Lorsque l'on mange un fastfood, notre cerveau libère de la dopamine, substance chimique qui nous procure un sentiment de plaisir, à forte dose. Le système de récompense de notre cerveau est activé. Il entre alors dans un cercle vicieux : il crée de nouveaux récepteurs à dopamine et nous avons besoin de manger toujours plus d'aliments gras pour atteindre à nouveau le même niveau de plaisir.

Un phénomène semblable s'opère avec le sucre. Lorsque nous en mangeons, l'hippocampe, responsable de la sensation de satiété, se met en marche. Attaqué par le sucre, il nous envoie sans cesse une impression de faim. Et nous mangeons davantage d'aliments sucrés !

La malbouffe est également néfaste pour le développement neurologique des enfants. Le cortex préfrontal, qui contrôle nos impulsions, nos émotions et nos humeurs, se développe jusqu'à l'âge de 20 ans. Une expérience menée sur des rats a démontré qu'une trop forte consommation de sucre endommage son développement.

Ingurgiter trop d'hamburgers et de pizzas nuit aussi à la plasticité du cerveau, indispensable pour l'apprentissage et la création de souvenirs.

Manger gras ou sucré remonte le moral dans l'immédiat. Nous avons alors tendance à vouloir davantage de malbouffe. À long terme, cela nous rend triste car la production de neurones est réduite. En effet, des chercheurs ont établi un lien entre un nombre réduit de jeunes neurones et des maladies neurologiques telles que la dépression.

Tous ces effets ne sont pas irrémédiables. Par exemple, les poissons gras et les avocats favorisent la formation de nouveaux neurones. Le sport est également une solution puisqu'il est bénéfique à la plasticité du cerveau. Enfin, les fruits et légumes sont évidemment nos meilleurs alliés contre la malbouffe.

Loreline Dubuisson

Lorsque l'on mange un fastfood, notre cerveau libère de la dopamine, substance chimique qui nous procure un sentiment de plaisir, à forte dose. Le système de récompense de notre cerveau est activé. Il entre alors dans un cercle vicieux : il crée de nouveaux récepteurs à dopamine et nous avons besoin de manger toujours plus d'aliments gras pour atteindre à nouveau le même niveau de plaisir.Un phénomène semblable s'opère avec le sucre. Lorsque nous en mangeons, l'hippocampe, responsable de la sensation de satiété, se met en marche. Attaqué par le sucre, il nous envoie sans cesse une impression de faim. Et nous mangeons davantage d'aliments sucrés !La malbouffe est également néfaste pour le développement neurologique des enfants. Le cortex préfrontal, qui contrôle nos impulsions, nos émotions et nos humeurs, se développe jusqu'à l'âge de 20 ans. Une expérience menée sur des rats a démontré qu'une trop forte consommation de sucre endommage son développement.Ingurgiter trop d'hamburgers et de pizzas nuit aussi à la plasticité du cerveau, indispensable pour l'apprentissage et la création de souvenirs.Manger gras ou sucré remonte le moral dans l'immédiat. Nous avons alors tendance à vouloir davantage de malbouffe. À long terme, cela nous rend triste car la production de neurones est réduite. En effet, des chercheurs ont établi un lien entre un nombre réduit de jeunes neurones et des maladies neurologiques telles que la dépression.Tous ces effets ne sont pas irrémédiables. Par exemple, les poissons gras et les avocats favorisent la formation de nouveaux neurones. Le sport est également une solution puisqu'il est bénéfique à la plasticité du cerveau. Enfin, les fruits et légumes sont évidemment nos meilleurs alliés contre la malbouffe.Loreline Dubuisson