Une réunion de crise a été organisée mercredi entre les responsables de l'agriculture du pays, et la ministre néerlandaise de l'Agriculture, Carola Schouten, a ordonné la création d'un site internet gouvernemental visant à répondre aux questions les plus courantes sur ces chenilles indésirables.

"C'est la première fois que nous sommes confrontés à une invasion d'une telle ampleur", a déclaré Bastiaan Meerburg, directeur du Centre néerlandais d'expertise sur les nuisibles et la faune.

"Dans certains endroits, (le nombre de) chenilles a plus que triplé", a-t-il expliqué à l'AFP.

Deux écoles primaires, dont des élèves et des professeurs ont été en contact avec des chenilles, ont été provisoirement fermées près de la ville portuaire de Rotterdam (ouest), et des tournois de hockey ont été annulés à Veenendal(centre), en raison de la présence de nids.

Les personnes ayant été en contact avec les chenilles se plaignent d'éruptions cutanées, d'essoufflement ou encore de vomissements.

La processionnaire du chêne a toujours été présente aux Pays-Bas, mais l'espèce a proliféré en raison du changement climatique, se déplaçant petit à petit vers le nord au cours des deux dernières décennies.

De plus en plus de chênes ont également été plantés ces dernières années. Selon les experts, un déclin dans le nombre des ennemis naturels des chenilles pourrait aussi avoir joué un rôle.

"Les seuls endroits désormais non infestés sont les îles Wadden, qui sont situées au nord de la côte néerlandaise", a indiqué Bastiaan Meerburg.

Un certain répit se profile cependant pour les Néerlandais: à la mi-juillet, les chenilles devraient rentrer dans leur cocon avant de se transformer en mites.

Leurs nids et leurs poils -- qui peuvent perdurer jusqu'à sept ans et supporter des températures allant jusqu'à 600 degrés Celsius -- restent toutefois intacts et doivent être enlevés avec un aspirateur industriel spécial.