La capitale russe et sa région, ainsi que la deuxième ville du pays, Saint-Pétersbourg, sont particulièrement touchées par cette nouvelle vague, entraînant des records de contamination tandis que la campagne de vaccination patine.

La région de Moscou a ainsi enregistré lundi sa plus forte hausse quotidienne depuis le début de la pandémie avec 1.811 cas, tandis que la capitale affiche 7.584 nouvelles infections. En fin de semaine dernière, les cas quotidiens dépassaient les 9.000.

Selon le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, environ 90% des nouveaux cas sont dus au variant Delta, plus contagieux, apparu en Inde et qui menace de submerger les hôpitaux de la capitale.

Dans ce contexte, Alexandre Guintsbourg, directeur du centre Gamaleïa à l'origine du Spoutnik V, a affirmé que la double injection "protège contre tous les variants actuellement connus, en commençant par le britannique et jusqu'au variant Delta, le variant indien".

Ces propos visent à encourager la population russe à se faire vacciner, alors que la campagne d'immunisation est à la traîne sur fond de méfiance et malgré les appels répétés du président Vladimir Poutine.

A Moscou, les autorités ont décrété la semaine dernière la vaccination obligatoire des employés du secteur des services. Quelque 60% d'entre eux, soit deux millions de personnes environ, doivent être vaccinés d'ici au 15 août.

Saint-Pétersbourg, qui accueille actuellement des matchs de l'Euro-2020 de football et est également touchée par la flambée, a annoncé vouloir vacciner 65% des fonctionnaires locaux d'ici août.

Dans cette ville, de nouvelles restrictions sont entrées en vigueur lundi, avec notamment l'interdiction de vente de nourriture dans les fan-zones de l'Euro et la fermeture des espaces de restauration des centres commerciaux.

Le nombre d'infections quotidiennes y a dépassé lundi le millier de cas pour la première fois depuis février.

Des vidéos diffusées par les médias locaux ont montré un hôpital de Saint-Pétersbourg débordé, avec des patients allongés à même le sol.

D'autres vidéos diffusées sur les réseaux sociaux ont montré des trains de banlieue noires de monde avec des habitants locaux, pour la plupart sans masques, quittant la ville pour la campagne sur fond de vague de chaleur.

S'exprimant devant les députés lundi, Vladimir Poutine a souligné que "le danger du coronavirus est toujours présent" et que "la situation s'aggrave dans plusieurs régions". Mais il s'est félicité que son pays a "réussi à atténuer le premier coup de l'épidémie, le plus dur" l'année dernière.

Son porte-parole, Dmitri Peskov, a lui reconnu que "la situation réelle est difficile" et que "la tendance est mauvaise".

La Russie est, avec 129.801 morts recensés par le gouvernement, le pays européen le plus endeuillé. L'agence des statistiques Rosstat, qui a une définition plus large des décès liés au Covid, comptabilise elle quelque 270.000 morts depuis le début de la pandémie.

La capitale russe et sa région, ainsi que la deuxième ville du pays, Saint-Pétersbourg, sont particulièrement touchées par cette nouvelle vague, entraînant des records de contamination tandis que la campagne de vaccination patine.La région de Moscou a ainsi enregistré lundi sa plus forte hausse quotidienne depuis le début de la pandémie avec 1.811 cas, tandis que la capitale affiche 7.584 nouvelles infections. En fin de semaine dernière, les cas quotidiens dépassaient les 9.000.Selon le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, environ 90% des nouveaux cas sont dus au variant Delta, plus contagieux, apparu en Inde et qui menace de submerger les hôpitaux de la capitale.Dans ce contexte, Alexandre Guintsbourg, directeur du centre Gamaleïa à l'origine du Spoutnik V, a affirmé que la double injection "protège contre tous les variants actuellement connus, en commençant par le britannique et jusqu'au variant Delta, le variant indien".Ces propos visent à encourager la population russe à se faire vacciner, alors que la campagne d'immunisation est à la traîne sur fond de méfiance et malgré les appels répétés du président Vladimir Poutine.A Moscou, les autorités ont décrété la semaine dernière la vaccination obligatoire des employés du secteur des services. Quelque 60% d'entre eux, soit deux millions de personnes environ, doivent être vaccinés d'ici au 15 août.Saint-Pétersbourg, qui accueille actuellement des matchs de l'Euro-2020 de football et est également touchée par la flambée, a annoncé vouloir vacciner 65% des fonctionnaires locaux d'ici août.Dans cette ville, de nouvelles restrictions sont entrées en vigueur lundi, avec notamment l'interdiction de vente de nourriture dans les fan-zones de l'Euro et la fermeture des espaces de restauration des centres commerciaux.Le nombre d'infections quotidiennes y a dépassé lundi le millier de cas pour la première fois depuis février.Des vidéos diffusées par les médias locaux ont montré un hôpital de Saint-Pétersbourg débordé, avec des patients allongés à même le sol.D'autres vidéos diffusées sur les réseaux sociaux ont montré des trains de banlieue noires de monde avec des habitants locaux, pour la plupart sans masques, quittant la ville pour la campagne sur fond de vague de chaleur.S'exprimant devant les députés lundi, Vladimir Poutine a souligné que "le danger du coronavirus est toujours présent" et que "la situation s'aggrave dans plusieurs régions". Mais il s'est félicité que son pays a "réussi à atténuer le premier coup de l'épidémie, le plus dur" l'année dernière.Son porte-parole, Dmitri Peskov, a lui reconnu que "la situation réelle est difficile" et que "la tendance est mauvaise".La Russie est, avec 129.801 morts recensés par le gouvernement, le pays européen le plus endeuillé. L'agence des statistiques Rosstat, qui a une définition plus large des décès liés au Covid, comptabilise elle quelque 270.000 morts depuis le début de la pandémie.