L'Agence pourrait émettre une recommandation pour la mi-mars si les données d'efficacité, de sécurité et de qualité du vaccin sont suffisamment établies. Si la Commission européenne valide cette recommandation, il s'agira du quatrième vaccin anti-Covid-19 autorisé dans l'UE après ceux de BioNTech/Pfizer, Moderna et Astrazeneca/Oxford.

Pour accélérer la procédure, l'EMA examine depuis un certain temps déjà le développement du candidat-vaccin de Janssen dans le cadre d'une procédure en continu, sur base de données fournies par la firme.

Le "COVID-19 Vaccine Janssen" fonctionne à l'aide d'un adénovirus comme c'est le cas de l'Astrazeneca, à la différence des vaccins BioNTech/Pfizer et Moderna qui fonctionnent avec la technologique à ARN messager.

Cet adénovirus, incapable de se reproduire et de provoquer des maladies, a été modifié pour contenir le gène permettant de fabriquer la protéine présente à la surface du SARS-CoV-2, dont le virus a besoin pour pénétrer dans les cellules, explique l'EMA dans un communiqué. Une fois inoculé, le vaccin délivre le gène de cette protéine dans les cellules, qui l'utiliseront pour produire la protéine. Le système immunitaire de la personne vaccinée identifiera alors cette protéine comme étrangère, produira des anticorps et activera les globules blancs pour l'attaquer. Si, plus tard, la personne entre en contact avec le SARS-CoV-2, son système immunitaire reconnaîtra les protéines et défendra l'organisme contre le virus.

Il revient désormais au comité des médicaments à usage humain de l'EMA d'évaluer le candidat-vaccin.

Deux avantages de taille

Fin janvier, Janssen avait indiqué, sur la base de tests menés sur près 44.000 personnes dans huit pays, que celui-ci offrait une protection de 66% contre le coronavirus et était efficace à 85% pour prévenir les formes graves de la maladie. Ces 66% sont inférieurs aux plus de 90% des vaccins déjà approuvés de Pfizer/BioNTech et Moderna.

Mais le vaccin de Janssen est particulièrement attendu car il présente deux avantages non négligeables en termes logistiques: il peut être stocké à des températures de réfrigérateur plutôt que de congélateur, ce qui facilitera considérablement sa distribution, et il ne s'administre qu'en une seule dose.

La Commission européenne a conclu un contrat d'achat anticipé avec Janssen pour 200 millions de doses, avec 200 millions de plus en option. La Belgique en a commandé 5 millions. Cent millions de doses doivent être livrées d'ici juin si le vaccin est autorisé.

L'Agence pourrait émettre une recommandation pour la mi-mars si les données d'efficacité, de sécurité et de qualité du vaccin sont suffisamment établies. Si la Commission européenne valide cette recommandation, il s'agira du quatrième vaccin anti-Covid-19 autorisé dans l'UE après ceux de BioNTech/Pfizer, Moderna et Astrazeneca/Oxford. Pour accélérer la procédure, l'EMA examine depuis un certain temps déjà le développement du candidat-vaccin de Janssen dans le cadre d'une procédure en continu, sur base de données fournies par la firme.Le "COVID-19 Vaccine Janssen" fonctionne à l'aide d'un adénovirus comme c'est le cas de l'Astrazeneca, à la différence des vaccins BioNTech/Pfizer et Moderna qui fonctionnent avec la technologique à ARN messager. Cet adénovirus, incapable de se reproduire et de provoquer des maladies, a été modifié pour contenir le gène permettant de fabriquer la protéine présente à la surface du SARS-CoV-2, dont le virus a besoin pour pénétrer dans les cellules, explique l'EMA dans un communiqué. Une fois inoculé, le vaccin délivre le gène de cette protéine dans les cellules, qui l'utiliseront pour produire la protéine. Le système immunitaire de la personne vaccinée identifiera alors cette protéine comme étrangère, produira des anticorps et activera les globules blancs pour l'attaquer. Si, plus tard, la personne entre en contact avec le SARS-CoV-2, son système immunitaire reconnaîtra les protéines et défendra l'organisme contre le virus. Il revient désormais au comité des médicaments à usage humain de l'EMA d'évaluer le candidat-vaccin.Deux avantages de taille Fin janvier, Janssen avait indiqué, sur la base de tests menés sur près 44.000 personnes dans huit pays, que celui-ci offrait une protection de 66% contre le coronavirus et était efficace à 85% pour prévenir les formes graves de la maladie. Ces 66% sont inférieurs aux plus de 90% des vaccins déjà approuvés de Pfizer/BioNTech et Moderna. Mais le vaccin de Janssen est particulièrement attendu car il présente deux avantages non négligeables en termes logistiques: il peut être stocké à des températures de réfrigérateur plutôt que de congélateur, ce qui facilitera considérablement sa distribution, et il ne s'administre qu'en une seule dose. La Commission européenne a conclu un contrat d'achat anticipé avec Janssen pour 200 millions de doses, avec 200 millions de plus en option. La Belgique en a commandé 5 millions. Cent millions de doses doivent être livrées d'ici juin si le vaccin est autorisé.