Après une semaine bien chargée, voici venu le moment de prendre un peu de repos. Un bon week-end de détente vous attend, de quoi recharger vos batteries et ainsi reprendre le chemin du bureau en pleine forme. Et pourtant... Il semblerait que cette pause ne serait pas aussi efficace qu'on le pense. De nouvelles études suggèrent qu'avoir une bonne et longue nuit pour récupérer à la fin de la semaine ne compenserait pas la perte de sommeil quotidienne.
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Après une semaine bien chargée, voici venu le moment de prendre un peu de repos. Un bon week-end de détente vous attend, de quoi recharger vos batteries et ainsi reprendre le chemin du bureau en pleine forme. Et pourtant... Il semblerait que cette pause ne serait pas aussi efficace qu'on le pense. De nouvelles études suggèrent qu'avoir une bonne et longue nuit pour récupérer à la fin de la semaine ne compenserait pas la perte de sommeil quotidienne.Les scientifiques avaient déjà mis le doigt sur une problématique : le manque de sommeil est directement lié au risque d'obésité et de diabète. Mais jusqu'à présent, ils ne savaient pas si le fait de mieux dormir en fin de semaine permettait de rééquilibrer notre métabolisme et ainsi réduire ces risques. Aujourd'hui, ils ont enfin la réponse : un week-end de deux jours est inefficace. Ils constatent que même si on profite d'une bonne nuit de repos en fin de semaine, les bénéfices ne sont que temporaires, et qu'au milieu d'une autre semaine de travail, le métabolisme est tout aussi perturbé, voire plus, que si on ne s'était pas du tout reposé.Pour le professeur Kenneth Wright, coauteur de la recherche, "le fait de brûler la chandelle par les deux bouts, puis de se reposer, pour à nouveau travailler sans relâche, cela va probablement faire du mal sur le long terme".Pour leur étude, les scientifiques ont demandé à 36 personnes de passer 13 nuits dans un laboratoire afin d'étudier les effets du sommeil sur le métabolisme. Les trois premières nuits, tous les participants étaient autorisés à dormir pendant 8 heures. Ensuite, ils ont été séparés en trois groupes distincts : le premier groupe a continué à dormir 8h par nuit, le deuxième groupe ne dormait plus que 5h par nuit avec l'autorisation de se reposer plus longtemps au bout de 4 jours, et le dernier groupe ne dormait également plus que 5h, sans jours de récupération.Les participants du deuxième groupe ont ainsi pu dormir jusque midi le samedi. Et pourtant, ces heures de récupération n'ont pas suffi à compenser la perte de sommeil des nuits précédentes. Pire, en analysant les niveaux de mélatonine - hormone du sommeil -, les scientifiques ont remarqué que l'horloge interne des participants était plus déboussolée lorsque la privation de sommeil était combinée avec des moments de repos.Autre découverte : les participants du deuxième et dernier groupe montraient des signes de prise de poids. Alors que ceux qui étaient autorisés à dormir 8 heures par nuit ne présentaient aucun changement net de poids à la fin de l'étude, les participants des deux autres groupes ont tous gagné un peu moins d'1,5 kg en moyenne tout en développant une sensibilité réduite à l'insuline - hormone clé dans la régulation de la glycémie. D'autres analyses ont suggéré que de tels effets pourraient en partie provenir du nombre plus important de collations prises par les participants privés de sommeil. Les sucres rapides sont en effet efficaces pour récupérer à court terme son énergie.