"La moitié des conseils santé qu'on trouve sur internet sont faux", déclare Marleen Finoulst, rédactrice en chef du magazine Bodytalk. C'est une boutade, mais qui est étayée par des recherches sur les informations trompeuses, peu nuancées ou carrément fausses en matière d'alimentation et de médecine. Sur internet, ce genre de croyances populaires se répand très rapidement, mais dans les médias aussi on trouve des histoires qui ne passent pas le factchecking le plus élémentaire.

"Plusieurs journaux ont publié le titre: le gin-tonic amincit", explique Finoulst. "C'était basé sur une étude réalisée sur des souris. On leur donne un peu de gin-tonic et puis on les lâche dans un labyrinthe. Mais d'où venait l'étude ? La revue dans laquelle elle avait été publiée n'existait pas. L'étude avait été réalisée par la professeur Thisa Lye - 't is a lie, donc, c'est un mensonge en anglais'. La date de publication était le 1er avril. C'était donc une pure plaisanterie admise comme une vérité."

Pourtant, il ne s'agit pas toujours de mensonges faciles à percer à jour. "Nous savons par exemple que les groupes de lobby américains contre l'avortement continuent à propager une étude dépassée depuis longtemps", raconte Patrick Vankrunkelsven.

Il y a également l'entente difficile entre la médecine classique et alternative. "Pour les personnes atteintes d'affections banales, les médecines alternatives ne feront pas beaucoup de tort", estime Vankrunkelsven. "Les médecins classiques prescrivent d'ailleurs parfois un antibiotique pour un rhume ou surmédicalisent, et cela peut empirer la situation. Les chirurgiens quant à eux opèrent beaucoup trop. Tout n'est donc certainement pas mieux dans la médecine classique."

"Mais pour les affections graves telles qu'un cancer du sein, la situation est différente. Les patients sont parfois traités longtemps avec des thérapies alternatives, mais cela leur fait louper les bons soins. Et on sait qu'en cas de cancer, il vaut mieux commencer le traitement le plus rapidement possible."

"Et autre chose: si vous appliquez des traitements dont vous savez qu'ils ne fonctionnent pas, vous trompez le monde."

"La moitié des conseils santé qu'on trouve sur internet sont faux", déclare Marleen Finoulst, rédactrice en chef du magazine Bodytalk. C'est une boutade, mais qui est étayée par des recherches sur les informations trompeuses, peu nuancées ou carrément fausses en matière d'alimentation et de médecine. Sur internet, ce genre de croyances populaires se répand très rapidement, mais dans les médias aussi on trouve des histoires qui ne passent pas le factchecking le plus élémentaire. "Plusieurs journaux ont publié le titre: le gin-tonic amincit", explique Finoulst. "C'était basé sur une étude réalisée sur des souris. On leur donne un peu de gin-tonic et puis on les lâche dans un labyrinthe. Mais d'où venait l'étude ? La revue dans laquelle elle avait été publiée n'existait pas. L'étude avait été réalisée par la professeur Thisa Lye - 't is a lie, donc, c'est un mensonge en anglais'. La date de publication était le 1er avril. C'était donc une pure plaisanterie admise comme une vérité." Pourtant, il ne s'agit pas toujours de mensonges faciles à percer à jour. "Nous savons par exemple que les groupes de lobby américains contre l'avortement continuent à propager une étude dépassée depuis longtemps", raconte Patrick Vankrunkelsven.Il y a également l'entente difficile entre la médecine classique et alternative. "Pour les personnes atteintes d'affections banales, les médecines alternatives ne feront pas beaucoup de tort", estime Vankrunkelsven. "Les médecins classiques prescrivent d'ailleurs parfois un antibiotique pour un rhume ou surmédicalisent, et cela peut empirer la situation. Les chirurgiens quant à eux opèrent beaucoup trop. Tout n'est donc certainement pas mieux dans la médecine classique.""Mais pour les affections graves telles qu'un cancer du sein, la situation est différente. Les patients sont parfois traités longtemps avec des thérapies alternatives, mais cela leur fait louper les bons soins. Et on sait qu'en cas de cancer, il vaut mieux commencer le traitement le plus rapidement possible.""Et autre chose: si vous appliquez des traitements dont vous savez qu'ils ne fonctionnent pas, vous trompez le monde."