Depuis le 11 mars et durant 14 jours, il a été demandé par le contact tracing aux personnes positives si elles avaient été contaminées au travail. 23 % ont répondu qu'elles ont été certainement ou probablement infectées sur leur lieu de travail. Une étude a suivi sur les circonstances et les sources des contaminations.

Certains secteurs sont plus sensibles aux risques de la COVID-19 en raison des facteurs inhérents à leur activité, comme l'impossibilité de télétravailler ou de maintenir des distances de sécurité. Le commissaire Corona Pedro Facon est revenu, durant la conférence de presse, sur la stratégie de testing, notamment sur le lieu de travail. "Des tests préventifs et à répétition sont nécessaires afin de réduire le risque sur le lieu de travail ", a-t-il déclaré.

Les secteurs les plus touchés

L'étude relève que l'industrie alimentaire, les secteurs de la transformation, de la production et de la conservation de la viande présentent des incidences particulièrement élevées. "Plus de 1000 cas pour 100 000 travailleurs sur 14 jours. Le secteur de la transformation alimentaire nécessite donc une attention particulière" a détaillé Carole Schirvel, du commissariat Corona.

Une attention constante est aussi portée aux travailleurs des secteurs manufacturiers, où le télétravail n'est pas possible. La spécialiste a évoqué, pour exemple, un foyer particulièrement actif au sein d'une entreprise de construction de meubles. En outre, le commerce de gros ou de détail est également concerné. "Il serait intéressant de se pencher sur une adaptation des protocoles les concernant", note-t-elle.

Les métiers de contact non médicaux apparaissent également impactés par la circulation du virus. Parmi celles-ci, l'augmentation la plus élevée a été constatée parmi les coiffeurs non indépendants malgré les mesures sanitaires et les protocoles mis en place.

Enfin, sur ces 14 jours, une forte augmentation de l'incidence parmi et auprès des professeurs de l'enseignement obligatoire a été constatée, en parallèle à l'augmentation des cas chez les élèves et étudiants. Le taux d'incidence chez ces professeurs montait à 670 cas le 29 mars dernier alors qu'en moyenne 632 ont été recensés dans les autres secteurs. "Mais grâce aux vacances de Pâques prolongées, le taux d'incidence a fortement diminué pour se rapprocher de celui de la population générale", a-t-elle spécifié.

Augmentation chez le secteur du nettoyage

Une attention particulière a aussi été apportée dans le rapport au secteur du nettoyage et des titres-services. Une incidence élevée y a aussi été constatée alors qu'aucun dépistage systématique n'y a lieu. "Le risque accru de se retrouver avec des personnes infectées tout au long d'une journée y est important " détaille Schirvel.

Enfin, une forte augmentation a également été constatée, sans que les causes ne soient pas claires à ce stade, dans la collecte des déchets, les prestations dans des centres d'appel ou dans des activités d'emballage. "Il faudrait évaluer si des protocoles plus stricts seraient nécessaires ainsi que des actions de sensibilisation plus ciblées".

Les soins de santé

Le rapport note une baisse significative des incidences dans le secteur de soins de santé, des travailleurs hospitaliers, extrahospitaliers ou en résidence collective de soins, où l'on ne constate plus d'augmentation des cas."On peut donc en déduire que la vaccination porte ses fruits ", renchérit Carole Schirvel.

La commissaire Corona tient à rappeler les règles fondamentales à respecter sur les lieux de travail : ne pas se rendre au travail si l'on a des symptômes, respecter la distanciation, porter les masques et se laver fréquemment les mains.

Les auteurs de l'étude plaident pour une adaptation des protocoles afin de maintenir les taux d'incidence sous contrôle. "Ce rapport fournit des indications importantes pour mieux guider les secteurs et développer les bons outils afin que chaque secteur puisse évoluer en parfaite sécurité. Il est important d'identifier des causes spécifiques derrière des taux d'infections plus élevés. Afin de réduire les contaminations sans mettre en péril la survie des entreprises ", conclut Carole Schirvel.

Valentina Jaimes

Depuis le 11 mars et durant 14 jours, il a été demandé par le contact tracing aux personnes positives si elles avaient été contaminées au travail. 23 % ont répondu qu'elles ont été certainement ou probablement infectées sur leur lieu de travail. Une étude a suivi sur les circonstances et les sources des contaminations. Certains secteurs sont plus sensibles aux risques de la COVID-19 en raison des facteurs inhérents à leur activité, comme l'impossibilité de télétravailler ou de maintenir des distances de sécurité. Le commissaire Corona Pedro Facon est revenu, durant la conférence de presse, sur la stratégie de testing, notamment sur le lieu de travail. "Des tests préventifs et à répétition sont nécessaires afin de réduire le risque sur le lieu de travail ", a-t-il déclaré.Les secteurs les plus touchésL'étude relève que l'industrie alimentaire, les secteurs de la transformation, de la production et de la conservation de la viande présentent des incidences particulièrement élevées. "Plus de 1000 cas pour 100 000 travailleurs sur 14 jours. Le secteur de la transformation alimentaire nécessite donc une attention particulière" a détaillé Carole Schirvel, du commissariat Corona.Une attention constante est aussi portée aux travailleurs des secteurs manufacturiers, où le télétravail n'est pas possible. La spécialiste a évoqué, pour exemple, un foyer particulièrement actif au sein d'une entreprise de construction de meubles. En outre, le commerce de gros ou de détail est également concerné. "Il serait intéressant de se pencher sur une adaptation des protocoles les concernant", note-t-elle.Les métiers de contact non médicaux apparaissent également impactés par la circulation du virus. Parmi celles-ci, l'augmentation la plus élevée a été constatée parmi les coiffeurs non indépendants malgré les mesures sanitaires et les protocoles mis en place.Enfin, sur ces 14 jours, une forte augmentation de l'incidence parmi et auprès des professeurs de l'enseignement obligatoire a été constatée, en parallèle à l'augmentation des cas chez les élèves et étudiants. Le taux d'incidence chez ces professeurs montait à 670 cas le 29 mars dernier alors qu'en moyenne 632 ont été recensés dans les autres secteurs. "Mais grâce aux vacances de Pâques prolongées, le taux d'incidence a fortement diminué pour se rapprocher de celui de la population générale", a-t-elle spécifié.Augmentation chez le secteur du nettoyageUne attention particulière a aussi été apportée dans le rapport au secteur du nettoyage et des titres-services. Une incidence élevée y a aussi été constatée alors qu'aucun dépistage systématique n'y a lieu. "Le risque accru de se retrouver avec des personnes infectées tout au long d'une journée y est important " détaille Schirvel. Enfin, une forte augmentation a également été constatée, sans que les causes ne soient pas claires à ce stade, dans la collecte des déchets, les prestations dans des centres d'appel ou dans des activités d'emballage. "Il faudrait évaluer si des protocoles plus stricts seraient nécessaires ainsi que des actions de sensibilisation plus ciblées". Les soins de santé Le rapport note une baisse significative des incidences dans le secteur de soins de santé, des travailleurs hospitaliers, extrahospitaliers ou en résidence collective de soins, où l'on ne constate plus d'augmentation des cas."On peut donc en déduire que la vaccination porte ses fruits ", renchérit Carole Schirvel.La commissaire Corona tient à rappeler les règles fondamentales à respecter sur les lieux de travail : ne pas se rendre au travail si l'on a des symptômes, respecter la distanciation, porter les masques et se laver fréquemment les mains. Les auteurs de l'étude plaident pour une adaptation des protocoles afin de maintenir les taux d'incidence sous contrôle. "Ce rapport fournit des indications importantes pour mieux guider les secteurs et développer les bons outils afin que chaque secteur puisse évoluer en parfaite sécurité. Il est important d'identifier des causes spécifiques derrière des taux d'infections plus élevés. Afin de réduire les contaminations sans mettre en péril la survie des entreprises ", conclut Carole Schirvel. Valentina Jaimes