Le MammaPrint ou Oncotype, effectué à un stade précoce de la maladie, permet de déterminer le risque de rechute. Si celui-ci est faible, une chimiothérapie n'apportera rien et pourra être évitée en toute sécurité. Après la chirurgie mammaire, la chimiothérapie garantit la destruction des métastases mais les effets secondaires sont considérables, comme la perte de cheveux ou de la mémoire.

"Ces tests sont effectués depuis un certain temps dans nos pays voisins et permettent d'éviter non seulement de nombreuses souffrances inutiles pour les victorieuses atteintes d'un cancer du sein, mais constituent également une économie pour la sécurité sociale à long terme. Une chimiothérapie inutile et des soins coûteux peuvent ainsi être évités", a précisé Marie-Adélaïde Defourny, porte-parole de l'association de lutte contre le cancer du sein.

Pour bénéficier d'un test gratuit, il faut faire l'objet d'une évaluation au sein des cliniques du sein agréées et participant au projet. Le projet-pilote s'étendra sur une période de trois ans. "En cas d'évaluation positive, nous pourrons alors parvenir à un remboursement permanent et généralisé. C'est l'une de nos priorités absolues dans l'amélioration du traitement du cancer du sein pour les prochaines années", a conclu Mme Defourny.

Chaque année, environ 10.800 femmes développent un cancer du sein dans notre pays.