D'après le rapport "danger in the air" publié en 2017 par Unicef, 17 millions d'enfants de moins d'un an vivraient dans des régions dont la pollution atmosphérique est plus de six fois supérieure aux limites internationales. Ces enfants respirent donc un air toxique qui peut endommager le tissu cérébral qui est nécessaire pour le développement cognitif et qui lui, s'il ne se fait pas correctement, peut aller jusqu'à engendrer des retards mentaux.

L'OMS (Organisation mondiale de la Santé) affirme que 9 personnes sur 10 respirent un air fortement pollué. Selon notre-planète.info, la pollution atmosphérique causerait plus de 7 millions de morts par an dans le monde.

En 2017, une étude menée à Barcelone et publiée dans Environnemental Pollution faisait déjà le lien entre l'exposition à la pollution et la baisse de mémoire de travail chez les enfants. D'après les résultats, la pollution atmosphérique ralentirait la mémoire de travail de 4 à 5% chez les enfants.

En Angleterre, une étude réalisée par des chercheurs de l'Université de Warwick démontre que les personnes vivant dans des zones polluées ont plus facilement des problèmes de mémoire que ceux qui vivent dans des zones plus saines. Les chercheurs britanniques ont fait appel à plusieurs milliers de personnes réparties dans des zones géographiques différentes afin de tester l'impact de la pollution sur leur mémoire en prenant en compte leur âge, leur niveau d'éducation et les autres critères représentatifs de chaque participant. Les résultats étaient assez inquiétants : ils montrent que la mémoire des personnes vivant dans des zones polluées est équivalente à la mémoire d'une personne dix fois plus âgée.

On savait déjà que la pollution pouvait engendrer des problèmes cardiovasculaires et respiratoires, mais après ces différentes études, nous avons des raisons de penser qu'elle est également néfaste pour le cerveau.

Auteure: Margaux Glamocic