Un rapport de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) montre une "image sombre" des jeunes Européens, révèle The Guardian. Un quart des adolescents en Angleterre et au Pays de Galles consomment des sucreries (bonbons, chocolat,...) tous les jours, tandis que 14% boivent un soda ou autre besoin sucré quotidiennement. Selon les auteurs du rapport, le taux d'obésité chez les adolescents européens est en augmentation. En dehors des paramètres de type alimentaire, il ressort également que les jeunes Européens passent 60% de leur temps en position assise. Ces résultats font partie d'une nouvelle grande étude sur l'obésité chez les adolescents en Europe, compilés par des chercheurs de l'université St Andrews pour le compte de l'OMS.

Pour Gauden Galea, directeur du département des maladies non transmissibles à l'OMS, trop de jeunes sont dans un cycle dangereux, écrit-il dans l'avant-propos qui accompagne le rapport : "la plupart des jeunes ne dépasseront pas l'obésité : environ quatre adolescents sur cinq qui sont obèses continueront d'avoir des problèmes de poids à l'âge adulte".

Un adolescent sur cinq en surpoids

Les problèmes sont les mêmes à travers toute l'Europe. Les jeunes mangent et boivent trop de sucre, et consomment trop peu de fruits et légumes. Ils passent également trop de temps assis, le plus souvent devant un écran d'ordinateur. Le niveau d'activité physique reste donc faible et diminue avec les années.

En Europe, 4% des adolescents sont obèses, révèlent les chiffres collectés par l'OMS. Plus interpellant : 19% d'entre eux sont en surpoids ou obèse. Ce sont les pays du sud de l'Europe et autour de la Méditerranée qui sont le plus concernés par la problématique. Mais pas uniquement : "ce qui particulièrement préoccupant, c'est que l'épidémie augmente dans les pays d'Europe de l'Est, où les taux sont historiquement inférieurs", s'inquiète le Dr. Zsuzsanna Jakab, directrice régionale de l'OMS pour l'Europe. Elle incite notamment les gouvernements à être plus ambitieux en la matière. Il s'agit en effet d'un problème majeur de santé publique, car les jeunes obèses ont également des risques supérieurs de développer des maladies chroniques.