"Le pourcentage de refus de vaccins est en légère hausse au fil des enquêtes, mais il reste faible et est beaucoup moins important que la perception dans le grand public", a-t-elle indiqué jeudi en commission du Parlement en réponse à des questions des députées Catherine Moureaux (PS) et Véronique Durenne (MR). "Il est autour de 2% pour les principaux vaccins. Il monte à 4% pour le vaccin contre le méningocoque C, et est de 6% pour le rotavirus (vaccin qui n'est pas gratuit, ndlr)".

Pour contrer ce refus de vaccination, la ministre estime qu'il conviendrait de mieux outiller les professionnels de santé (médecins, ...) pour qu'ils puissent répondre adéquatement aux questionnements des parents.

Mme Greoli a également reconnu que des progrès pouvaient être réalisés dans le suivi vaccinal, pas toujours aisé selon elle en raison du nombre important de vaccinateurs différents actifs en Fédération.

Pour la ministre, la solution passera notamment par la constitution progressive d'un registre de vaccination sur la plate-forme électronique e-vax qui permettra la mise en oeuvre d'un système de rappel (vaccinal) "pertinent", a-t-elle jugé.

Le programme de vaccination infantile de la Fédération porte pour mémoire sur 14 maladies évitables par vaccination, dont une est obligatoire (poliomyélite). Pour pouvoir accéder aux crèches et milieux d'accueil, les enfants doivent toutefois avoir reçus les autres vaccins.

Selon Mme Greoli, la 10e enquête de couverture vaccinale menée auprès d'un échantillon d'enfants de 18 à 24 mois ainsi qu'en 2e primaire montre une progression de la couverture vaccinale complète de 77 à 86% en l'espace de 10 ans. La Fédération Wallonie-Bruxelles n'est donc plus loin de l'objectif de 90% prescrit par l'OMS.

"Nous constatons malheureusement une perte de 7% dans la couverture de la 3e dose d'hexavalent (polio, diphtérie, tétanos, coqueluche, HIB et hépatite B) à 16 semaines et la 4e (et dernière) dose à 15 mois", a précisé la ministre.

Deux facteurs de décrochage sont clairement identifiés: la précarité sociale des familles et le fait que la mère reste au foyer lorsque l'enfant a 6 mois. Interrogée par Catherine Moureaux sur l'opportunité d'étendre de l'obligation vaccinale vers l'enseignement maternel, Alda Greoli ne s'y est pas montrée favorable.

"L'obligation vaccinale doit être utilisée à bon escient", a-t-elle jugé. "En fixant cette règle pour les milieux d'accueil de la petite enfance, le gouvernement a souhaité protéger les enfants en bas âges plus touchés et concernés par ces maladies. Pour l'enseignement maternel, la couverture vaccinale étant élevée dans notre pays, le risque pour l'enfant est plus faible".

De plus, "fixer une telle obligation empêcherait certains enfants de pouvoir fréquenter l'enseignement maternel alors que l'on en connaît ses bienfaits en termes d'apprentissage de la vie en collectivité, de l'apprentissage des rythmes scolaires et de préparation aux primaires.(...) Cette mesure pourrait renforcer les inégalités sociales, là où l'objectif premier de la vaccination est de réduire celle-ci en termes de santé", a conclu la ministre.

"Le pourcentage de refus de vaccins est en légère hausse au fil des enquêtes, mais il reste faible et est beaucoup moins important que la perception dans le grand public", a-t-elle indiqué jeudi en commission du Parlement en réponse à des questions des députées Catherine Moureaux (PS) et Véronique Durenne (MR). "Il est autour de 2% pour les principaux vaccins. Il monte à 4% pour le vaccin contre le méningocoque C, et est de 6% pour le rotavirus (vaccin qui n'est pas gratuit, ndlr)".Pour contrer ce refus de vaccination, la ministre estime qu'il conviendrait de mieux outiller les professionnels de santé (médecins, ...) pour qu'ils puissent répondre adéquatement aux questionnements des parents.Mme Greoli a également reconnu que des progrès pouvaient être réalisés dans le suivi vaccinal, pas toujours aisé selon elle en raison du nombre important de vaccinateurs différents actifs en Fédération.Pour la ministre, la solution passera notamment par la constitution progressive d'un registre de vaccination sur la plate-forme électronique e-vax qui permettra la mise en oeuvre d'un système de rappel (vaccinal) "pertinent", a-t-elle jugé.Le programme de vaccination infantile de la Fédération porte pour mémoire sur 14 maladies évitables par vaccination, dont une est obligatoire (poliomyélite). Pour pouvoir accéder aux crèches et milieux d'accueil, les enfants doivent toutefois avoir reçus les autres vaccins.Selon Mme Greoli, la 10e enquête de couverture vaccinale menée auprès d'un échantillon d'enfants de 18 à 24 mois ainsi qu'en 2e primaire montre une progression de la couverture vaccinale complète de 77 à 86% en l'espace de 10 ans. La Fédération Wallonie-Bruxelles n'est donc plus loin de l'objectif de 90% prescrit par l'OMS."Nous constatons malheureusement une perte de 7% dans la couverture de la 3e dose d'hexavalent (polio, diphtérie, tétanos, coqueluche, HIB et hépatite B) à 16 semaines et la 4e (et dernière) dose à 15 mois", a précisé la ministre.Deux facteurs de décrochage sont clairement identifiés: la précarité sociale des familles et le fait que la mère reste au foyer lorsque l'enfant a 6 mois. Interrogée par Catherine Moureaux sur l'opportunité d'étendre de l'obligation vaccinale vers l'enseignement maternel, Alda Greoli ne s'y est pas montrée favorable."L'obligation vaccinale doit être utilisée à bon escient", a-t-elle jugé. "En fixant cette règle pour les milieux d'accueil de la petite enfance, le gouvernement a souhaité protéger les enfants en bas âges plus touchés et concernés par ces maladies. Pour l'enseignement maternel, la couverture vaccinale étant élevée dans notre pays, le risque pour l'enfant est plus faible". De plus, "fixer une telle obligation empêcherait certains enfants de pouvoir fréquenter l'enseignement maternel alors que l'on en connaît ses bienfaits en termes d'apprentissage de la vie en collectivité, de l'apprentissage des rythmes scolaires et de préparation aux primaires.(...) Cette mesure pourrait renforcer les inégalités sociales, là où l'objectif premier de la vaccination est de réduire celle-ci en termes de santé", a conclu la ministre.