Des chiffres surprenants! Selon une étude menée par une équipe renommée de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris, la proportion de fumeurs parmi les personnes infectées au Sras-CoV-2 était faible. Sous-entendu: le tabac, via la nicotine, protégerait contre le virus....

Des chiffres surprenants! Selon une étude menée par une équipe renommée de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris, la proportion de fumeurs parmi les personnes infectées au Sras-CoV-2 était faible. Sous-entendu: le tabac, via la nicotine, protégerait contre le virus. L'affirmation fait l'objet, coup sur coup, de deux prépublications, en avril 2020. Excités, les auteurs conduisent même un essai thérapeutique "pour évaluer l'effet des patchs nicotiniques". Un essai financé à hauteur de 1,8 million d'euros par le ministère français de la Santé. L'écho est alors international. Des inquiets se précipitent en pharmacie pour faire des stocks de patchs. Des "achats panique" qui contraignent la France, dès le 23 avril, à en limiter les ventes. En fait, tout était bidon... Derrière l'"hypothèse nicotine" se trouve Philip Morris International et sa Fondation pour un monde sans fumée. Deux journalistes d'investigation, Stéphane Horel pour Le Monde et Ties Keyzer pour The Investigative Desk, viennent de révéler les liens financiers entre certains auteurs et les cigarettiers. Et, en conclusion, ce shoot de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) grillant l'"hypothèse nicotine": la clope " est responsable de huit millions de morts chaque année, dues aux maladies cardiovasculaires et pulmonaires, aux cancers, au diabète et à l'hypertension"...