Autrefois, quand on demandait lors d'un entretien d'embauche "Quel est votre plus gros défaut ?", on répondait fièrement "Je suis perfectionniste". Les perfectionnistes sont rigoureux, s'engagent à fond dans une tâche, placent la barre un peu plus haut que tout le monde et ne sont jamais satisfaits : Le mélange idéal pour faire un burn-out. Mais ces caractéristiques sont très appréciées par les employeurs.

Néanmoins, le perfectionnisme qui se traduit par un standard élevé, une motivation et de la discipline n'est pas négatif ou de malsain en soi pour la personne impliquée... à condition que la personne se l'impose elle-même et qu'elle le fasse avec plaisir. . Il ne faut pas que ce soit la société qui l'impose.

"Tant que des générations entières auront le l'impression qu'elles doivent être parfaites, le travail ne sera pas terminé."

Jaap van der Stel

"Aspirer à la perfection à l'école, au travail, dans le sport et dans les arts n'est pas une mauvaise chose" affirme Jaap Van der Ster, maitre de conférences dans le secteur de la santé mentale à la Haute-École de Leyde et expert dans le domaine du perfectionnisme et de l'autorégulation. "Ce trait de caractère a bien fait avancer l'humanité. Mais tant que des générations entières auront l'impression qu'elles doivent être parfaites, le travail ne sera pas terminé. Le perfectionnisme a beau ne pas être un trouble inscrit dans le Manuel Diagnostique Des Troubles Mentaux, les séquelles psychologiques qu'il peut provoquer y figurent bien : dépression, névrose d'angoisse, troubles alimentaires ou des formes pathologiques d'obsessions, de comportements compulsifs et manipulateurs"

C'est précisément ce qui se passe actuellement et il s'agit de la raison principale qui a poussé Van der Stel à dédier un livre à ce phénomène. Selon une récente étude internationale conduite par Thomas Curran et Andrew Hill, le perfectionnisme chez les millénials (nés entre 1980 et 2000), a augmenté ces dernières années par rapport à leurs parents. Ils ont le sentiment de ne pas répondre aux attentes demandées par le monde et cette attitude ronge l'image de soi et l'amour propre de ces jeunes. Beaucoup de ces jeunes ne peuvent pas se soustraire aux attentes de leur environnement.

Les chiffres de l'OMS mentionnent en même temps une augmentation de certains troubles chez les jeunes : dépression, anxiété et pensées suicidaires par exemple. Selon l'étude Curran et Hill, cette croissance s'explique en partie par cette tendance grandissante vers le perfectionnisme. L'anxiété sociale, la mauvaise image de soi et les troubles alimentaires sont également des problèmes liés au perfectionnisme.

Le perfectionnisme a beau ne pas être un trouble inscrit dans le Manuel Diagnostique Des Troubles Mentaux, les séquelles psychologiques qu'il peut provoquer y figurent bien : dépression, névrose d'angoisse, troubles alimentaires ou des formes pathologiques d'obsessions, de comportements compulsifs et manipulateur

Pourquoi chez les millénials uniquement ?

Les millénials sont forcés à garder à l'oeil leur "profil de compétences" et leur "portfolio", une obsession dont leurs parents se préoccupaient rarement.

Pourquoi est-ce que ce développement se produit principalement chez les millénials ? Van der Stel voit différentes raisons : l'arrivée du néolibéralisme et, dans sa continuité, la concurrence féroce entre les individus, cette idée illusoire de méritocratie et de mondialisation. "De plus en plus de gens, issus de toutes les classes sociales, travaillent ensemble à l'échelle mondiale et se concurrencent les uns des autres", explique Van der Stel. "Ils s'observent et se méfient des autres. En quelque sorte, ils sont également en concurrence. Par conséquent, les exigences qu'ils s'imposent doivent, par définition, être supérieures. Cette pression à être le meilleur, à répondre à des critères de qualification élevés monte progressivement. Les millénials sont forcés à garder à l'oeil leur "profil de compétences" et leur "portfolio", une obsession dont leurs parents se préoccupaient rarement à leur époque.

Dans une méritocratie, les prestations individuelles déterminent notre position dans la société. Un tel système pousse les gens à toujours être le meilleur. "Cette fixation sur sa propre valeur accentue cette insécurité personnelle chez les nouvelles générations. En comparaison avec les anciennes, les critères de jugements sont fortement exacerbés et même intériorisés : c'est tout ce qu'on connaît."

Selon Van der Stel, le néolibéralisme est lui aussi un facteur responsable du perfectionnisme. "Le néolibéralisme a accru l'insécurité chez les citoyens. Toutes sortes de revendications et de droits qui avaient été collectivement garantis par l'état ont été remis en question. Les citoyens se retrouvent en quelque sorte seuls et cette évolution n'est pas encore terminée. L'idée même d'être soi-même garant du futur entraîne toujours plus d'insécurité. Et celle-ci peut se traduire par une exigence envers soi-même. On cherche à tout prix à diminuer cette insécurité."

Finalement, Van der Stel pointe du doigt le rôle des parents : "Les parents essayent méticuleusement de surveiller le développement de leurs enfants et de les pousser dans la voie qu'ils ont choisie pour eux. Ce rôle omniprésent de surveillant et de moniteur, aussi connu sous le nom de parenté hélicoptère augmente le risque de comportements perfectionnistes".

"Les raisons sont suffisantes, en tant que société, pour endiguer ces exigences imposées aux jeunes gens par leurs parents, les institutions scolaires et les (futurs) employeurs" explique Van der Stel. Et nous pouvons surtout vérifier comment ils le font.

"Personne n'a intérêt à voir des jeunes faire face à des obstacles pour répondre aux exigences demandées, même si elles sont formulées avec les meilleures intentions. Ils risquent au final de souffrir de graves problèmes psychologiques et sociaux. Le développement social et psychologique des enfants commence dans le contexte familial. C'est pourquoi les parents ont une responsabilité particulière.

Que pouvons faire nous-mêmes?

Est-ce qu'il est possible de se protéger contre cette exigence ou cette attente de "perfection" ? Van der Stel en est persuadé. Il trouve cela important de parler ensemble de ces exigences et attentes. Les perfectionnistes s'imposent des exigences irréalistes à eux-mêmes, aux autres et à cause des autres. Beaucoup de gens font cela sans s'en rendre compte.

Nous avons affaire à des habitudes et réflexions profondément ancrées. Il faut du temps pour les modifier.

À côté de cela, il est nécessaire de poser un regard réaliste sur la manière dont nous voulons vivre personnellement. Les signaux d'avertissement (voir cadre) sont matière à réflexion. Ils peuvent être utiles pour tout le monde. Ils permettent de voir si les buts que vous vous êtes fixés sont instinctifs et concordent avec nos motivations. Est-ce que vous vous êtes vous-même imposé ce standard de vie ou est-ce que quelqu'un l'a fait pour vous ? Observez les gens et les choses qui sont importantes pour vous et essayez d'en retirer du plaisir. Recherchez un équilibre dans votre vie et proposez-vous de nouveaux objectifs réalistes. Et n'oubliez surtout pas de demander aux autres de vous aider à les atteindre. Personne n'est parfait, soyez honnêtes avec les gens en qui vous avez confiance. Si vous avez des problèmes, confiez-vous à eux.

Nous avons affaire à des habitudes et réflexions profondément ancrées. Il faut du temps pour les modifier.

Perfectionniste ou pas ? Voici les signaux d'avertissement :

- Peur de l'échec et de faire des erreurs

- Peur d'être exclu

- Vision manichéenne (penser noir ou blanc)

- Habitudes strictes : mode de vie bien ancrée et rigide

- Idée biaisée que le succès va de soi pour tout le monde

- Attitude pessimiste, sentiment de culpabilité et faible image de soi

- Rigidité

- Manque de motivation et tendance habituelle à reporter

- Anxiété accrue en raison d'une tendance à être paranoïaque

Incapacité à profiter de votre succès et de votre temps libre (difficulté à se détendre) parce que de nouvelles tâches arrivent constamment et votre esprit n'est pas serein

- Sentiments de dépression

Il est crucial de profiter de ce que vous faites et vous laissez emporter dans votre activité plutôt que de penser au résultat. Le souci de commettre des erreurs ne joue aucun rôle. Vous serez tellement concentrés que vous vous oublierez vous-mêmes et - les normes que vous ou d'autres vous ont imposées.

Les millénials aspirent à la perfection : comment s'en protéger ?

Voici les dernières armes pour se parer contre son propre perfectionnisme : l'humour et l'autodérision. Celle-ci permet de prendre de la distance et de relativiser. En particulier pour les gens qui ont conscience d'eux-mêmes, qui font constamment attention à leur image et font donc attention à ce qu'ils font par peur d'ennuyer les autres.

Selon Van der Stel, toutes ces étapes demandent un travail de longue haleine. "Nous avons affaire à des habitudes et réflexions profondément ancrées. Il faut du temps pour les modifier. En général, changer son comportement est compliqué. Néanmoins, une aide psychiatrique n'est pas nécessaire pour tout ce qui touche au perfectionnisme. Un coach bien entraîné, un psychologue ou un assistant social peut suffire" explique Van der Stel.

Voici les meilleurs conseils

- Prenez de la distance et ne soyez pas votre ennemi

- Apprenez à juger vos capacités de façon réaliste

- Faites preuve d'empathie envers vous-même et aimez ce que vous faites.

- Essayez de vous laisser emporter par des activités que vous connaissez

- Éviter de vous enfermer socialement dans votre individualisation incessante

- Méditez, faites du yoga ou une activité physique, promenez-vous dans la nature et faites des choses qui vous plaisent.

- Aspirer à la perfection peut provoquer quelques problèmes dans notre société : anxiété sociale, mauvaise humeur, troubles alimentaires burnout, dépression et pensées suicidaires. Est-ce que le perfectionnisme est la nouvelle maladie du peuple ? Comment se protéger des dictats de la perfection ?

- Entretenez des contacts avec des gens qui sont dans le même cas que vous

Autrefois, quand on demandait lors d'un entretien d'embauche "Quel est votre plus gros défaut ?", on répondait fièrement "Je suis perfectionniste". Les perfectionnistes sont rigoureux, s'engagent à fond dans une tâche, placent la barre un peu plus haut que tout le monde et ne sont jamais satisfaits : Le mélange idéal pour faire un burn-out. Mais ces caractéristiques sont très appréciées par les employeurs.Néanmoins, le perfectionnisme qui se traduit par un standard élevé, une motivation et de la discipline n'est pas négatif ou de malsain en soi pour la personne impliquée... à condition que la personne se l'impose elle-même et qu'elle le fasse avec plaisir. . Il ne faut pas que ce soit la société qui l'impose."Tant que des générations entières auront le l'impression qu'elles doivent être parfaites, le travail ne sera pas terminé."Jaap van der Stel"Aspirer à la perfection à l'école, au travail, dans le sport et dans les arts n'est pas une mauvaise chose" affirme Jaap Van der Ster, maitre de conférences dans le secteur de la santé mentale à la Haute-École de Leyde et expert dans le domaine du perfectionnisme et de l'autorégulation. "Ce trait de caractère a bien fait avancer l'humanité. Mais tant que des générations entières auront l'impression qu'elles doivent être parfaites, le travail ne sera pas terminé. Le perfectionnisme a beau ne pas être un trouble inscrit dans le Manuel Diagnostique Des Troubles Mentaux, les séquelles psychologiques qu'il peut provoquer y figurent bien : dépression, névrose d'angoisse, troubles alimentaires ou des formes pathologiques d'obsessions, de comportements compulsifs et manipulateurs"C'est précisément ce qui se passe actuellement et il s'agit de la raison principale qui a poussé Van der Stel à dédier un livre à ce phénomène. Selon une récente étude internationale conduite par Thomas Curran et Andrew Hill, le perfectionnisme chez les millénials (nés entre 1980 et 2000), a augmenté ces dernières années par rapport à leurs parents. Ils ont le sentiment de ne pas répondre aux attentes demandées par le monde et cette attitude ronge l'image de soi et l'amour propre de ces jeunes. Beaucoup de ces jeunes ne peuvent pas se soustraire aux attentes de leur environnement.Les chiffres de l'OMS mentionnent en même temps une augmentation de certains troubles chez les jeunes : dépression, anxiété et pensées suicidaires par exemple. Selon l'étude Curran et Hill, cette croissance s'explique en partie par cette tendance grandissante vers le perfectionnisme. L'anxiété sociale, la mauvaise image de soi et les troubles alimentaires sont également des problèmes liés au perfectionnisme.Pourquoi chez les millénials uniquement ?Les millénials sont forcés à garder à l'oeil leur "profil de compétences" et leur "portfolio", une obsession dont leurs parents se préoccupaient rarement.Pourquoi est-ce que ce développement se produit principalement chez les millénials ? Van der Stel voit différentes raisons : l'arrivée du néolibéralisme et, dans sa continuité, la concurrence féroce entre les individus, cette idée illusoire de méritocratie et de mondialisation. "De plus en plus de gens, issus de toutes les classes sociales, travaillent ensemble à l'échelle mondiale et se concurrencent les uns des autres", explique Van der Stel. "Ils s'observent et se méfient des autres. En quelque sorte, ils sont également en concurrence. Par conséquent, les exigences qu'ils s'imposent doivent, par définition, être supérieures. Cette pression à être le meilleur, à répondre à des critères de qualification élevés monte progressivement. Les millénials sont forcés à garder à l'oeil leur "profil de compétences" et leur "portfolio", une obsession dont leurs parents se préoccupaient rarement à leur époque. Dans une méritocratie, les prestations individuelles déterminent notre position dans la société. Un tel système pousse les gens à toujours être le meilleur. "Cette fixation sur sa propre valeur accentue cette insécurité personnelle chez les nouvelles générations. En comparaison avec les anciennes, les critères de jugements sont fortement exacerbés et même intériorisés : c'est tout ce qu'on connaît."Selon Van der Stel, le néolibéralisme est lui aussi un facteur responsable du perfectionnisme. "Le néolibéralisme a accru l'insécurité chez les citoyens. Toutes sortes de revendications et de droits qui avaient été collectivement garantis par l'état ont été remis en question. Les citoyens se retrouvent en quelque sorte seuls et cette évolution n'est pas encore terminée. L'idée même d'être soi-même garant du futur entraîne toujours plus d'insécurité. Et celle-ci peut se traduire par une exigence envers soi-même. On cherche à tout prix à diminuer cette insécurité."Finalement, Van der Stel pointe du doigt le rôle des parents : "Les parents essayent méticuleusement de surveiller le développement de leurs enfants et de les pousser dans la voie qu'ils ont choisie pour eux. Ce rôle omniprésent de surveillant et de moniteur, aussi connu sous le nom de parenté hélicoptère augmente le risque de comportements perfectionnistes". "Les raisons sont suffisantes, en tant que société, pour endiguer ces exigences imposées aux jeunes gens par leurs parents, les institutions scolaires et les (futurs) employeurs" explique Van der Stel. Et nous pouvons surtout vérifier comment ils le font."Personne n'a intérêt à voir des jeunes faire face à des obstacles pour répondre aux exigences demandées, même si elles sont formulées avec les meilleures intentions. Ils risquent au final de souffrir de graves problèmes psychologiques et sociaux. Le développement social et psychologique des enfants commence dans le contexte familial. C'est pourquoi les parents ont une responsabilité particulière.Que pouvons faire nous-mêmes?Est-ce qu'il est possible de se protéger contre cette exigence ou cette attente de "perfection" ? Van der Stel en est persuadé. Il trouve cela important de parler ensemble de ces exigences et attentes. Les perfectionnistes s'imposent des exigences irréalistes à eux-mêmes, aux autres et à cause des autres. Beaucoup de gens font cela sans s'en rendre compte.Nous avons affaire à des habitudes et réflexions profondément ancrées. Il faut du temps pour les modifier.À côté de cela, il est nécessaire de poser un regard réaliste sur la manière dont nous voulons vivre personnellement. Les signaux d'avertissement (voir cadre) sont matière à réflexion. Ils peuvent être utiles pour tout le monde. Ils permettent de voir si les buts que vous vous êtes fixés sont instinctifs et concordent avec nos motivations. Est-ce que vous vous êtes vous-même imposé ce standard de vie ou est-ce que quelqu'un l'a fait pour vous ? Observez les gens et les choses qui sont importantes pour vous et essayez d'en retirer du plaisir. Recherchez un équilibre dans votre vie et proposez-vous de nouveaux objectifs réalistes. Et n'oubliez surtout pas de demander aux autres de vous aider à les atteindre. Personne n'est parfait, soyez honnêtes avec les gens en qui vous avez confiance. Si vous avez des problèmes, confiez-vous à eux.Perfectionniste ou pas ? Voici les signaux d'avertissement :- Peur de l'échec et de faire des erreurs- Peur d'être exclu- Vision manichéenne (penser noir ou blanc)- Habitudes strictes : mode de vie bien ancrée et rigide - Idée biaisée que le succès va de soi pour tout le monde- Attitude pessimiste, sentiment de culpabilité et faible image de soi- Rigidité- Manque de motivation et tendance habituelle à reporter - Anxiété accrue en raison d'une tendance à être paranoïaqueIncapacité à profiter de votre succès et de votre temps libre (difficulté à se détendre) parce que de nouvelles tâches arrivent constamment et votre esprit n'est pas serein- Sentiments de dépressionIl est crucial de profiter de ce que vous faites et vous laissez emporter dans votre activité plutôt que de penser au résultat. Le souci de commettre des erreurs ne joue aucun rôle. Vous serez tellement concentrés que vous vous oublierez vous-mêmes et - les normes que vous ou d'autres vous ont imposées.Les millénials aspirent à la perfection : comment s'en protéger ?Voici les dernières armes pour se parer contre son propre perfectionnisme : l'humour et l'autodérision. Celle-ci permet de prendre de la distance et de relativiser. En particulier pour les gens qui ont conscience d'eux-mêmes, qui font constamment attention à leur image et font donc attention à ce qu'ils font par peur d'ennuyer les autres. Selon Van der Stel, toutes ces étapes demandent un travail de longue haleine. "Nous avons affaire à des habitudes et réflexions profondément ancrées. Il faut du temps pour les modifier. En général, changer son comportement est compliqué. Néanmoins, une aide psychiatrique n'est pas nécessaire pour tout ce qui touche au perfectionnisme. Un coach bien entraîné, un psychologue ou un assistant social peut suffire" explique Van der Stel.Voici les meilleurs conseils- Prenez de la distance et ne soyez pas votre ennemi- Apprenez à juger vos capacités de façon réaliste- Faites preuve d'empathie envers vous-même et aimez ce que vous faites.- Essayez de vous laisser emporter par des activités que vous connaissez - Éviter de vous enfermer socialement dans votre individualisation incessante- Méditez, faites du yoga ou une activité physique, promenez-vous dans la nature et faites des choses qui vous plaisent.- Aspirer à la perfection peut provoquer quelques problèmes dans notre société : anxiété sociale, mauvaise humeur, troubles alimentaires burnout, dépression et pensées suicidaires. Est-ce que le perfectionnisme est la nouvelle maladie du peuple ? Comment se protéger des dictats de la perfection ?- Entretenez des contacts avec des gens qui sont dans le même cas que vous