Depuis le début de l'épidémie, toutes les personnes qui ont contracté le covid ne semblent pas touchées de la même manière. Ainsi, certaines n'ont qu'un simple rhume, alors que d'autres finissent aux soins intensifs ou en meurent. On savait déjà que les personnes obèses, diabétiques, souffrant de maladies cardiovasculaires ou d'un cancer avaient plus de risques de tomber gravement malades en cas d'infection. Ce qu'on ignorait, par contre, c'est que notre alimentation pouvait également jouer un rôle. C'est ce que viennent de découvrir des chercheurs belges de l'UGent.

Dans une étude, basée sur l'analyse du sang de 138 patients atteints du covid et qui ont été admis l'année dernière à l'UZ Gent et à l'AZ Jan Palfijn, il ressort que tous les malades les plus gravement atteints avaient un point commun : une carence en sélénium et en zinc au moment de leur admission. Sur les patients décédés, sept sur 10 avaient même une grave carence de ces deux nutriments. Ceux qui ne présentaient pas de carence ont, par contre, dans la plupart des cas, survécu et se sont surtout rétablis plus rapidement.

"Nous savions, grâce à des études antérieures, que les personnes souffrant d'une carence en certains nutriments sont beaucoup plus gravement atteintes par certaines infections virales. Nous voulions savoir s'il en était de même pour le Covid", précise le professeur Gijs Du Laing, bio-ingénieur spécialisé dans les micronutriments dans De Morgen.

Ce constat est, en partie, venu de la Finlande, où, il y a plusieurs décennies, le gouvernement a décidé d'ajouter du sélénium aux engrais agricoles ce qui a fait que la teneur en sélénium des légumes et des céréales a été augmentée artificiellement. Il se trouve que la Finlande est l'un des pays où le nombre de morts lié au covid est remarquablement faible. Si ce n'est pas le seul facteur, il est tout à fait possible que la population ait été "armée" préventivement grâce à ce sélénium supplémentaire ingéré pendant des décennies.

Faut-il se ruer sur les compléments alimentaires ?

Normalement, si on mange équilibré, on ne devrait pas avoir de carence en Zinc et sélénium. Ce n'est par contre pas une mauvaise idée de faire tester le taux de ces deux nutriments pour les personnes déjà affaiblies comme celles qui ont un cancer, qui sont diabétiques ou qui vivent dans un home. En effet les personnes âgées, et plus particulièrement celles qui sont dans des homes, ne mangent pratiquement plus de viande (car elles n'arrivent plus à bien mâcher). On pourrait donc envisager, à la manière des suppléments de vitamines D ou de fer, de leur donner des suppléments de zinc ou de sélénium.

Les effets ne sont cependant pas immédiats, puisqu'il faut quelques semaines de cure pour que le taux soit optimal. Enfin, si cet apport semble être une aide, on n'est pas encore certain que cela soit systématique. Comme le stipule Du Laing, toujours dans De Morgen : "Nous savons depuis longtemps que ces nutriments sont essentiels au bon fonctionnement du système immunitaire et nous avons maintenant la preuve que les carences peuvent jouer un rôle dans l'évolution de la maladie. Mais des recherches supplémentaires sont nécessaires."

Ce qui n'empêche pas, au-delà du covid, de surveiller son taux de zinc et sélénium de près puisque ces nutriments peuvent aussi armer les gens contre d'autres maladies infectieuses. Or les carences pourraient s'accentuer, car nous mangeons de moins en moins de viande et de poisson.

Quels sont les aliments riches en sélénium et zinc ?

Le zinc et sélénium sont surtout présents dans les aliments de la mer comme les huîtres, palourdes, sardines (encore mieux en conserve), thon (idem), saumon, crevette, crabe, homard. Cette source est aussi la mieux absorbée par l'organisme. Ainsi une portion de 100g de crevettes assure les besoins en zinc pour la semaine.

On trouve aussi du sélénium et du zinc dans les abats ( le top étant le foie de veau), la viande (surtout les côtelettes de porc et les épaules d'agneau, le boeuf ou encore le canard) et les oléagineux (diverses sortes de noix, mais là où il en a le plus c'est dans la noix du Brésil) ou encore les champignons shiitakes et les oeufs pochés. Pour combler un déficit en sélénium, des compléments sous forme de levure de bière peuvent être intéressants. Pour le zinc, on le retrouve aussi dans les céréales complètes (par exemple dans le pain complet) mais aussi dans certains fromages comme le maroilles, le morbier, le parmesan ou le comté. Attention toutefois à l'excès de sélénium. Il peut entraîner la sélénose qui se traduit par une fatigue intense, la chute des cheveux et la sécheresse extrême de la peau.

Depuis le début de l'épidémie, toutes les personnes qui ont contracté le covid ne semblent pas touchées de la même manière. Ainsi, certaines n'ont qu'un simple rhume, alors que d'autres finissent aux soins intensifs ou en meurent. On savait déjà que les personnes obèses, diabétiques, souffrant de maladies cardiovasculaires ou d'un cancer avaient plus de risques de tomber gravement malades en cas d'infection. Ce qu'on ignorait, par contre, c'est que notre alimentation pouvait également jouer un rôle. C'est ce que viennent de découvrir des chercheurs belges de l'UGent. Dans une étude, basée sur l'analyse du sang de 138 patients atteints du covid et qui ont été admis l'année dernière à l'UZ Gent et à l'AZ Jan Palfijn, il ressort que tous les malades les plus gravement atteints avaient un point commun : une carence en sélénium et en zinc au moment de leur admission. Sur les patients décédés, sept sur 10 avaient même une grave carence de ces deux nutriments. Ceux qui ne présentaient pas de carence ont, par contre, dans la plupart des cas, survécu et se sont surtout rétablis plus rapidement. "Nous savions, grâce à des études antérieures, que les personnes souffrant d'une carence en certains nutriments sont beaucoup plus gravement atteintes par certaines infections virales. Nous voulions savoir s'il en était de même pour le Covid", précise le professeur Gijs Du Laing, bio-ingénieur spécialisé dans les micronutriments dans De Morgen. Ce constat est, en partie, venu de la Finlande, où, il y a plusieurs décennies, le gouvernement a décidé d'ajouter du sélénium aux engrais agricoles ce qui a fait que la teneur en sélénium des légumes et des céréales a été augmentée artificiellement. Il se trouve que la Finlande est l'un des pays où le nombre de morts lié au covid est remarquablement faible. Si ce n'est pas le seul facteur, il est tout à fait possible que la population ait été "armée" préventivement grâce à ce sélénium supplémentaire ingéré pendant des décennies.Normalement, si on mange équilibré, on ne devrait pas avoir de carence en Zinc et sélénium. Ce n'est par contre pas une mauvaise idée de faire tester le taux de ces deux nutriments pour les personnes déjà affaiblies comme celles qui ont un cancer, qui sont diabétiques ou qui vivent dans un home. En effet les personnes âgées, et plus particulièrement celles qui sont dans des homes, ne mangent pratiquement plus de viande (car elles n'arrivent plus à bien mâcher). On pourrait donc envisager, à la manière des suppléments de vitamines D ou de fer, de leur donner des suppléments de zinc ou de sélénium. Les effets ne sont cependant pas immédiats, puisqu'il faut quelques semaines de cure pour que le taux soit optimal. Enfin, si cet apport semble être une aide, on n'est pas encore certain que cela soit systématique. Comme le stipule Du Laing, toujours dans De Morgen : "Nous savons depuis longtemps que ces nutriments sont essentiels au bon fonctionnement du système immunitaire et nous avons maintenant la preuve que les carences peuvent jouer un rôle dans l'évolution de la maladie. Mais des recherches supplémentaires sont nécessaires." Ce qui n'empêche pas, au-delà du covid, de surveiller son taux de zinc et sélénium de près puisque ces nutriments peuvent aussi armer les gens contre d'autres maladies infectieuses. Or les carences pourraient s'accentuer, car nous mangeons de moins en moins de viande et de poisson. Le zinc et sélénium sont surtout présents dans les aliments de la mer comme les huîtres, palourdes, sardines (encore mieux en conserve), thon (idem), saumon, crevette, crabe, homard. Cette source est aussi la mieux absorbée par l'organisme. Ainsi une portion de 100g de crevettes assure les besoins en zinc pour la semaine. On trouve aussi du sélénium et du zinc dans les abats ( le top étant le foie de veau), la viande (surtout les côtelettes de porc et les épaules d'agneau, le boeuf ou encore le canard) et les oléagineux (diverses sortes de noix, mais là où il en a le plus c'est dans la noix du Brésil) ou encore les champignons shiitakes et les oeufs pochés. Pour combler un déficit en sélénium, des compléments sous forme de levure de bière peuvent être intéressants. Pour le zinc, on le retrouve aussi dans les céréales complètes (par exemple dans le pain complet) mais aussi dans certains fromages comme le maroilles, le morbier, le parmesan ou le comté. Attention toutefois à l'excès de sélénium. Il peut entraîner la sélénose qui se traduit par une fatigue intense, la chute des cheveux et la sécheresse extrême de la peau.