Alain Cocq souffre d'une maladie extrêmement rare, les parois de ses artères se collent, entraînant une ischémie (arrêt ou insuffisance de la circulation du sang dans un tissu ou un organe).

Perclus de douleurs depuis des années, cloué au lit et de plus en plus diminué, M. Cocq souhaitait être autorisé à la sédation profonde, mais cette dernière n'est actuellement permise par la loi française sur la fin de vie, dite loi Leonetti, qu'à quelques heures d'une mort certaine.

"J'ai décidé de dire stop", expliquait récemment à l'AFP M. Cocq, en racontant son calvaire: neuf opérations en quatre ans, des décharges électriques dans le corps "toutes les deux-trois secondes", des intestins "qui se vident dans une poche"... "Je n'ai plus de vie digne".

M. Cocq avait écrit à l'Elysée pour demander que le président Macron autorise un médecin à lui prescrire un barbiturique, afin qu'il puisse "partir en paix".

"Parce que je ne me situe pas au-dessus des lois, je ne suis pas en mesure d'accéder à votre demande", a écrit Emmanuel Macron dans une lettre à M. Cocq dont l'AFP a obtenu copie. "Je ne peux demander à quiconque d'outrepasser notre cadre légal actuel", écrit le président.

"Avec tout mon soutien personnel et mon profond respect"

Faute d'être autorisé à mourir, M. Cocq a donc confirmé son intention de se laisser mourir en cessant toute alimentation, hydratation et traitement, sauf de confort, dès ce vendredi "au coucher".

"Avec émotion, je respecte cette démarche", a écrit M. Macron dans sa lettre, qui porte une mention manuscrite: "avec tout mon soutien personnel et mon profond respect".

Afin de "montrer aux Français ce qu'est l'agonie obligée par la loi Leonetti", Alain Cocq diffusera sa fin de vie, dont il estime qu'elle durera "quatre-cinq jours", dès samedi matin au réveil, "en direct sur (sa) page Facebook".

Il espère ainsi que son combat lui survivra afin que, plus tard, une nouvelle loi soit adoptée pour permettre "le soin ultime", c'est-à-dire celui qui permet d'abréger des "souffrances inhumaines". "Mon combat va s'inscrire dans la durée", assure-t-il.

Alain Cocq souffre d'une maladie extrêmement rare, les parois de ses artères se collent, entraînant une ischémie (arrêt ou insuffisance de la circulation du sang dans un tissu ou un organe).Perclus de douleurs depuis des années, cloué au lit et de plus en plus diminué, M. Cocq souhaitait être autorisé à la sédation profonde, mais cette dernière n'est actuellement permise par la loi française sur la fin de vie, dite loi Leonetti, qu'à quelques heures d'une mort certaine."J'ai décidé de dire stop", expliquait récemment à l'AFP M. Cocq, en racontant son calvaire: neuf opérations en quatre ans, des décharges électriques dans le corps "toutes les deux-trois secondes", des intestins "qui se vident dans une poche"... "Je n'ai plus de vie digne".M. Cocq avait écrit à l'Elysée pour demander que le président Macron autorise un médecin à lui prescrire un barbiturique, afin qu'il puisse "partir en paix"."Parce que je ne me situe pas au-dessus des lois, je ne suis pas en mesure d'accéder à votre demande", a écrit Emmanuel Macron dans une lettre à M. Cocq dont l'AFP a obtenu copie. "Je ne peux demander à quiconque d'outrepasser notre cadre légal actuel", écrit le président.Faute d'être autorisé à mourir, M. Cocq a donc confirmé son intention de se laisser mourir en cessant toute alimentation, hydratation et traitement, sauf de confort, dès ce vendredi "au coucher"."Avec émotion, je respecte cette démarche", a écrit M. Macron dans sa lettre, qui porte une mention manuscrite: "avec tout mon soutien personnel et mon profond respect".Afin de "montrer aux Français ce qu'est l'agonie obligée par la loi Leonetti", Alain Cocq diffusera sa fin de vie, dont il estime qu'elle durera "quatre-cinq jours", dès samedi matin au réveil, "en direct sur (sa) page Facebook".Il espère ainsi que son combat lui survivra afin que, plus tard, une nouvelle loi soit adoptée pour permettre "le soin ultime", c'est-à-dire celui qui permet d'abréger des "souffrances inhumaines". "Mon combat va s'inscrire dans la durée", assure-t-il.