D'après une étude réalisée par des scientifiques suisses, une substance comparable au THC du cannabis, provenant de certaines mousses, pourrait s'avérer efficace pour traiter les nausées, calmer les douleurs et réduire les inflammations. Les chercheurs affirment même que la plante présenterait moins de risque d'accoutumance, annonce The Independent.
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D'après une étude réalisée par des scientifiques suisses, une substance comparable au THC du cannabis, provenant de certaines mousses, pourrait s'avérer efficace pour traiter les nausées, calmer les douleurs et réduire les inflammations. Les chercheurs affirment même que la plante présenterait moins de risque d'accoutumance, annonce The Independent.Le produit chimique analysé par les chercheurs suisses de l'Université de Berne est appelé "perrottétinène". Sa structure est similaire à celle du tétrahydrocannabinol (THC), la substance contenue dans le cannabis qui provoque une dépendance. Ce perrottétinène est uniquement produit par un groupe d'espèces de hépatique (NDLR mot scientifique qui désigne la mousse) , le "radula", qu'on ne retrouve qu'en Nouvelle-Zélande, au Costa Rica et au Japon. Cette substance pourrait être une alternative intéressante au cannabis, révèlent les scientifiques. En effet, après quelques tests réalisés sur des souris, ils ont remarqué qu'elle avait des effets curatifs, sans pour autant pousser à l'addiction. "Cette substance naturelle a un effet psychoactif plus faible et, en même temps, est capable d'inhiber les processus inflammatoires dans le cerveau", a déclaré Andrea Chicca, membre de l'équipe de chercheurs à l'université.Le fait d'avoir des effets psychoactifs plus faibles est déjà une bonne nouvelle. Cela signifie non seulement que la probabilité que la plante soit utilisée à des fins récréatives est moindre, mais aussi que le risque de voir des restrictions légales freiner son utilisation dans le monde médical reste faible.Dans les années 90, des chercheurs japonais avaient déjà découvert la présence d'une substance similaire au THC dans certaines espèces de mousses, et l'avaient surnommée "perrottétinène". Ils n'en avaient toutefois pas étudié les effets, ignorant le potentiel de la plante.Encore aux prémices de l'analyse du perrottétinène, les chercheurs suisses soulignent l'importance de réaliser des études supplémentaires afin de mieux comprendre l'action de la plante et de vérifier si elle n'a pas d'effets secondaires néfastes.