"Contre le covid, une infection protège mieux que le vaccin". Il y a un mois, une étude israélienne avait été mal interprétée par des dizaines de médias. Au point que les auteurs de l'étude réagissent. Et après fact-checking, il s'avérait que l'affirmation était en effet fausse.
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"Contre le covid, une infection protège mieux que le vaccin". Il y a un mois, une étude israélienne avait été mal interprétée par des dizaines de médias. Au point que les auteurs de l'étude réagissent. Et après fact-checking, il s'avérait que l'affirmation était en effet fausse. Aujourd'hui, une nouvelle étude réalisée au CHU de Toulouse tend à renforcer cette position. Publiée le 21 septembre dans la revue "Journal of infection", l'étude du centre hospitalier français conclut que la vaccination contre le covid confère une meilleure protection qu'une infection naturelle seule."L'étude a été menée auprès de 8758 soignants hospitaliers par les services de virologie, de santé au travail et d'infectiologie, entre juin 2020 et juillet 2021", rapporte Actu.fr, qui a décortiqué les résultats.Concrètement, sur quoi l'étude s'est-elle penchée ? Les chercheurs du CHU de Toulouse ont focalisé leur travail sur les seuils d'anticorps protecteurs acquis après une infection ou une réinfection au covid-19. En comparaison, il a été démontré que "la protection apportée par la vaccination était meilleure que celle obtenue par les personnes ayant contracté le covid-19.""Après deux doses de vaccins, 15 jours après leur deuxième dose, aucun individu ne présentait de concentration faible d'anticorps totaux, ils étaient donc tous protégés à minima à 89,3%", détaille le CHU de Toulouse. "En revanche 79,3% des personnes antérieurement infectées mais non vaccinées présentaient un niveau de protection contre une réinfection de seulement 12,4 %." Dans la plupart des cas, "contracter le Covid-19 ne protège pas contre une réinfection", constate Chloé Dimeglio, biostatisticienne au laboratoire de virologie du CHU de Toulouse.Par ailleurs, les personnes ayant contracté le coronavirus et doublement vaccinées ont une "protection optimale" explique la biostatisticienne à LCI. "Lorsque le taux d'anticorps dans le sang est supérieur à 1 700 unités par millilitre, la protection contre une infection est de l'ordre de 100 %. Cette catégorie concerne surtout les personnes préalablement infectées par le Covid-19 et qui ont, par la suite, reçu une dose de vaccin, comme recommandé. Il ne fait donc désormais aucun doute que la vaccination protège beaucoup mieux que l'infection."En plus de prouver l'importance du vaccin pour une protection optimale, l'étude tend aussi à donner des pistes pour mieux cibler l'administration d'une troisième dose."La définition de ces seuils de protection en lien avec la réponse anticorps après une vaccination ou une infection naturelle est essentielle aujourd'hui pour affiner les protocoles vaccinaux (3ème dose) ou thérapeutiques (utilisation des anticorps monoclonaux) notamment pour les personnes immunodéprimées répondant mal aux schémas classiques de vaccination", conclut Chloé Dimeglio