Le confinement imposé au printemps dernier à la population afin d'endiguer la propagation de coronavirus a eu un impact important sur l'organisation des soins de santé en Belgique. Les prestations médicales non urgentes ont notamment été reportées et des consultations à distance (par téléphone ou appel vidéo) ont été temporairement mises en place afin d'assurer la continuité des soins.

Au total, plus de 3,8 millions de consultations à distance ont été facturées entre mars et mai 2020, la majorité d'entre elles ayant eu lieu auprès de médecins généralistes, selon le rapport de monitoring Covid-19 de l'Institut national d'assurance maladie-invalidité (Inami).

A en croire une enquête à large échelle menée par les Mutualités chrétiennes, socialistes, libres, libérales et neutres, ainsi que par la Caisse auxiliaire d'assurance maladie-invalidité et la Caisse de soins de santé de la SNCB, plus des trois quarts des personnes interrogées se sont déclarées (très) satisfaites des téléconsultations qu'elles ont eues pendant le confinement. "Elles estiment que la communication s'est bien déroulée. Elles ont eu le sentiment d'être entendues et que le prestataire leur a consacré suffisamment de temps", révèle l'étude.

Toutefois, les répondants se montrent plus réservés quant à la poursuite de telles consultations à distance à l'avenir. Ainsi, 80% affirment qu'une consultation physique reste la solution la plus souhaitable et 62% estiment que les consultations à distance devraient rester l'exception plutôt que la règle.

Les personnes interrogées considèrent que les téléconsultations sont particulièrement utiles pour obtenir une prescription de médicaments (86%), un conseil rapide pour un problème urgent (74%) ou le suivi d'un problème connu (74%). En revanche, elles trouvent ce type de consultations moins appropriées pour un accompagnement pour des soins autonomes ou des conseils en cas de nouveau problème ou de nouvelle plainte.

La majorité des réponses concernaient une téléconsultation auprès d'un médecin généraliste (78%), suivies par les médecins spécialistes (11%), les psychiatres (4%) et les psychologues (3%).

La quasi-totalité (95%) des téléconsultations se sont déroulées par téléphone.

Alors que les soins numériques sont en plein essor, des discussions sur l'avenir de ces consultations à distance débutent ce mercredi à l'Inami. "Les mutualités souhaitent ancrer ces consultations, mais préconisent un cadre juridique clair et un système de remboursement transparent", déclare Xavier Brenez au nom du Collège Intermutualiste, qui représente l'ensemble des assurés sociaux belges, soit plus de 10 millions de personnes.

A cet égard, les divers points d'attention relevés par les affiliés au cours de l'enquête serviront à alimenter le débat. Les personnes sondées ont notamment insisté sur le fait que les consultations à distance devaient rester complémentaires aux contacts physiques. Ainsi, elles soulignent que les téléconsultations se prêtent plus particulièrement aux questions administratives ou au suivi d'affections préexistantes.

Les répondants réclament également d'être mieux informés et de disposer d'un support technique et d'une plateforme sécurisée, même si la plupart des personnes interrogées semblent peu se préoccuper du respect de la vie privée.

Le confinement imposé au printemps dernier à la population afin d'endiguer la propagation de coronavirus a eu un impact important sur l'organisation des soins de santé en Belgique. Les prestations médicales non urgentes ont notamment été reportées et des consultations à distance (par téléphone ou appel vidéo) ont été temporairement mises en place afin d'assurer la continuité des soins. Au total, plus de 3,8 millions de consultations à distance ont été facturées entre mars et mai 2020, la majorité d'entre elles ayant eu lieu auprès de médecins généralistes, selon le rapport de monitoring Covid-19 de l'Institut national d'assurance maladie-invalidité (Inami). A en croire une enquête à large échelle menée par les Mutualités chrétiennes, socialistes, libres, libérales et neutres, ainsi que par la Caisse auxiliaire d'assurance maladie-invalidité et la Caisse de soins de santé de la SNCB, plus des trois quarts des personnes interrogées se sont déclarées (très) satisfaites des téléconsultations qu'elles ont eues pendant le confinement. "Elles estiment que la communication s'est bien déroulée. Elles ont eu le sentiment d'être entendues et que le prestataire leur a consacré suffisamment de temps", révèle l'étude. Toutefois, les répondants se montrent plus réservés quant à la poursuite de telles consultations à distance à l'avenir. Ainsi, 80% affirment qu'une consultation physique reste la solution la plus souhaitable et 62% estiment que les consultations à distance devraient rester l'exception plutôt que la règle. Les personnes interrogées considèrent que les téléconsultations sont particulièrement utiles pour obtenir une prescription de médicaments (86%), un conseil rapide pour un problème urgent (74%) ou le suivi d'un problème connu (74%). En revanche, elles trouvent ce type de consultations moins appropriées pour un accompagnement pour des soins autonomes ou des conseils en cas de nouveau problème ou de nouvelle plainte. La majorité des réponses concernaient une téléconsultation auprès d'un médecin généraliste (78%), suivies par les médecins spécialistes (11%), les psychiatres (4%) et les psychologues (3%).La quasi-totalité (95%) des téléconsultations se sont déroulées par téléphone. Alors que les soins numériques sont en plein essor, des discussions sur l'avenir de ces consultations à distance débutent ce mercredi à l'Inami. "Les mutualités souhaitent ancrer ces consultations, mais préconisent un cadre juridique clair et un système de remboursement transparent", déclare Xavier Brenez au nom du Collège Intermutualiste, qui représente l'ensemble des assurés sociaux belges, soit plus de 10 millions de personnes. A cet égard, les divers points d'attention relevés par les affiliés au cours de l'enquête serviront à alimenter le débat. Les personnes sondées ont notamment insisté sur le fait que les consultations à distance devaient rester complémentaires aux contacts physiques. Ainsi, elles soulignent que les téléconsultations se prêtent plus particulièrement aux questions administratives ou au suivi d'affections préexistantes. Les répondants réclament également d'être mieux informés et de disposer d'un support technique et d'une plateforme sécurisée, même si la plupart des personnes interrogées semblent peu se préoccuper du respect de la vie privée.