Les premières études de l'Imperial College, le comité scientifique consulté par le gouvernement britannique, ont mis en évidence une surreprésentation de près de 25% chez les moins de 19 ans parmi les contaminés, comparativement aux autres variants. Plus contagieux chez tous les sujets, il y a "mécaniquement" davantage de jeunes atteints par le variant, qui infectent alors davantag...

Les premières études de l'Imperial College, le comité scientifique consulté par le gouvernement britannique, ont mis en évidence une surreprésentation de près de 25% chez les moins de 19 ans parmi les contaminés, comparativement aux autres variants. Plus contagieux chez tous les sujets, il y a "mécaniquement" davantage de jeunes atteints par le variant, qui infectent alors davantage de personnes, dans leur entourage et à l'école. "Il faut se rappeler dans quel contexte l'Angleterre se trouvait quand ce variant a commencé à se répandre en décembre, explique Yves Van Laethem, porte-parole interfédéral. Le pays était confiné mais les écoles étaient ouvertes. De fait, elles étaient les seuls lieux où une transmission importante pouvait se produire." On n'exclut pas un biais épidémiologique, plutôt qu'une plus grande susceptibilité des jeunes: l'échantillon, issu de la veille épidémiologique, pourrait ne pas être représentatif sur la période considérée. En d'autres termes, la population testée alors était surtout celle des moins de 60 ans. Autre hypothèse: les jeunes pourraient présenter des symptômes plus apparents avec ce variant, les poussant à se faire davantage tester. Pour trancher, des comparaisons internationales pourraient être riches d'enseignements. Ainsi, que se passe-t-il dans les pays où les mesures sanitaires sont appliquées différemment, par exemple, dans les pays où s'appliquent un confinement et une fermeture des établissements scolaires?Les variants plus contagieux vont-ils nous contraindre à abandonner les masques en tissu au profit d'autres, plus filtrants? En Autriche et en Bavière, c'est déjà le cas. Enfin, ce dont les experts sont sûrs, c'est que les enfants développent très rarement des formes graves. On sait aussi que leur taux d'infection et les niveaux de charge virale semblent équivalents à ceux des adultes.