Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs ont utilisé un modèle informatique reprenant des données démographiques, des estimations épidémiologiques et des données GSM anonymes. Ce modèle a analysé où les gens se sont rendus, combien de temps ils y sont restés et combien de personnes se trouvaient dans le lieu où ils sont allés. Sans surprise, la plupart des contaminations ont eu lieu dans les lieux clos où de nombreuses personnes ont passé beaucoup de temps.

Sans surprise, aux Etats-Unis, la plupart des contaminations ont eu lieu dans les lieux clos où de nombreuses personnes ont passé beaucoup de temps.

Entre mars et mai, le système - qui tient également compte des caractéristiques ethniques et financières des gens - a analysé le comportement de quelque 98 millions de personnes dans 10 grandes villes américaines, dont New York, Los Angeles, Chicago et Washington D.C., a détaillé l'équipe à la base de cette étude, supervisée par Jure Leskovec.

Dans ce cadre, les déplacements vers 553.000 lieux, dont des restaurants, des salles de sports, des animaleries ou des institutions religieuses, ont été étudiés.

Ce modèle devrait permettre aux autorités d'affiner les mesures prises pour lutter contre la pandémie, en déterminant notamment l'impact d'une réouverture des lieux incriminés à 20% ou à 50% de leurs capacités.

Il devrait aussi conduire à une meilleure compréhension des facteurs conduisant à un taux d'infection plus élevé parmi les minorités et les gens à faibles revenus, a pointé David Grusky, professeur de sociologie à Stanford et co-auteur de l'étude.

Les déplacements ont un rôle

"On pensait jusqu'à présent que ces disparités découlaient notamment d'un accès inégal aux soins de santé et de conditions médicales préexistantes. Notre modèle suggère que les déplacements ont également un rôle", a-t-il expliqué en soulignant qu'une réouverture à capacité réduite profite davantage aux groupes les plus défavorisés. "Les lieux qui emploient les travailleurs aux plus faibles revenus sont souvent plus petits et plus bondés. Les rouvrir en limitant leur capacité peut diminuer le risque de contagion", a poursuivi le sociologue.

"Nous avons la responsabilité de prévoir des plans de réouverture qui éliminent - ou du moins réduisent - les disparités induites par la politique actuelle", a-t-il conclu.

Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs ont utilisé un modèle informatique reprenant des données démographiques, des estimations épidémiologiques et des données GSM anonymes. Ce modèle a analysé où les gens se sont rendus, combien de temps ils y sont restés et combien de personnes se trouvaient dans le lieu où ils sont allés. Sans surprise, la plupart des contaminations ont eu lieu dans les lieux clos où de nombreuses personnes ont passé beaucoup de temps.Sans surprise, aux Etats-Unis, la plupart des contaminations ont eu lieu dans les lieux clos où de nombreuses personnes ont passé beaucoup de temps. Entre mars et mai, le système - qui tient également compte des caractéristiques ethniques et financières des gens - a analysé le comportement de quelque 98 millions de personnes dans 10 grandes villes américaines, dont New York, Los Angeles, Chicago et Washington D.C., a détaillé l'équipe à la base de cette étude, supervisée par Jure Leskovec.Dans ce cadre, les déplacements vers 553.000 lieux, dont des restaurants, des salles de sports, des animaleries ou des institutions religieuses, ont été étudiés. Ce modèle devrait permettre aux autorités d'affiner les mesures prises pour lutter contre la pandémie, en déterminant notamment l'impact d'une réouverture des lieux incriminés à 20% ou à 50% de leurs capacités. Il devrait aussi conduire à une meilleure compréhension des facteurs conduisant à un taux d'infection plus élevé parmi les minorités et les gens à faibles revenus, a pointé David Grusky, professeur de sociologie à Stanford et co-auteur de l'étude. "On pensait jusqu'à présent que ces disparités découlaient notamment d'un accès inégal aux soins de santé et de conditions médicales préexistantes. Notre modèle suggère que les déplacements ont également un rôle", a-t-il expliqué en soulignant qu'une réouverture à capacité réduite profite davantage aux groupes les plus défavorisés. "Les lieux qui emploient les travailleurs aux plus faibles revenus sont souvent plus petits et plus bondés. Les rouvrir en limitant leur capacité peut diminuer le risque de contagion", a poursuivi le sociologue. "Nous avons la responsabilité de prévoir des plans de réouverture qui éliminent - ou du moins réduisent - les disparités induites par la politique actuelle", a-t-il conclu.