"C'est un problème", reconnaît Paul De Munck, vice-président du Groupement belge des omnipraticiens (GBO), nous avons effectivement de plus en plus d'échos en ce sens, en tout cas plus que de coutume, et c'est inadmissible. Cela signifie que ces médecins-là ne comprennent pas la gravité de prescrire un certificat médical de complaisance. Le phénomène n'est pas nouveau, mais il reste totalement inacceptable et inexcusable, malgré les demandes pressantes ou agressives de certains patients. Je ne peux pas l'admettre."

"Il est difficile de connaître l'ampleur du problème. Je ne suis pas étonné que cela arrive, je n'ai cependant pas le sentiment que cela soit fort répandu", commente pour sa part le docteur Thomas Orban, médecin généraliste et président honoraire de la SSMG (Société scientifique de médecine générale).

Dans les jours à venir, la cellule Covid du Collège de médecine générale francophone devrait rappeler les bonnes pratiques à respecter.

Un praticien qui prescrit un certificat de complaisance pour solliciter la bienveillance de son patient peut être poursuivi pour faux en écriture, faux certificat et usage de faux. Il risque de 8 jours à deux ans d'emprisonnement et jusqu'à 2.000 euros d'amende.

De 2005 à 2019, 800 plaintes pour certificats de complaisance et faux sont remontées jusqu'à l'Ordre national des médecins. En moyenne, un médecin est sanctionné chaque semaine.

"Le médecin ne tente pas de faire de l'argent, mais il veut rendre service à des gens dans leur cadre professionnel, scolaire ou lors d'un divorce conflictuel", précise Michel Deneyer, le vice-président de l'Ordre. "On n'a pas encore vu remonter des plaintes concernant les tests PCR, cela arrivera peut-être (...). Nous insistons beaucoup sur les conséquences déontologiques et juridiques de tels dérapages et nous sensibilisons fortement les futurs médecins à ce sujet".

"C'est un problème", reconnaît Paul De Munck, vice-président du Groupement belge des omnipraticiens (GBO), nous avons effectivement de plus en plus d'échos en ce sens, en tout cas plus que de coutume, et c'est inadmissible. Cela signifie que ces médecins-là ne comprennent pas la gravité de prescrire un certificat médical de complaisance. Le phénomène n'est pas nouveau, mais il reste totalement inacceptable et inexcusable, malgré les demandes pressantes ou agressives de certains patients. Je ne peux pas l'admettre." "Il est difficile de connaître l'ampleur du problème. Je ne suis pas étonné que cela arrive, je n'ai cependant pas le sentiment que cela soit fort répandu", commente pour sa part le docteur Thomas Orban, médecin généraliste et président honoraire de la SSMG (Société scientifique de médecine générale). Dans les jours à venir, la cellule Covid du Collège de médecine générale francophone devrait rappeler les bonnes pratiques à respecter. Un praticien qui prescrit un certificat de complaisance pour solliciter la bienveillance de son patient peut être poursuivi pour faux en écriture, faux certificat et usage de faux. Il risque de 8 jours à deux ans d'emprisonnement et jusqu'à 2.000 euros d'amende. De 2005 à 2019, 800 plaintes pour certificats de complaisance et faux sont remontées jusqu'à l'Ordre national des médecins. En moyenne, un médecin est sanctionné chaque semaine. "Le médecin ne tente pas de faire de l'argent, mais il veut rendre service à des gens dans leur cadre professionnel, scolaire ou lors d'un divorce conflictuel", précise Michel Deneyer, le vice-président de l'Ordre. "On n'a pas encore vu remonter des plaintes concernant les tests PCR, cela arrivera peut-être (...). Nous insistons beaucoup sur les conséquences déontologiques et juridiques de tels dérapages et nous sensibilisons fortement les futurs médecins à ce sujet".