Deux études auxquelles l'Institut de recherche sur l'eau (Eawag) a contribué montrent qu'il n'y a pas vraiment de raison de s'inquiéter: la probabilité de se contaminer avec le SARS-CoV-2 de cette manière est beaucoup plus faible que par d'autres voies.

Les biologistes ont testé près de 350 échantillons prélevés d'avril à juin 2020 à la surface des portes de magasins, des couvercles de conteneurs à poubelles, des touches de distributeurs de billets, des pistolets de pompes à essence ou des boutons-poussoirs pour piétons.

Dans 29 échantillons, soit 8% des cas, du matériel génétique du virus a effectivement été détecté. Toutefois, les concentrations étaient si basses que les scientifiques estiment que la probabilité de contagion par ces surfaces contaminées est très faible: "Moins de 5 cas sur 10.000", selon Timothy Julian, de l'Eawag, cité jeudi dans un communiqué de l'institut.

Ces objets urbains contaminés pourraient toutefois servir d'instruments d'alerte précoce, selon les scientifiques, qui conseillent de prélever régulièrement des échantillons à leur surface.

En effet, ces points stratégiques sont touchés jusqu'à 30 fois par heure par les personnes les plus diverses et l'évolution des détections à leur niveau présente une bonne corrélation avec celle des nouvelles infections dans la population, telle qu'elle est indiquée par les tests sur les sujets humains.

"Comme l'analyse des eaux usées, le dépistage du SARS-CoV-2 sur les surfaces souvent touchées pourrait être un instrument très utile pour compléter les tests biologiques", précise Timothy Julian.

Dans une deuxième étude, les biologistes ont combiné les modèles d'évaluation du risque pour savoir si la désinfection des surfaces et le lavage des mains étaient efficaces pour réduire ce risque.

Le résultat est très net: alors que l'utilité de la désinfection des points de contact dépend de très nombreux facteurs et s'avère plutôt faible, la désinfection des mains offre une protection universelle et réduit le risque de contamination de plusieurs ordres de grandeur.

Les surfaces de contact pouvant être contaminées pendant une période prolongée, comme les tables et la vaisselle dans les restaurants, n'ont pas été concernées par l'étude.

"La probabilité que quelqu'un tousse ou éternue sur une table et que, donc des gouttelettes contenant de fortes concentrations de virus se trouvent à sa surface, est beaucoup plus élevée que pour un bouton-poussoir ou une poignée de porte", relève Timothy Julian.

La désinfection des tables de restaurant et le nettoyage méticuleux de la vaisselle et des couverts restent donc essentiels. Ces travaux, dirigés par des chercheurs américains et britanniques, sont publiés dans la revue Environmental Science and Technology Letters.

Deux études auxquelles l'Institut de recherche sur l'eau (Eawag) a contribué montrent qu'il n'y a pas vraiment de raison de s'inquiéter: la probabilité de se contaminer avec le SARS-CoV-2 de cette manière est beaucoup plus faible que par d'autres voies. Les biologistes ont testé près de 350 échantillons prélevés d'avril à juin 2020 à la surface des portes de magasins, des couvercles de conteneurs à poubelles, des touches de distributeurs de billets, des pistolets de pompes à essence ou des boutons-poussoirs pour piétons. Dans 29 échantillons, soit 8% des cas, du matériel génétique du virus a effectivement été détecté. Toutefois, les concentrations étaient si basses que les scientifiques estiment que la probabilité de contagion par ces surfaces contaminées est très faible: "Moins de 5 cas sur 10.000", selon Timothy Julian, de l'Eawag, cité jeudi dans un communiqué de l'institut. Ces objets urbains contaminés pourraient toutefois servir d'instruments d'alerte précoce, selon les scientifiques, qui conseillent de prélever régulièrement des échantillons à leur surface. En effet, ces points stratégiques sont touchés jusqu'à 30 fois par heure par les personnes les plus diverses et l'évolution des détections à leur niveau présente une bonne corrélation avec celle des nouvelles infections dans la population, telle qu'elle est indiquée par les tests sur les sujets humains. "Comme l'analyse des eaux usées, le dépistage du SARS-CoV-2 sur les surfaces souvent touchées pourrait être un instrument très utile pour compléter les tests biologiques", précise Timothy Julian. Dans une deuxième étude, les biologistes ont combiné les modèles d'évaluation du risque pour savoir si la désinfection des surfaces et le lavage des mains étaient efficaces pour réduire ce risque. Le résultat est très net: alors que l'utilité de la désinfection des points de contact dépend de très nombreux facteurs et s'avère plutôt faible, la désinfection des mains offre une protection universelle et réduit le risque de contamination de plusieurs ordres de grandeur. Les surfaces de contact pouvant être contaminées pendant une période prolongée, comme les tables et la vaisselle dans les restaurants, n'ont pas été concernées par l'étude. "La probabilité que quelqu'un tousse ou éternue sur une table et que, donc des gouttelettes contenant de fortes concentrations de virus se trouvent à sa surface, est beaucoup plus élevée que pour un bouton-poussoir ou une poignée de porte", relève Timothy Julian. La désinfection des tables de restaurant et le nettoyage méticuleux de la vaisselle et des couverts restent donc essentiels. Ces travaux, dirigés par des chercheurs américains et britanniques, sont publiés dans la revue Environmental Science and Technology Letters.