D'après la Commission européenne, les systèmes 5G de prochaine génération - qui doivent offrir une connectivité quasi instantanée - sont appelés à devenir l'épine dorsale de l'économie, y compris dans certains secteurs sensibles comme l'énergie, les transports, les banques ou la santé.

Du côté des Verts, on déplore cependant l'absence d'étude des effets de cette technologie sur les être humains, mais aussi sur la faune et la flore. Les écologistes sont d'autant plus agacés que la Commission estime qu'une telle recherche n'est pas nécessaire.

Plus précisément, Mme Rivasi et M. Buchner s'inquiètent des effets potentiels des champs électromagnétiques non thermiques (CEM). "L'application du principe de précaution sur la 5G" est nécessaire, ont-ils martelé.

Leurs craintes sont d'ailleurs partagées par le professeur honoraire de biochimie et de sciences médicales de l'Université de Washington, Martin Pall. "Les fonctionnaires de la Commission sont prêts à émettre des dizaines de millions d'antennes 5G pour affliger toutes les personnes dans l'UE avec le rayonnement de cette technologie sans même un seul test biologique de sécurité", a-t-il déploré lors d'une conférence au Parlement européen.

D'après M. Pall, un tel test peut toutefois être effectué "relativement facilement et à un coût relativement bas", mais il faut pour cela "une volonté politique".

En Belgique, les partenaires de la coalition arc-en-ciel wallonne ont récemment souligné que le déploiement de la 5G serait conditionné à une évaluation sur les plans environnemental et de la santé.

A Bruxelles, l'assouplissement de la norme d'émission pour permettre le développement de la 5G fait toujours débat. Le nouveau ministre bruxellois en charge de l'Environnement, Alain Maron (Ecolo), est désormais en charge de ce dossier.