Ticket de métro, échancré ou intégral? À en croire Metro, mieux vaut ne pas s'épiler le maillot du tout. "Certaines coupes sont plus saines que d'autres", écrit le quotidien. "Il est prouvé que les adeptes du naturel sont mieux protégées contre les maladies comme l'herpès et la chlamydia. Une déclaration approuvée par les médecins. "Les poils permettent de se protéger contre les germes pathogènes, car le contact entre les parties intimes et les sous-vêtements peut provoquer des irritations et des infections ", explique la gynécologue américaine Donnica Moore.
...

Ticket de métro, échancré ou intégral? À en croire Metro, mieux vaut ne pas s'épiler le maillot du tout. "Certaines coupes sont plus saines que d'autres", écrit le quotidien. "Il est prouvé que les adeptes du naturel sont mieux protégées contre les maladies comme l'herpès et la chlamydia. Une déclaration approuvée par les médecins. "Les poils permettent de se protéger contre les germes pathogènes, car le contact entre les parties intimes et les sous-vêtements peut provoquer des irritations et des infections ", explique la gynécologue américaine Donnica Moore.Metro ne cite pas l'étude en question, mais un article en ligne du magazine américain Health suggère qu'il s'agit d'une étude parue en 2016 dans la revue spécialisée British Medical Journal (BMJ). Cette étude réalisée auprès de 7 500 Américains démontre que les personnes qui se rasent les poils pubiens contractent davantage de MST (maladies sexuellement transmissibles). Mais est-ce dû à la forme du maillot? Ou alors les "aventureux" de l'épilation le sont-ils également sur le plan sexuel, ce qui expliquerait le lien ? C'est probablement la dernière assertion qui est la bonne, estime Sandra Van den Eynde, du centre flamand pour la Santé sexuelle, Sensoa. "Dans le vagin, il y a des bactéries et des champignons qui font office de défenses naturelles contre les dangers extérieurs. Mais poils pubiens ou non, cette défense naturelle n'est pas résistante contre l'herpès (un virus) et la chlamydia (une bactérie)."Contre la chlamydia, il n'y a que le préservatif qui est efficace. Il ne l'est que partiellement contre l'herpès, car ces plaies peuvent aussi se trouver autour des organes génitaux et de l'anus, dit Van den Eynde.Bien qu'il n'ait pas été prouvé qu'un "maillot naturel" protège mieux contre les MST, elle préconise tout de même le duvet génital. Garder les poils pubiens, courts ou longs est sain. Tout d'abord, cela assure la ventilation. Les poils pubiens empêchent la température de monter trop haut et vos défenses naturelles de s'embrouiller, par exemple en portant des vêtements serrés. Ils protègent également contre les blessures par frottement, par exemple pendant les rapports sexuels."Quand on se rase les poils pubiens, on a "une flore différente ", complète le professeur de médecine générale, Dirk Avonts (Université de Gand). Toutefois, on ne sait pas si cela a un effet sur la santé et, dans l'affirmative, de quoi il s'agit. Ce que nous savons, c'est que dès qu'on a un demi-centimètre de poils pubiens, on a la flore naturelle qu'il faut"."Pratiquement toutes les méthodes d'épilation du pubis abîment la peau", avance la sexologue Kaat Bollen, auteur d'un livre sur les poils pubiens et coauteur d'un article scientifique en préparation. "Cela cause des blessures et augmente le risque d'inflammation." Kaat Bollen et Sofia Prekatsounaki (KU Leuven) font état d'une enquête en ligne 'non représentative, mais large' réalisée auprès de 4400 Flamands en 2011. Dans ce rapport, 39 % des hommes indiquent qu'ils se rasent les poils pubiens d'une façon ou d'une autre. Pour les femmes, ce pourcentage atteint les 80 %. "Tant les hommes que les femmes se disent sexuellement plus satisfaits lorsque leurs partenaires se rasent les poils pubiens", dit Prekatsounaki. "Le maillot naturel est-il sain? Cela dépend de ce que vous entendez par 'sain', n'est-ce pas ?"