Jusqu'à présent, seul le vaccin Pfizer/BioNTech a reçu l'autorisation de l'Agence européenne des médicaments (EMA) pour être administré aux jeunes de 12 à 15 ans. En Belgique, le Conseil supérieur de la santé (CSS) avait rendu un avis favorable pour autoriser les adolescents âgés entre 12 et 15 ans à se faire vacciner. Néanmoins, cette phase plus récente de la vaccination ne s'inscrit pas dans la même logique de lutte contre le covid que les phases précédentes. En juillet dernier, le CSS avait en effet insisté sur le fait que cela se fasse sur base volontaire, avec le consentement éclairé des parents. Il ne s'agit donc pas d'une campagne de vaccination massive.
...

Jusqu'à présent, seul le vaccin Pfizer/BioNTech a reçu l'autorisation de l'Agence européenne des médicaments (EMA) pour être administré aux jeunes de 12 à 15 ans. En Belgique, le Conseil supérieur de la santé (CSS) avait rendu un avis favorable pour autoriser les adolescents âgés entre 12 et 15 ans à se faire vacciner. Néanmoins, cette phase plus récente de la vaccination ne s'inscrit pas dans la même logique de lutte contre le covid que les phases précédentes. En juillet dernier, le CSS avait en effet insisté sur le fait que cela se fasse sur base volontaire, avec le consentement éclairé des parents. Il ne s'agit donc pas d'une campagne de vaccination massive.Une campagne qui semble à ce stade plutôt efficace, si l'on en croit les derniers chiffres publiés par Sciensano. En Belgique, 63% des adolescents âgés de 12 à 17 ans sont aujourd'hui complètement vaccinés, et 70% ont déjà reçu leur première dose. Une fois de plus, c'est en Flandre que les taux sont les plus élevés, avec 76% des ados complètement vaccinés contre 55% en Wallonie et 22% à Bruxelles.Et si pour beaucoup d'experts, le fait d'étendre la couverture vaccinale aux enfants de cette tranche d'âge fera, in fine, reculer la pandémie et sauvera des vies, il n'en est pas nécessairement de même pour la vaccination des enfants de moins de 11 ans. Beaucoup de parents se méfient des potentiels risques que représente le vaccin pour leur progéniture quand d'autres doutent de la réelle efficacité de cette campagne sur une population à plus faible risque de contamination.Des nouvelles données publiées par les laboratoires Pfizer/BioNTech pourraient néanmoins faire pencher la balance en faveur de cette nouvelle phase de la vaccination. Du moins, si l'EMA rend un avis positif sur cette étude. Il s'agit des premières données cliniques pour ce groupe d'âge, obtenues lors d'une étude menée sur 4.500 enfants entre 6 mois et 11 ans aux Etats-Unis, en Finlande, en Pologne et en Espagne.Selon un communiqué, la réaction immunitaire était comparable à celle observée chez les 16 à 25 ans qui ont reçu un vaccin plus fortement dosé. Les effets secondaires du vaccin, dosé à 10 microgrammes par injection contre 30 microgrammes habituellement pour les plus âgés, sont également "en général comparables" à ceux observés chez les personnes de 16 à 25 ans, notent les deux laboratoires.En vue de ces premiers résultats positifs, les deux entreprises prévoient de soumettre leurs données aux autorités "dès que possible". L'objectif: lutter plus efficacement contre la pandémie et diminuer les cas pédiatriques, qui semblent se multiplier, particulièrement aux États-Unis, depuis l'arrivée du variant Delta.Petite exception en Israel, où une partie des enfants de ce groupe d'âge est déjà vaccinée. En effet, les enfants âgés de 5 à 11 ans risquant des complications graves liées au covid sont déjà vaccinés depuis le 1er août. Il s'agit d'une "autorisation spéciale" sans attendre les données cliniques, et chaque injection est "étudiée au cas par cas", selon le ministère de la Santé. Les deux entreprises s'attendent à publier "dès le quatrième trimestre" des résultats concernant la tranche d'âge 2-5 ans ainsi que 6 mois-2 ans, qui ont reçu deux injections de 3 microgrammes. L'étude sur les enfants de moins de 12 ans pour le vaccin Moderna est en cours.En Belgique, cette annonce ne signifie pas pour autant le début d'une réflexion quant à la mise en place d'une telle campagne de vaccination. "Au niveau de la Task Force Vaccination, on ne va évidemment pas se prononcer sur la déclaration d'une entreprise pharmaceutique", déclare ainsi Christopher Barzal, porte-parole de la Task Force Vaccination. "La seule chose qui nous préoccupe et qui peut nous amener à étudier la situation, c'est les autorisations de mise sur le marché décidées par l'EMA. Sauf qu'à ce stade-ci, ce n'est qu'une déclaration de Pfizer et non une décision de l'EMA. Ces paroles n'engagent donc que Pfizer. On n'a pas de données qui permettent d'identifier ce qu'ils indiquent et le cas échéant, l'EMA analysera la situation et remettra un dispositif. Mais nous n'en sommes absolument pas là." Au préalable, il y a donc une demande qui doit être formulée par les laboratoires à l'Agence européenne des médicaments pour autoriser la mise sur le marché de leur vaccin à destination des enfants. Ce n'est qu'une fois que l'EMA aura éventuellement remis un avis positif que l'analyse de la balance bénéfices/risques sera faite.Avec Belga