Lundi, on comptait 16 personnes contaminées, dont un homme de 50 ans habitant Evergem qui est décédé dans la soirée à l'hôpital. Il souffrait de diabète. "Beaucoup de gens sont inquiets mais ce n'est pas forcément justifié. C'est dramatique qu'il y ait eu un décès, mais nous ne devons pas paniquer. Mais dès qu'il y a des symptômes, il faut consulter son médecin", indique mardi le bourgmestre Joeri De Maertelaere (N-VA).

Ce dernier précise que tous les médecins généralistes de la région ont été informés de l'importance de porter une attention particulière à d'éventuels symptômes de légionellose lors de chaque consultation.

Pour le reste, il faut attendre lundi prochain pour les résultats des analyses des tours de refroidissement suspectées d'être à la source de la contamination. La plupart des patients contaminés habitent Evergem ou les environs, ou se sont rendus dans cette commune, par exemple pour le travail. "On ne peut pas délimiter un quartier, une zone ou des rues précises où la contamination a eu lieu", indique le bourgmestre.

Un callcenter a été créé en collaboration avec la ville de Gand, pour les habitants de la zone du canal qui ont des questions (09/210.10.10). Via le système d'alertes d'urgence BE-Alert, ces habitants ont reçu mardi une lettre d'informations, reprenant les informations dont dispose l'agence sanitaire flamande.

L'objectif est d'informer et de rassurer, indique Joris Moonens, de cette agence. "Nous indiquons clairement ce que nous savons, ou non. Et nous donnons des conseils. Le principal est de rester calme, car le risque de contamination est de toute manière faible. S'il y a encore des développement, nous allons continuer à informer les habitants via ce canal". Dans cette lettre, on répète entre autres qu'il n'y a... rien à faire préventivement. "Même si vous entrez en contact avec la bactérie et l'inhalez, la plupart des gens n'en deviendraient pas malades. Il n'est absolument pas nécessaire de se confiner à l'intérieur".

La vérification des tests réalisés par le passé sur les mêmes tours de refroidissement de la zone industrielle du canal n'a pas permis de dégager des indications quant à l'origine des contaminations récentes, ajoute l'agence sanitaire flamande (Zorg en Gezondheid). "Nous avons demandé les mesures passées, mais pour le moment rien de notable n'en est ressorti", indique le porte-parole Joris Moonens. En réalité, "les chances sont grandes que l'on ne trouve jamais la source". "C'est le cas la plupart du temps lors d'une contamination aux légionelles, car la source peut déjà avoir disparu quand on examine l'endroit", ajoute-t-il. Les résultats d'analyse des échantillons prélevés les derniers jours seront connus lundi. "Vu les grandes variétés d'âges et de profils des patients, c'est quasi certain que les contaminations n'ont pas eu lieu dans une habitation ni même dans un autre bâtiment, les patients ne fréquentaient ni un même centre sportif ni un même centre commercial", développe Joris Moonens. Il n'y a pas eu de nouveaux cas signalés depuis lundi.