La pilule contraceptive soulève de nombreuses inquiétudes ces dernières années. On rappellera le scandale des pilules contraceptives qui a révélé au grand jour des risques de thrombose pour les utilisatrices des pilules de 3ème et 4ème génération.

Les découvertes de la nouvelle étude présentée lors de la réunion annuelle de la Radiological Society of North America (RSNA) le 4 décembre dernier, ne vont pas apaiser les craintes des femmes qui avalent ce contraceptif au quotidien, rapporte le site e-santé. Selon les travaux présentés, les femmes sous contraception hormonale orale combinée, c'est-à-dire qui contient des oestrogènes et un progestatif, présente un hypothalamus, plus petit que les autres. Cette zone du cerveau est impliquée dans de nombreuses fonctions de l'organisme comme la régulation de la température corporelle, la faim et la soif mais aussi les pulsions sexuelles, les émotions, ou encore, le cycle du sommeil. L'hypothalamus fait aussi le lien entre le système nerveux et le système endocrinien, zone qui produit des hormones.

Pour arriver à cette conclusion préliminaire, l'équipe scientifique a fait passer une IRM cérébrale à 50 participantes dont 21 prenaient une pilule contraceptive combinée. Le Dr Michael Lipton, professeur de radiologie au Collège de médecine Albert Einstein de New York, qui a dirigé la recherche, a remarqué que ces pilules semblaient avoir un effet sur l'hypothalamus.

"Nous avons constaté une différence spectaculaire de taille de cette structure cérébrale entre les femmes qui prennent une contraception orale et celles qui n'en prennent pas", explique-t-il, cité par le site spécialisé en santé. L'hypothalamus des femmes sous contraception orale est en effet en moyenne 6% plus petit que celles qui ne prennent pas ce genre de contraception.

Il avait été précédemment montré que les hormones sexuelles favorisent la croissance des neurones. Les chercheurs émettent ainsi l'hypothèse que les hormones synthétiques des pilules indiqueraient à l'hypothalamus qu'il n'est pas nécessaire d'en produire et freineraient ainsi le développement des cellules cérébrales.

Cette découverte pourrait expliquer les effets secondaires que de nombreuses femmes sous pilule ressentent. Et notamment, selon les chercheurs, les symptômes dépressifs et les problèmes de colère plus importants. En revanche, aucun impact sur les performances cognitives n'a été détecté.

Les résultats de cette étude demandent à être confirmés par des analyses approfondies. Le faible échantillon de la recherche ne permet pas de conclure à un lien de causalité entre l'usage de la pilule et les effets sur le cerveau pour le moment. Cependant, elle pourrait accroître la défiance des femmes envers la contraception orale.

La pilule contraceptive soulève de nombreuses inquiétudes ces dernières années. On rappellera le scandale des pilules contraceptives qui a révélé au grand jour des risques de thrombose pour les utilisatrices des pilules de 3ème et 4ème génération. Les découvertes de la nouvelle étude présentée lors de la réunion annuelle de la Radiological Society of North America (RSNA) le 4 décembre dernier, ne vont pas apaiser les craintes des femmes qui avalent ce contraceptif au quotidien, rapporte le site e-santé. Selon les travaux présentés, les femmes sous contraception hormonale orale combinée, c'est-à-dire qui contient des oestrogènes et un progestatif, présente un hypothalamus, plus petit que les autres. Cette zone du cerveau est impliquée dans de nombreuses fonctions de l'organisme comme la régulation de la température corporelle, la faim et la soif mais aussi les pulsions sexuelles, les émotions, ou encore, le cycle du sommeil. L'hypothalamus fait aussi le lien entre le système nerveux et le système endocrinien, zone qui produit des hormones.Pour arriver à cette conclusion préliminaire, l'équipe scientifique a fait passer une IRM cérébrale à 50 participantes dont 21 prenaient une pilule contraceptive combinée. Le Dr Michael Lipton, professeur de radiologie au Collège de médecine Albert Einstein de New York, qui a dirigé la recherche, a remarqué que ces pilules semblaient avoir un effet sur l'hypothalamus. "Nous avons constaté une différence spectaculaire de taille de cette structure cérébrale entre les femmes qui prennent une contraception orale et celles qui n'en prennent pas", explique-t-il, cité par le site spécialisé en santé. L'hypothalamus des femmes sous contraception orale est en effet en moyenne 6% plus petit que celles qui ne prennent pas ce genre de contraception. Il avait été précédemment montré que les hormones sexuelles favorisent la croissance des neurones. Les chercheurs émettent ainsi l'hypothèse que les hormones synthétiques des pilules indiqueraient à l'hypothalamus qu'il n'est pas nécessaire d'en produire et freineraient ainsi le développement des cellules cérébrales. Cette découverte pourrait expliquer les effets secondaires que de nombreuses femmes sous pilule ressentent. Et notamment, selon les chercheurs, les symptômes dépressifs et les problèmes de colère plus importants. En revanche, aucun impact sur les performances cognitives n'a été détecté.Les résultats de cette étude demandent à être confirmés par des analyses approfondies. Le faible échantillon de la recherche ne permet pas de conclure à un lien de causalité entre l'usage de la pilule et les effets sur le cerveau pour le moment. Cependant, elle pourrait accroître la défiance des femmes envers la contraception orale.