"Il peut y avoir et il y aura un quatrième dose de vaccin." C'est ce qu'a déclaré ce mercredi le biostatisticien Geert Molenberghs de l'université de Hasselt et de la KULeuven lors d'un échange au Parlement flamand. Il a été rejoint par le virologue Johan Neyts. "J'ai beaucoup évolué dans ma réflexion à ce sujet au cours des derniers mois. La quatrième dose viendra", insiste Molenberghs, car, selon lui, la troisième dose n'a pas encore été spécifiquement adaptée au variant Omicron. D'autres adaptations pourraient également être nécessaires à l'avenir.

Mesures supplémentaires

"Nous n'allons pas réussir à stopper complètement les infections avec les boosters", a-t-il déclaré, "mais vous pouvez constater les effets très importants sur l'hospitalisation, les soins intensifs et la mortalité. C'est de ça qu'il s'agit. Pour le reste, nous avons besoin de mesures supplémentaires." Geert Molenberghs pense que les masques buccaux et la restriction des contacts reviendront donc régulièrement.

Interrogé dans l'émission Déclic ce mardi, l'épidémiologiste Marius Gilbert analysait la stratégie actuelle. "La stratégie du tout-vaccinal est trop courte face aux variants éventuels. Tout baser sur la stratégie de la vaccinal a un certain nombre de limites et de risques. Il faut peut-être découpler le mode de pensées. Regarder d'une part ce qu'on peut faire pour ralentir et limiter la transmission. Et là on voit bien que le vaccin n'est pas suffisant et qu'à côté du vaccin, il faut maintenir et développer un certain nombre d'instruments. Et à côté de cela, il y a la vaccination qui a une fonction de protection."

Johan Neyts prévoit également que des cycles de vaccination suivront après la troisième dose. "Je le crains", a-t-il déclaré ce mercredi. "Pfizer et Moderna travaillent à l'adaptation de leurs vaccins. Ils devraient les terminer d'ici le début du mois de mars." Cependant, le virologue ne pense pas qu'un nouveau vaccin devra être développé pour chaque nouveau variant. "Avec le temps, il sera probablement possible de développer un vaccin Covid plus universel. On dispose déjà de nombreuses connaissances sur la manière de développer des anticorps capables de neutraliser des coronavirus plus larges".

Le potentiel des médicaments

En outre, M. Neyts voit un grand potentiel dans les médicaments Covid, car les premiers tests montrent que la résistance à ces médicaments ne se développe que très lentement. "Mon sentiment est qu'en 2022, nous devrions réserver les médicaments antiviraux aux personnes les plus vulnérables. Ensuite, nous verrons comment le déployer davantage en 2023." Les deux professeurs ont en outre exprimé au parlement flamand leur soutien aux mesures destinées aux enfants des écoles primaires, telles que les masques buccaux et une éventuelle vaccination. "Grâce aux masques buccaux, nous voyons très clairement que la courbe ascendante entre deux ans et dix à onze ans est plafonnée", a déclaré M. Molenberghs.

"Il peut y avoir et il y aura un quatrième dose de vaccin." C'est ce qu'a déclaré ce mercredi le biostatisticien Geert Molenberghs de l'université de Hasselt et de la KULeuven lors d'un échange au Parlement flamand. Il a été rejoint par le virologue Johan Neyts. "J'ai beaucoup évolué dans ma réflexion à ce sujet au cours des derniers mois. La quatrième dose viendra", insiste Molenberghs, car, selon lui, la troisième dose n'a pas encore été spécifiquement adaptée au variant Omicron. D'autres adaptations pourraient également être nécessaires à l'avenir. "Nous n'allons pas réussir à stopper complètement les infections avec les boosters", a-t-il déclaré, "mais vous pouvez constater les effets très importants sur l'hospitalisation, les soins intensifs et la mortalité. C'est de ça qu'il s'agit. Pour le reste, nous avons besoin de mesures supplémentaires." Geert Molenberghs pense que les masques buccaux et la restriction des contacts reviendront donc régulièrement.Interrogé dans l'émission Déclic ce mardi, l'épidémiologiste Marius Gilbert analysait la stratégie actuelle. "La stratégie du tout-vaccinal est trop courte face aux variants éventuels. Tout baser sur la stratégie de la vaccinal a un certain nombre de limites et de risques. Il faut peut-être découpler le mode de pensées. Regarder d'une part ce qu'on peut faire pour ralentir et limiter la transmission. Et là on voit bien que le vaccin n'est pas suffisant et qu'à côté du vaccin, il faut maintenir et développer un certain nombre d'instruments. Et à côté de cela, il y a la vaccination qui a une fonction de protection."Johan Neyts prévoit également que des cycles de vaccination suivront après la troisième dose. "Je le crains", a-t-il déclaré ce mercredi. "Pfizer et Moderna travaillent à l'adaptation de leurs vaccins. Ils devraient les terminer d'ici le début du mois de mars." Cependant, le virologue ne pense pas qu'un nouveau vaccin devra être développé pour chaque nouveau variant. "Avec le temps, il sera probablement possible de développer un vaccin Covid plus universel. On dispose déjà de nombreuses connaissances sur la manière de développer des anticorps capables de neutraliser des coronavirus plus larges". En outre, M. Neyts voit un grand potentiel dans les médicaments Covid, car les premiers tests montrent que la résistance à ces médicaments ne se développe que très lentement. "Mon sentiment est qu'en 2022, nous devrions réserver les médicaments antiviraux aux personnes les plus vulnérables. Ensuite, nous verrons comment le déployer davantage en 2023." Les deux professeurs ont en outre exprimé au parlement flamand leur soutien aux mesures destinées aux enfants des écoles primaires, telles que les masques buccaux et une éventuelle vaccination. "Grâce aux masques buccaux, nous voyons très clairement que la courbe ascendante entre deux ans et dix à onze ans est plafonnée", a déclaré M. Molenberghs.