Cela ne fait qu'une quinzaine d'années que l'on commence à comprendre les mécanismes du vieillissement cellulaire. Il s'agit d'un facteur de risque prédominant pour plusieurs maladies comme par exemple Alzheimer. Les mécanismes du vieillissement sont donc de plus en plus reconnus comme des cibles thérapeutiques potentielles.

Une étude de l'université de Stanford en Californie, publiée dans la revue scientifique Nature Médecine, vient d'apporter sa pierre à l'édifice dans sa compréhension.

Pour ce faire, les chercheurs ont analysé le plasma sanguin de 4263 patients âgés de 18 à 95 ans. Ils ont ensuite comparé leur protéome, c'est-à-dire les niveaux de 3.000 protéines, selon les âges.

Les résultats montrent que les niveaux de protéine subissent de brusques changements, à la hausse ou à la baisse à certains âges. "En exploitant en profondeur le protéome plasmatique vieillissant, nous avons identifié des changements ondulants au cours de la vie humaine. Ces changements étaient le résultat de grappes de protéines se déplaçant selon des schémas distincts, aboutissant à l'émergence de trois vagues de vieillissement", écrivent les chercheurs, rapporte Medisite.

"Par ailleurs, bien que nous savions depuis longtemps que la mesure de certaines protéines dans le sang pouvait renseigner sur l'état de santé d'une personne, comme les lipoprotéines pour la santé cardiovasculaire, par exemple, on ne s'était pas rendu compte que les niveaux de tant de protéines différentes changeaient de façon marquée avec l'âge", explique Tony Wyss-Coray, professeur de neurologie et de sciences neurologiques au Stanford Alzheimer's Disease Research Center.

Selon lui, ces changements des niveaux de protéine migrant des tissus de l'organisme vers le sang sont des marqueurs du vieillissement.

Cette étude prouve donc que le vieillissement n'est pas un processus long et continu, mais s'opère en trois phases distinctes : à 34 ans, à 60 ans, puis à 78 ans. De plus, selon le chercheur, si l'on cible 373 protéines lors d'analyses sanguines on pourrait même définir avec précision l'âge d'une personne.

Ces découvertes soulèvent la possibilité d'un jour élaborer un test sanguin capable de mesurer comment nos cellules vieillissent, et d'anticiper les maladies liées à l'âge, voire de la traiter.

"Depuis pas mal de temps, beaucoup de laboratoires essayent d'évaluer l'âge biologique des individus. Cette recherche rentre dans ce cadre-là. [...] Cela permet d'avoir accès à un certain nombre de marqueurs intéressants pour peut-être dans le futur pouvoir prédire l'âge biologique des individus, plus finement. Et surtout d'essayer d'identifier ce qui pourrait définir un pronostic d'apparition de certaines pathologies qui sont liées à l'âge. C'est particulièrement important et l'étude manquait", affirme Jean-Marc Lemaitre, directeur de recherche à l'INSERM et directeur adjoint de l'Institut de Médecine Régénératrice et Biothérapies de Montpellier, interrogé par France Culture.

"Cela permet aussi d'ouvrir un nouveau champ de recherche pour beaucoup de laboratoires qui travaillent dans le domaine et qui vont pouvoir se fixer sur des tranches d'âge un petit peu différentes dans les analyses et affiner un petit peu l'étude des marqueurs. C'est quand même quelque chose de très intéressant pour toute la communauté scientifique", conclut-il.

Cela ne fait qu'une quinzaine d'années que l'on commence à comprendre les mécanismes du vieillissement cellulaire. Il s'agit d'un facteur de risque prédominant pour plusieurs maladies comme par exemple Alzheimer. Les mécanismes du vieillissement sont donc de plus en plus reconnus comme des cibles thérapeutiques potentielles. Une étude de l'université de Stanford en Californie, publiée dans la revue scientifique Nature Médecine, vient d'apporter sa pierre à l'édifice dans sa compréhension.Pour ce faire, les chercheurs ont analysé le plasma sanguin de 4263 patients âgés de 18 à 95 ans. Ils ont ensuite comparé leur protéome, c'est-à-dire les niveaux de 3.000 protéines, selon les âges. Les résultats montrent que les niveaux de protéine subissent de brusques changements, à la hausse ou à la baisse à certains âges. "En exploitant en profondeur le protéome plasmatique vieillissant, nous avons identifié des changements ondulants au cours de la vie humaine. Ces changements étaient le résultat de grappes de protéines se déplaçant selon des schémas distincts, aboutissant à l'émergence de trois vagues de vieillissement", écrivent les chercheurs, rapporte Medisite. "Par ailleurs, bien que nous savions depuis longtemps que la mesure de certaines protéines dans le sang pouvait renseigner sur l'état de santé d'une personne, comme les lipoprotéines pour la santé cardiovasculaire, par exemple, on ne s'était pas rendu compte que les niveaux de tant de protéines différentes changeaient de façon marquée avec l'âge", explique Tony Wyss-Coray, professeur de neurologie et de sciences neurologiques au Stanford Alzheimer's Disease Research Center.Selon lui, ces changements des niveaux de protéine migrant des tissus de l'organisme vers le sang sont des marqueurs du vieillissement.Cette étude prouve donc que le vieillissement n'est pas un processus long et continu, mais s'opère en trois phases distinctes : à 34 ans, à 60 ans, puis à 78 ans. De plus, selon le chercheur, si l'on cible 373 protéines lors d'analyses sanguines on pourrait même définir avec précision l'âge d'une personne. Ces découvertes soulèvent la possibilité d'un jour élaborer un test sanguin capable de mesurer comment nos cellules vieillissent, et d'anticiper les maladies liées à l'âge, voire de la traiter. "Depuis pas mal de temps, beaucoup de laboratoires essayent d'évaluer l'âge biologique des individus. Cette recherche rentre dans ce cadre-là. [...] Cela permet d'avoir accès à un certain nombre de marqueurs intéressants pour peut-être dans le futur pouvoir prédire l'âge biologique des individus, plus finement. Et surtout d'essayer d'identifier ce qui pourrait définir un pronostic d'apparition de certaines pathologies qui sont liées à l'âge. C'est particulièrement important et l'étude manquait", affirme Jean-Marc Lemaitre, directeur de recherche à l'INSERM et directeur adjoint de l'Institut de Médecine Régénératrice et Biothérapies de Montpellier, interrogé par France Culture. "Cela permet aussi d'ouvrir un nouveau champ de recherche pour beaucoup de laboratoires qui travaillent dans le domaine et qui vont pouvoir se fixer sur des tranches d'âge un petit peu différentes dans les analyses et affiner un petit peu l'étude des marqueurs. C'est quand même quelque chose de très intéressant pour toute la communauté scientifique", conclut-il.