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La Belgique investit dans un centre de tests de vaccins

Le gouvernement fédéral a débloqué 20 millions d’euros pour un projet visant à accélérer le développement de vaccins, unissant les universités d’Anvers et de Bruxelles, rapportent De Morgen, De Standaard et Le Soir lundi. La Belgique investit de la sorte pour se préparer à la prochaine pandémie, titre ce dernier quotidien.

Le Conseil des ministres a décidé durant le week-end d’investir 20 millions dans la création d’une Unité de lutte contre les maladies infectieuses. Elle réunira les expertises de l’Université libre de Bruxelles et de l’Université d’Anvers. Ce projet, d’un montant total de 40 millions d’euros, vise à doter la Belgique – et plus largement l’Europe – des armes nécessaires pour combattre l’émergence de la prochaine pandémie, en développant des outils qui permettront d’accélérer fortement le développement des vaccins et des tests. Les 20 autres millions viendront du privé, mais pas de l’industrie pharmaceutique.

La première et la plus novatrice composante de cette unité est la création, sur le site de l’université d’Anvers, d’une infrastructure pour accueillir des études cliniques d’inoculation humaine. « Les études par inoculation accélèrent le développement et l’évaluation des médicaments », explique Pierre Van Damme, directeur du Centre d’évaluation des vaccins de l’UAntwerpen.

L’autre composante du projet, c’est la création d’un nouveau laboratoire d’immunologie au sein de l’ULB. « En parallèle aux essais cliniques, il est essentiel d’analyser la réponse immunitaire induite par ce vaccin », poursuit Arnaud Marchant, directeur de l’Institut d’immunologie médicale de l’ULB et l’un des promoteurs du projet.

Ce laboratoire aura aussi une mission de veille – identifier les pathogènes émergents – et sera chargé de développer des outils appropriés de test dès qu’une épidémie se profile. Verra aussi le jour sur ce site, une unité pour mener des études de phase 2 en vaccinologie. L’objectif est de renforcer les capacités de la Belgique en matière d’essais cliniques « classiques » et de pallier un manque. Il n’existe aucun centre de ce type côté francophone, contre trois côté néerlandophone. Toutes ces nouvelles infrastructures seront prêtes début 2022.

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