Les vaccins visent en effet à prévenir une maladie en déclenchant une réponse immunitaire. Le vaccin de Pfizer/BioNTech, le seul autorisé pour l'instant par l'Agence européenne du médicament, se base sur la technique de l'ARN messager. Cette technique consiste à injecter dans l'organisme des brins d'instructions génétiques appelées ARN messager, c'est-à-dire la molécule qui dit à nos cellules ce qu'il faut fabriquer. Toute cellule est une mini-usine de protéines, selon les instructions génétiques contenues dans son noyau.
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Les vaccins visent en effet à prévenir une maladie en déclenchant une réponse immunitaire. Le vaccin de Pfizer/BioNTech, le seul autorisé pour l'instant par l'Agence européenne du médicament, se base sur la technique de l'ARN messager. Cette technique consiste à injecter dans l'organisme des brins d'instructions génétiques appelées ARN messager, c'est-à-dire la molécule qui dit à nos cellules ce qu'il faut fabriquer. Toute cellule est une mini-usine de protéines, selon les instructions génétiques contenues dans son noyau.L'ARN messager du vaccin s'insère et prend le contrôle de cette machinerie pour faire fabriquer un antigène spécifique du coronavirus: la "spicule" du coronavirus, sa pointe si reconnaissable qui se trouve à sa surface et lui permet de s'attacher aux cellules humaines pour les pénétrer. Cette pointe, inoffensive en elle-même, sera ensuite détectée par le système immunitaire qui va produire des anticorps, et ces anticorps vont rester, montant la garde pendant, on l'espère, une longue durée.Anti-corps Par conséquent, on peut se demander si les personnes qui ont été infectées et qui possèdent les anticorps du Covid-19 ont intérêt à se faire vacciner. Une étude de l'université britannique d'Oxford et des hôpitaux universitaires d'Oxford révèle en effet que les personnes atteintes par le nouveau coronavirus sont très peu susceptibles de contracter de nouveau la maladie les six mois suivants.Cette étude toujours en cours impliquant une large cohorte de soignants a montré qu'une infection par le Covid-19 offre une protection contre une réinfection pour la plupart des gens "pendant au moins six mois", a déclaré dans un communiqué l'un des auteurs, le professeur David Eyre, de l'Université d'Oxford. "Nous n'avons trouvé aucune nouvelle infection symptomatique chez les participants qui avaient été testés positifs aux anticorps, tandis que 89 de ceux qui avaient été testés négatifs (aux anticorps) ont contracté le virus", avec des symptômes, a-t-il précisé. "C'est une très bonne nouvelle, car nous pouvons être sûrs que, du moins sur le court terme, la plupart des personnes qui contractent le Covid-19, ne l'auront plus", a-t-il commenté. "Les niveaux d'anticorps diminuent avec le temps, mais cette dernière étude montre qu'il existe une certaine immunité chez ceux qui ont été infectés", a ajouté le scientifique.Au total, 1.246 soignants étaient positifs aux anticorps mais aucun n'a développé de nouvelle infection au Covid-19 accompagnée de symptômes. Trois soignants avec des anticorps ont été testés positifs au Covid-19 mais étaient tous en bonne santé et n'ont pas présenté de symptômes. A titre de comparaison, 76 employés sans anticorps ont été testés positifs au virus.Le vaccin recommandé Même si ces observations sont encourageantes, les autorités sanitaires belges recommandent aux personnes qui ont contracté le virus de se faire vacciner. On ignore encore en effet combien de temps les personnes qui ont déjà été en contact avec le Covid-19 restent immunisées contre la maladie.Même si elles sont rares, des réinfections ont malheureusement été signalées et il n'est pas possible de dire aujourd'hui si et combien de temps on reste immunisé si on a été malade. Le vaccin prépare le corps et le système immunitaire à l'éventualité d'une nouvelle attaque du virus. En outre, il est également pratiquement impossible de savoir, avant le lancement de la vaccination, si chaque personne possède, dans son sang, des anticorps contre le Covid-19.Pas d'effets indésirables En France, les ex-malades ne seront pas prioritaires, mais auront la possibilité de se faire vacciner, si elles le souhaitent. "Les données dont on dispose montrent qu'il n'y a pas d'effet indésirable grave particulier lorsqu'une personne ayant déjà eu le Covid-19 se fait vacciner.", précise la Haute Autorité française de la Santé. Elle conseille toutefois de respecter un délai minimal de 3 mois à partir du début des symptômes.Les personnes positives ne sont en effet pas éligibles à la vaccination. C'est la raison pour laquelle les maisons de repos dans lesquelles on retrouve un foyer de contamination de plus de dix personnes ne pourront pas immédiatement bénéficier des injections. Elles devront attendre que l'épidémie se stabilise, précise la RTBF.