Le narcissisme est un trouble de la personnalité dans lequel un individu se manifeste par le besoin excessif d'être admiré et par un manque d'empathie. La personne narcissique recherche une gratification en elle-même, porte peu d'importance au jugement des autres et est très focalisée sur ses problèmes d'adéquation personnelle, de puissance et de prestige. Elle peut laisser paraître un bien-être excessif, être arrogante, intolérante aux critiques et peut sembler s'auto-suffire. Si elle échoue, elle doute d'elle-même, mais aimant garder le contrôle, elle rebondit très vite sur un sentiment de puissance et d'assurance.

Une force mentale supérieure

Selon une étude de la Queen's University de Belfast en Irlande, les personnes narcissiques seraient dotées d'une force mentale qui leur permettrait de lutter plus facilement que les autres contre le stress ou la dépression. Le docteur Papageorgiou, psychologue et auteur de l'étude explique: "Le narcissisme fait partie de la 'triade noire' de la personnalité, qui inclut également le machiavélisme, la psychopathie voire aussi le sadisme. Il y a deux principales dimensions dans le narcissisme: le narcissique vulnérable, et le narcissique grandiose. Les narcissiques vulnérables sont davantage sur la défensive, et voient les comportements des autres comme étant hostiles, tandis que les narcissiques grandioses se donnent généralement une importance excessive, et ont une obsession pour le statut et le pouvoir".

Il explique également que les narcissiques sont trop confiants et font donc preuve de très peu d'empathie, de honte ou de culpabilité. Selon l'étude menée sur 2100 individus, les narcissiques grandioses auraient une grande force mentale qui leur permettrait de moins ressentir le stress. Ils lutteraient donc plus facilement contre la dépression.

Un avantage pour le bien collectif

Le psychologue explique que même si les traits de caractère des narcissiques peuvent souvent avoir l'air toxiques, ils sont également capables d'aboutir à des résultats positifs. Son but est de réduire la marginalisation des individus dont les sombres traits de caractère sont supérieurs à ceux des autres, en parvenant à trouver un moyen de cultiver les traits positifs (moins de stress et de dépression) tout en limitant les mauvais. Selon lui, cultiver les traits positifs pourrait devenir un avantage pour le bien collectif.

Auteure: Margaux Glamocic