Prester plus de 38h/semaine peut affecter autant votre vie sociale que votre santé. Trop d'heures passées au travail augmentent ainsi le risque d'attaque cardiaque. À partir de 55 heures par semaine, la limite est atteinte et le risque d'avoir un rythme cardiaque irrégulier augmente de 40 %, par rapport aux travailleurs qui adoptent un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Ce trouble du rythme cardiaque, la fibrillation atriale, également appelée fibrillation auriculaire (FA) est fréquent. Les travailleurs qui en souffrent ressentent des palpitations, sont essoufflés ou expérimentent des vertiges.
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Prester plus de 38h/semaine peut affecter autant votre vie sociale que votre santé. Trop d'heures passées au travail augmentent ainsi le risque d'attaque cardiaque. À partir de 55 heures par semaine, la limite est atteinte et le risque d'avoir un rythme cardiaque irrégulier augmente de 40 %, par rapport aux travailleurs qui adoptent un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Ce trouble du rythme cardiaque, la fibrillation atriale, également appelée fibrillation auriculaire (FA) est fréquent. Les travailleurs qui en souffrent ressentent des palpitations, sont essoufflés ou expérimentent des vertiges. Cependant, certaines personnes souffrant de fibrillation auriculaire peuvent ne rien ressentir de tous ces symptômes. D'où l'importance de vérifier si son pouls est bien régulier et de consulter un spécialiste en cas de doute. La prévention est primordiale dans ce type de pathologie cardiaque. Ces conclusions proviennent d'une étude menée par le professeur Mika Kivimaki du département d'épidémiologie à l'University College de Londres, relayée par The Guardian. Il a analysé les habitudes de travail de 85.494 personnes et principalement des hommes et des femmes d'âge moyen originaires de Grande-Bretagne, de Suède, du Danemark ou encore, de Finlande. Les participants à l'étude ont été placés dans des groups selon leur organisation de travail. Le groupe cible prestant 35 à 40 heures par semaine. Aucun des participants n'a présenté de risque cardiaque au début du test clinique, publié dans l'European Heart Journal.Après 10 ans d'étude, environ 12,4 personnes sur 1000 avaient développé de la fibrillation atriale mais parmi ceux travaillant plus de 55 heures hebdomadaires, le risque grimpait à 17,6 personnes sur 1.000. Les personnes prestant de nombreuses heures supplémentaires accusaient également un surpoids, une pression artérielle plus élevée et avaient une tendance à fumer et à consommer plus d'alcool. L'étude a cependant ses limites. Les chercheurs n'ont demandé la charge horaire hebdomadaire des personnes analysées qu'au début du test et n'ont pas pu prendre en compte les modifications de leur temps de travail au cours des 10 années qu'a duré l'étude. L'équipe de scientifiques n'est pas non plus en mesure de dire si une fonction en particulier est plus à risque qu'une autre.Mais que les travailleurs inquiets se rassurent: "Les personnes en bonne santé ont un risque vraiment faible de développer de la fibrillation auriculaire, un risque multiplié par 1,4 à cause de longues heures de travail ne change pas beaucoup la situation." Tim Chico, un cardiologue britannique qui n'a pas pris part à la recherche dispense, pour sa part, sur le site du Guardian de précieux conseils aux travailleurs dont le boulot pourrait engendrer des problèmes cardiaques. "La plupart des personnes qui travaillent de longues heures n'ont pas la possibilité de changer leur organisation. Il est déjà connu que l'obésité, la pression artérielle élevée et le tabagisme augmentent ces risques de fibrillation auriculaire. Donc, ces travailleurs peuvent les éviter en réduisant ces facteurs de risque sans changer de travail !"