L'étude témoigne néanmoins de l'efficacité de Covaxin contre l'infection au coronavirus "dans un contexte de forte poussée des cas, face à la probable domination du variant Delta", concluent les auteurs de ce travail publié dans Lancet Infectious Diseases.

Produit par le groupe Bharat Biotech, Covaxin est le premier vaccin anti-Covid développé en Inde.

Même s'il vient seulement d'être homologué par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Covaxin, un vaccin en deux doses à virus inactivé, est utilisé sur place depuis le début d'année, les autorités n'ayant pas attendu les principaux résultats des essais cliniques.

Ces derniers, finalement donnés début novembre, avaient témoigné d'une bonne efficacité: parmi les vaccinés, on trouvait environ trois quarts de cas en moins que chez les personnes ayant reçu un placebo.

L'étude publiée mardi s'intéresse, elle, à ce qui s'est passé quand le vaccin a réellement fait l'objet d'une campagne en vie réelle, donc plus tard que lors des essais cliniques. Ses données remontent au printemps 2021, au sommet d'une vague épidémique en Inde.

Les auteurs ont examiné a posteriori la situation d'environ 2.000 soignants d'un hôpital de New Delhi. La moitié avaient été diagnostiqués positifs au Covid-19, l'autre non, les cas asymptomatiques étant par ailleurs exclus de l'étude.

Les conclusions témoignent d'une efficacité moindre que lors des essais cliniques: ces données laissent penser que le vaccin a évité une infection symptomatique chez la moitié des personnes qui l'ont reçu, et non trois quarts.

Les auteurs expliquent largement ce déclin par l'essor du variant Delta. Celui-ci est plus contagieux et met donc, a priori, la vaccination à plus rude épreuve.

"Nos résultats soulignent qu'il faut rapidement déployer (ce vaccin) tout en continuant à mettre en oeuvre et respecter des mesures non pharmacologiques", c'est-à-dire des gestes barrières comme le port du masque, estiment-ils.

L'étude ne mesure par ailleurs pas l'efficacité du vaccin contre les seules formes graves, un enjeu crucial pour la dangerosité de l'épidémie et le poids qu'elle fait peser sur le système de santé.

L'étude témoigne néanmoins de l'efficacité de Covaxin contre l'infection au coronavirus "dans un contexte de forte poussée des cas, face à la probable domination du variant Delta", concluent les auteurs de ce travail publié dans Lancet Infectious Diseases.Produit par le groupe Bharat Biotech, Covaxin est le premier vaccin anti-Covid développé en Inde. Même s'il vient seulement d'être homologué par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Covaxin, un vaccin en deux doses à virus inactivé, est utilisé sur place depuis le début d'année, les autorités n'ayant pas attendu les principaux résultats des essais cliniques.Ces derniers, finalement donnés début novembre, avaient témoigné d'une bonne efficacité: parmi les vaccinés, on trouvait environ trois quarts de cas en moins que chez les personnes ayant reçu un placebo.L'étude publiée mardi s'intéresse, elle, à ce qui s'est passé quand le vaccin a réellement fait l'objet d'une campagne en vie réelle, donc plus tard que lors des essais cliniques. Ses données remontent au printemps 2021, au sommet d'une vague épidémique en Inde.Les auteurs ont examiné a posteriori la situation d'environ 2.000 soignants d'un hôpital de New Delhi. La moitié avaient été diagnostiqués positifs au Covid-19, l'autre non, les cas asymptomatiques étant par ailleurs exclus de l'étude.Les conclusions témoignent d'une efficacité moindre que lors des essais cliniques: ces données laissent penser que le vaccin a évité une infection symptomatique chez la moitié des personnes qui l'ont reçu, et non trois quarts.Les auteurs expliquent largement ce déclin par l'essor du variant Delta. Celui-ci est plus contagieux et met donc, a priori, la vaccination à plus rude épreuve."Nos résultats soulignent qu'il faut rapidement déployer (ce vaccin) tout en continuant à mettre en oeuvre et respecter des mesures non pharmacologiques", c'est-à-dire des gestes barrières comme le port du masque, estiment-ils.L'étude ne mesure par ailleurs pas l'efficacité du vaccin contre les seules formes graves, un enjeu crucial pour la dangerosité de l'épidémie et le poids qu'elle fait peser sur le système de santé.