Dans un communiqué publié mercredi, l'organisation humanitaire demande dès lors à la communauté internationale de développer et mettre en place dans cette région un plan accéléré afin d'augmenter le nombre de personnes suivant un traitement antirétroviral (ARV).

La région de l'Afrique centrale et occidentale comprend 25 pays - parmi lesquels la République centrafricaine, la République démocratique du Congo et la Guinée, qui ont été pris comme cas d'étude par MSF - et compte 6% de la population mondiale. Dans ces pays, "27% des décès sont liés au SIDA, 45% des enfants naissent avec le VIH et trois séropositifs sur quatre n'ont pas accès aux antirétroviraux", rapporte l'organisation.

"L'objectif mondial est de fournir un traitement à quinze millions de personnes supplémentaires vivant avec le VIH d'ici à 2020. Or, un tiers d'entre elles se trouvent dans cette région", explique le Dr. Eric Goemaere, référent VIH à MSF. "Laisser la maladie continuer sa propagation meurtrière en Afrique occidentale et centrale serait une grave faute stratégique, qui risquerait de compromettre l'objectif de contrôle du VIH/SIDA à l'échelle mondiale", poursuit-il.

MSF demande donc urgemment aux agences des Nations unies, aux bailleurs de fonds européens, au Fonds mondial, au Plan d'urgence du Président des États-Unis pour la lutte contre le SIDA (PEPFAR) et à la société civile d'entreprendre une action d'envergure en Afrique occidentale et centrale.

"Si la communauté internationale tient vraiment à vaincre le SIDA, elle doit élargir la portée du programme 'fast track' (programme accéléré) et d'urgence approvisionner en antirétroviraux les victimes du VIH/SIDA les plus négligées", estime le Dr. Mit Philips, conseillère en politiques de santé à MSF.

Selon le rapport de MSF, intitulé "Le Prix de l'oubli - Des millions de personnes en Afrique occidentale et centrale restent en marge de la lutte mondiale contre le VIH", les besoins sont largement sous-estimés dans la région, et les efforts restent insuffisants pour répondre à la crise de santé que représente le VIH. En cause: l'accès aux antirétroviraux qui y est particulièrement difficile. "La stigmatisation, les ruptures de stock de médicaments et de tests, les coûts élevés et des services lents, difficiles d'accès et de mauvaise qualité représentent autant d'obstacles que les personnes vivant avec le VIH doivent franchir. De plus, les crises récurrentes, comme les conflits ou les épidémies, réduisent encore davantage l'accès aux traitements contre le VIH", souligne l'association.

Le rapport de MSF recommande des changements majeurs de stratégies et de modèles de soins, en se basant à la fois sur les programmes ayant fait leurs preuves ailleurs dans le monde et sur de nouvelles approches, adaptées aux contextes où la couverture antirétrovirale est faible. Ce rapport est publié en marge de la conférence AfraVIH qui débute mercredi à Bruxelles.

Dans un communiqué publié mercredi, l'organisation humanitaire demande dès lors à la communauté internationale de développer et mettre en place dans cette région un plan accéléré afin d'augmenter le nombre de personnes suivant un traitement antirétroviral (ARV).La région de l'Afrique centrale et occidentale comprend 25 pays - parmi lesquels la République centrafricaine, la République démocratique du Congo et la Guinée, qui ont été pris comme cas d'étude par MSF - et compte 6% de la population mondiale. Dans ces pays, "27% des décès sont liés au SIDA, 45% des enfants naissent avec le VIH et trois séropositifs sur quatre n'ont pas accès aux antirétroviraux", rapporte l'organisation. "L'objectif mondial est de fournir un traitement à quinze millions de personnes supplémentaires vivant avec le VIH d'ici à 2020. Or, un tiers d'entre elles se trouvent dans cette région", explique le Dr. Eric Goemaere, référent VIH à MSF. "Laisser la maladie continuer sa propagation meurtrière en Afrique occidentale et centrale serait une grave faute stratégique, qui risquerait de compromettre l'objectif de contrôle du VIH/SIDA à l'échelle mondiale", poursuit-il. MSF demande donc urgemment aux agences des Nations unies, aux bailleurs de fonds européens, au Fonds mondial, au Plan d'urgence du Président des États-Unis pour la lutte contre le SIDA (PEPFAR) et à la société civile d'entreprendre une action d'envergure en Afrique occidentale et centrale. "Si la communauté internationale tient vraiment à vaincre le SIDA, elle doit élargir la portée du programme 'fast track' (programme accéléré) et d'urgence approvisionner en antirétroviraux les victimes du VIH/SIDA les plus négligées", estime le Dr. Mit Philips, conseillère en politiques de santé à MSF. Selon le rapport de MSF, intitulé "Le Prix de l'oubli - Des millions de personnes en Afrique occidentale et centrale restent en marge de la lutte mondiale contre le VIH", les besoins sont largement sous-estimés dans la région, et les efforts restent insuffisants pour répondre à la crise de santé que représente le VIH. En cause: l'accès aux antirétroviraux qui y est particulièrement difficile. "La stigmatisation, les ruptures de stock de médicaments et de tests, les coûts élevés et des services lents, difficiles d'accès et de mauvaise qualité représentent autant d'obstacles que les personnes vivant avec le VIH doivent franchir. De plus, les crises récurrentes, comme les conflits ou les épidémies, réduisent encore davantage l'accès aux traitements contre le VIH", souligne l'association. Le rapport de MSF recommande des changements majeurs de stratégies et de modèles de soins, en se basant à la fois sur les programmes ayant fait leurs preuves ailleurs dans le monde et sur de nouvelles approches, adaptées aux contextes où la couverture antirétrovirale est faible. Ce rapport est publié en marge de la conférence AfraVIH qui débute mercredi à Bruxelles.