laver les mains avec de l'eau et du savon au domicile et près de 370 millions d'enfants dans 143 pays dépendent habituellement des repas scolaires pour s'alimenter au quotidien et doivent désormais trouver d'autres solutions pour se nourrir du fait de la fermeture des écoles.

L'Unicef pointe aussi le cas de plus de 117 millions d'enfants dans 37 pays qui risquent de ne pas être vaccinés contre la rougeole en raison de l'interruption des campagnes de vaccination dans le but de réduire les risques de propagation du virus.

Cette semaine, l'Unicef lance donc #réimaginer, une campagne mondiale visant à empêcher que la pandémie de Covid-19 ne devienne une crise durable pour les enfants, en particulier les plus vulnérables, tels que ceux touchés par la pauvreté, l'exclusion ou les violences familiales.

Cette estimation s'appuie sur une analyse réalisée par des chercheurs de la Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health que vient de publier la revue The Lancet Global Health. L'analyse, qui se fonde sur l'issue la plus pessimiste de trois scénarios dans 118 pays à revenu faible et intermédiaire, estime que l'on pourrait enregistrer 1,2 million de décès supplémentaires d'enfants de moins de cinq ans au cours des six prochains mois du fait d'un recul de la couverture des services de santé courants et d'une augmentation de l'amaigrissement chez les enfants. Dans le scénario le moins pessimiste, qui repose sur une baisse de près de 15% de la couverture des services de santé, les décès d'enfants de moins de 5 ans augmenteraient de 9,8%, ce qui représenterait 1.400 décès par jour. Ces décès potentiels d'enfants viendraient s'ajouter, selon l'Unicef, aux décès de 2,5 millions d'enfants de moins de cinq ans déjà enregistrés tous les six mois dans les 118 pays visés par l'étude, menaçant d'annuler près d'une décennie de progrès vers l'élimination des décès évitables d'enfants en bas âge. Quelque 56.700 décès maternels supplémentaires risquent également de venir s'ajouter au cours des six prochains mois aux 144.000 décès actuellement enregistrés tous les six mois dans ces mêmes pays, poursuit l'Unicef. "Si le pire se produit, le nombre de décès d'enfants de moins de cinq ans à travers le monde risque d'augmenter pour la première fois depuis des décennies", indique Henrietta Fore, directrice générale de l'Unicef. "Nous ne devons pas laisser les mères et les enfants subir les dommages collatéraux de la lutte contre le virus." L'Unicef redoute également les autres retombées de la pandémie sur les enfants: près de 1,3 milliard d'enfants sont déscolarisés en raison des fermetures d'écoles décidées dans 177 pays; près de 40% de la population mondiale n'est pas non plus en mesure de se laver les mains avec de l'eau et du savon au domicile et près de 370 millions d'enfants dans 143 pays dépendent habituellement des repas scolaires pour s'alimenter au quotidien et doivent désormais trouver d'autres solutions pour se nourrir du fait de la fermeture des écoles. L'Unicef pointe aussi le cas de plus de 117 millions d'enfants dans 37 pays qui risquent de ne pas être vaccinés contre la rougeole en raison de l'interruption des campagnes de vaccination dans le but de réduire les risques de propagation du virus. Cette semaine, l'Unicef lance donc #réimaginer, une campagne mondiale visant à empêcher que la pandémie de Covid-19 ne devienne une crise durable pour les enfants, en particulier les plus vulnérables, tels que ceux touchés par la pauvreté, l'exclusion ou les violences familiales.