Notre système de santé repose essentiellement sur le séjour hospitalier, ressort-il de cette étude qui a comparé les données belges à celles d'une dizaine de pays européens. Résultat, les lits aigus, c'est-à-dire dédiés en principe aux cas de chirurgie, pédiatrie, médecine interne, accouchements, etc., sont aussi occupés par des patients "ventouses", âgés, atteints de maladies chroniques ou mentales. Dans le détail, l'étude d'Antares Consulting nous apprend que "5% des lits aigus sont occupés par des patients souffrant de pathologies chroniques telles que le diabète, une BPCO (conjonction de maladies pulmonaires) ou une insuffisance cardiaque. Dix-sept pourcent des lits sont occupés par des patients admis plus de trois fois au cours de la dernière année. Enfin, 19% des lits sont occupés par des patients admis depuis plus de 30 jours". Cette analyse de l'utilisation des lits en milieu hospitalier révèle la croissance du volume de patients pour lesquels la prise en charge n'est pas adaptée, selon Eduard Portella directeur d'Antares Consulting, qui ajoute qu'"il faut repenser le modèle". "Or, l'intégration des soins offre une belle alternative, intéressante d'un point de vue financier - car elle permettra une meilleure répartition des coûts et peut-être même une diminution des dépenses publiques -, mais aussi pour le patient, dont le traitement sera plus efficace", poursuit E. Portella. En ce sens, l'étude préconise "de véritables réseaux (services sociaux, de santé, ...) qui intègrent l'amont et l'aval à l'hospitalisation, mêlent des thérapies différentes mais complémentaires (soins infirmiers, médecin spécialiste, kinésithérapeute, soins personnels tels que pédicure, aidant proche...), et assurent la continuité des soins". L'hospitalisation à domicile et les trajets de soins personnalisés doivent également être encouragés. Enfin, tout ce qui participe à une meilleure utilisation de la capacité des lits existants, en travaillant sur leur gestion centralisée et les admissions évitables, participe à l'amélioration d'un système de santé en pleine mutation, conclut le rapport.

Notre système de santé repose essentiellement sur le séjour hospitalier, ressort-il de cette étude qui a comparé les données belges à celles d'une dizaine de pays européens. Résultat, les lits aigus, c'est-à-dire dédiés en principe aux cas de chirurgie, pédiatrie, médecine interne, accouchements, etc., sont aussi occupés par des patients "ventouses", âgés, atteints de maladies chroniques ou mentales. Dans le détail, l'étude d'Antares Consulting nous apprend que "5% des lits aigus sont occupés par des patients souffrant de pathologies chroniques telles que le diabète, une BPCO (conjonction de maladies pulmonaires) ou une insuffisance cardiaque. Dix-sept pourcent des lits sont occupés par des patients admis plus de trois fois au cours de la dernière année. Enfin, 19% des lits sont occupés par des patients admis depuis plus de 30 jours". Cette analyse de l'utilisation des lits en milieu hospitalier révèle la croissance du volume de patients pour lesquels la prise en charge n'est pas adaptée, selon Eduard Portella directeur d'Antares Consulting, qui ajoute qu'"il faut repenser le modèle". "Or, l'intégration des soins offre une belle alternative, intéressante d'un point de vue financier - car elle permettra une meilleure répartition des coûts et peut-être même une diminution des dépenses publiques -, mais aussi pour le patient, dont le traitement sera plus efficace", poursuit E. Portella. En ce sens, l'étude préconise "de véritables réseaux (services sociaux, de santé, ...) qui intègrent l'amont et l'aval à l'hospitalisation, mêlent des thérapies différentes mais complémentaires (soins infirmiers, médecin spécialiste, kinésithérapeute, soins personnels tels que pédicure, aidant proche...), et assurent la continuité des soins". L'hospitalisation à domicile et les trajets de soins personnalisés doivent également être encouragés. Enfin, tout ce qui participe à une meilleure utilisation de la capacité des lits existants, en travaillant sur leur gestion centralisée et les admissions évitables, participe à l'amélioration d'un système de santé en pleine mutation, conclut le rapport.