Dans un communiqué, le département de la Santé a indiqué que la FDA donnait son feu vert pour que ces traitements soient "distribués et prescrits par des médecins aux patients adolescents et adultes hospitalisés atteints du Covid-19, de manière adaptée, quand un essai clinique n'est pas disponible ou faisable".

Le président américain avait vanté le 24 mars les mérites de ce médicament. "Il y a de bonnes chances que cela puisse avoir un énorme impact. Ce serait un don du ciel si ça marchait", avait-il déclaré. Un médecin français controversé, le Pr Didier Raoult, défend ce traitement, et a avancé des études qui n'ont pas entièrement convaincu la communauté scientifique.

Les autorités sanitaires américaines ont prévenu le grand public qu'il ne devait pas s'automédicamenter. Un habitant de l'Arizona (sud-ouest) qui avait ingéré du phosphate de chloroquine, employé pour désinfecter les aquariums, en est mort.

Deux corps médicaux américains, l'Institut national de la Santé (NIH) et l'Autorité pour la recherche-développement dans le domaine biomédical (Barda), travaillent sur des essais cliniques. Un essai selon le protocole du Pr Raoult, avec l'hydroxychloroquine et l'azithromycine (un antibiotique) doit bientôt démarrer à New York.

Les Etats-Unis comptent plus de 140.000 cas et 2.489 morts, selon le comptage de l'université Johns Hopkins.

Des morts et des effets toxiques cardiaques recensés avec la chloroquine en France

Des morts et des effets toxiques cardiaques auraient été recensés dans des hôpitaux français après administration d'hydroxychloroquine à des patients, rapporte lundi Le Point. Selon le magazine, c'est le pharmacien d'un grand CHU de l'Hexagone qui a donné l'alerte vendredi.

La chloroquine et l'hydroxychloroquine sont respectivement commercialisés sous les noms Nivaquine et Plaquenil.

"Des cas de patients Covid-19 positifs présentent, sous hydroxychloroquine associée ou non à l'azithromycine (un antibiotique), des troubles du rythme ou de la conduction cardiaque, des arrêts cardiaques dans d'autres centres hospitaliers français", a indiqué ce pharmacien, correspondant du Centre de pharmacovigilance de sa région.

Dimanche, souligne Le Point, l'agence régionale de santé (ARS) de Nouvelle-Aquitaine a de son côté déclaré que "des cas de toxicité cardiaque ont été signalés dans la région à la suite de prises en automédication de Plaquenil face à des symptômes évocateurs de Covid-19, ayant parfois nécessité une hospitalisation en réanimation".

L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) précise que ces cas font l'objet d'une "évaluation". Par ailleurs, l'agence a été alertée de difficultés d'accès dans les pharmacies aux traitements Plaquenil (hydroxychloroquine) et Kaletra et son générique (lopinavir/ritonavir) pour les malades chroniques (VIH, lupus, polyarthrite rhumatoïde...) auxquelles ces médicaments sont destinés, indique-t-elle sur son site. Elle demande aux pharmaciens "de ne délivrer ces médicaments que sur prescription médicale dans leurs indications habituelles".

L'utilisation de la chloroquine et l'hydroxychloroquine, traitements antipaludiques sur lesquels le président américain Donald Trump fonde les plus grands espoirs, est controversée dans de nombreux pays.

L'Organisation mondiale de la Santé appelle à la prudence concernant la chloroquine, en raison du faible nombre de patients qui ont eu recours à ce traitement.

Les scientifiques réclament plus de patience, en attendant qu'un échantillon plus large et plus représentatif de patients ait pu être testé, sur des durées plus longues.

Dans un communiqué, le département de la Santé a indiqué que la FDA donnait son feu vert pour que ces traitements soient "distribués et prescrits par des médecins aux patients adolescents et adultes hospitalisés atteints du Covid-19, de manière adaptée, quand un essai clinique n'est pas disponible ou faisable". Le président américain avait vanté le 24 mars les mérites de ce médicament. "Il y a de bonnes chances que cela puisse avoir un énorme impact. Ce serait un don du ciel si ça marchait", avait-il déclaré. Un médecin français controversé, le Pr Didier Raoult, défend ce traitement, et a avancé des études qui n'ont pas entièrement convaincu la communauté scientifique.Les autorités sanitaires américaines ont prévenu le grand public qu'il ne devait pas s'automédicamenter. Un habitant de l'Arizona (sud-ouest) qui avait ingéré du phosphate de chloroquine, employé pour désinfecter les aquariums, en est mort. Deux corps médicaux américains, l'Institut national de la Santé (NIH) et l'Autorité pour la recherche-développement dans le domaine biomédical (Barda), travaillent sur des essais cliniques. Un essai selon le protocole du Pr Raoult, avec l'hydroxychloroquine et l'azithromycine (un antibiotique) doit bientôt démarrer à New York. Les Etats-Unis comptent plus de 140.000 cas et 2.489 morts, selon le comptage de l'université Johns Hopkins.Des morts et des effets toxiques cardiaques auraient été recensés dans des hôpitaux français après administration d'hydroxychloroquine à des patients, rapporte lundi Le Point. Selon le magazine, c'est le pharmacien d'un grand CHU de l'Hexagone qui a donné l'alerte vendredi.La chloroquine et l'hydroxychloroquine sont respectivement commercialisés sous les noms Nivaquine et Plaquenil. "Des cas de patients Covid-19 positifs présentent, sous hydroxychloroquine associée ou non à l'azithromycine (un antibiotique), des troubles du rythme ou de la conduction cardiaque, des arrêts cardiaques dans d'autres centres hospitaliers français", a indiqué ce pharmacien, correspondant du Centre de pharmacovigilance de sa région. Dimanche, souligne Le Point, l'agence régionale de santé (ARS) de Nouvelle-Aquitaine a de son côté déclaré que "des cas de toxicité cardiaque ont été signalés dans la région à la suite de prises en automédication de Plaquenil face à des symptômes évocateurs de Covid-19, ayant parfois nécessité une hospitalisation en réanimation". L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) précise que ces cas font l'objet d'une "évaluation". Par ailleurs, l'agence a été alertée de difficultés d'accès dans les pharmacies aux traitements Plaquenil (hydroxychloroquine) et Kaletra et son générique (lopinavir/ritonavir) pour les malades chroniques (VIH, lupus, polyarthrite rhumatoïde...) auxquelles ces médicaments sont destinés, indique-t-elle sur son site. Elle demande aux pharmaciens "de ne délivrer ces médicaments que sur prescription médicale dans leurs indications habituelles". L'utilisation de la chloroquine et l'hydroxychloroquine, traitements antipaludiques sur lesquels le président américain Donald Trump fonde les plus grands espoirs, est controversée dans de nombreux pays.L'Organisation mondiale de la Santé appelle à la prudence concernant la chloroquine, en raison du faible nombre de patients qui ont eu recours à ce traitement. Les scientifiques réclament plus de patience, en attendant qu'un échantillon plus large et plus représentatif de patients ait pu être testé, sur des durées plus longues.