Quarante "bons dormeurs" (au moins huit heures de sommeil la veille) ont effectué sur simulateur de conduite et avec des électrodes mesurant plusieurs variables cognitives (fatigue, somnolence, vigilance, anxiété), un trajet autoroutier monotone (sans trafic, avec interdiction de quitter leur voie).

Ce trajet était séquencé en deux fois deux heures de conduite, entrecoupé d'une heure de pause comprenant un déjeuner identique pour chaque participant.

Lors de cette pause, un premier groupe a effectué une sieste dans un lit après la collation, un deuxième a dormi sur le siège incliné du véhicule et un dernier s'est contenté d'une simple pause.

Résultat: pendant les deux heures qui suivent l'arrêt, les déviations latérales du véhicule (zigzags synonymes de perte de vigilance voire de somnolence) des sujets n'ayant pas dormi sont supérieures de 21% à celles de ceux ayant fait une sieste - la différence est bien moindre entre les sujets ayant dormi dans un lit et sur le siège.

"La sieste est primordiale quand on effectue un long trajet. Dix ou quinze minutes suffisent, après entrent en jeu des mécanismes d'inertie de sommeil (se réveiller encore endormi) préjudiciables à la conduite", a indiqué Damien Davenne, directeur de l'unité de recherche COMETE de l'Inserm/Unicaen, qui a piloté cette étude financée par la fondation Vinci Autoroutes.

Quarante "bons dormeurs" (au moins huit heures de sommeil la veille) ont effectué sur simulateur de conduite et avec des électrodes mesurant plusieurs variables cognitives (fatigue, somnolence, vigilance, anxiété), un trajet autoroutier monotone (sans trafic, avec interdiction de quitter leur voie). Ce trajet était séquencé en deux fois deux heures de conduite, entrecoupé d'une heure de pause comprenant un déjeuner identique pour chaque participant. Lors de cette pause, un premier groupe a effectué une sieste dans un lit après la collation, un deuxième a dormi sur le siège incliné du véhicule et un dernier s'est contenté d'une simple pause. Résultat: pendant les deux heures qui suivent l'arrêt, les déviations latérales du véhicule (zigzags synonymes de perte de vigilance voire de somnolence) des sujets n'ayant pas dormi sont supérieures de 21% à celles de ceux ayant fait une sieste - la différence est bien moindre entre les sujets ayant dormi dans un lit et sur le siège. "La sieste est primordiale quand on effectue un long trajet. Dix ou quinze minutes suffisent, après entrent en jeu des mécanismes d'inertie de sommeil (se réveiller encore endormi) préjudiciables à la conduite", a indiqué Damien Davenne, directeur de l'unité de recherche COMETE de l'Inserm/Unicaen, qui a piloté cette étude financée par la fondation Vinci Autoroutes.