Le risque de voir le virus débarquer en Belgique n'est pas pris à la légère. D'autant qu'en dehors de l'Afrique de l'Ouest, notre pays est l'un des plus exposés : Brussels Airlines est la seule compagnie aérienne au monde qui dessert encore les trois pays africains touchés par l'épidémie, à savoir la Guinée-Conakry, le Sierra-Leone et le Libéria.

Sommes-nous prêts, le cas échéant, à affronter le virus à l'intérieur de nos frontières? "Les barrières sont solides, soutient Sven Heyndrickx du SPF Santé. Dans les aéroports des pays affectés, chaque passager est contrôlé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) avant d'embarquer dans un avion. Un thermo-scan permet de détecter ceux qui auraient de la fièvre, premier symptôme d'Ebola." Cela dit, les symptômes ne se déclarent pas pendant la période d'incubation de la maladie, soit entre 8 et 21 jours selon les cas. Un passager peut donc très bien arriver à Zaventem avec le virus sans encore être contagieux ni repérable. "La majorité des passagers en provenance de ces pays sont en transit ou en transfert vers une autre destination, ce qui réduit encore le risque pour la Belgique", selon Florence Muls, de Brussels Airport.

Quant au personnel de bord de Brussels Airlines, il a été briefé sur la maladie et surtout il ne reste jamais dormir dans les capitales des pays à risque. "Même si un avion tombe en panne et nécessite une escale de 24 heures le temps d'acheminer une pièce, nous avons prévu un avion de réserve dans un pays voisin pour venir chercher les pilotes et les hôtesses", confie Geert Sciot, de la compagnie aérienne belge.

Sur le sol belge, tous les hôpitaux et les médecins généralistes du royaume ont été sensibilisés par le SPF, début septembre, au dépistage du virus. En principe, chaque patient fiévreux est interrogé sur ses éventuels voyages récents. Les cas suspects seront pris en charge par les hôpitaux universitaires. Ceux-ci ont reçu, en août, une procédure standard à suivre du Conseil supérieur de la santé. Et à l'hôpital Erasme de Bruxelles, entre autres, on est paré : médicaments, équipement, infrastructures (chambre d'isolement, sas, etc), mesures exceptionnelles sont bel et bien prévus.

  • Le reportage et le détail des dispositions dans Le Vif/L'Express de cette semaine
Le risque de voir le virus débarquer en Belgique n'est pas pris à la légère. D'autant qu'en dehors de l'Afrique de l'Ouest, notre pays est l'un des plus exposés : Brussels Airlines est la seule compagnie aérienne au monde qui dessert encore les trois pays africains touchés par l'épidémie, à savoir la Guinée-Conakry, le Sierra-Leone et le Libéria. Sommes-nous prêts, le cas échéant, à affronter le virus à l'intérieur de nos frontières? "Les barrières sont solides, soutient Sven Heyndrickx du SPF Santé. Dans les aéroports des pays affectés, chaque passager est contrôlé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) avant d'embarquer dans un avion. Un thermo-scan permet de détecter ceux qui auraient de la fièvre, premier symptôme d'Ebola." Cela dit, les symptômes ne se déclarent pas pendant la période d'incubation de la maladie, soit entre 8 et 21 jours selon les cas. Un passager peut donc très bien arriver à Zaventem avec le virus sans encore être contagieux ni repérable. "La majorité des passagers en provenance de ces pays sont en transit ou en transfert vers une autre destination, ce qui réduit encore le risque pour la Belgique", selon Florence Muls, de Brussels Airport. Quant au personnel de bord de Brussels Airlines, il a été briefé sur la maladie et surtout il ne reste jamais dormir dans les capitales des pays à risque. "Même si un avion tombe en panne et nécessite une escale de 24 heures le temps d'acheminer une pièce, nous avons prévu un avion de réserve dans un pays voisin pour venir chercher les pilotes et les hôtesses", confie Geert Sciot, de la compagnie aérienne belge.Sur le sol belge, tous les hôpitaux et les médecins généralistes du royaume ont été sensibilisés par le SPF, début septembre, au dépistage du virus. En principe, chaque patient fiévreux est interrogé sur ses éventuels voyages récents. Les cas suspects seront pris en charge par les hôpitaux universitaires. Ceux-ci ont reçu, en août, une procédure standard à suivre du Conseil supérieur de la santé. Et à l'hôpital Erasme de Bruxelles, entre autres, on est paré : médicaments, équipement, infrastructures (chambre d'isolement, sas, etc), mesures exceptionnelles sont bel et bien prévus.