L'entreprise française Novasep, leader européen dans la production de vecteurs viraux, a annoncé avoir signé un partenariat avec l'entreprise biopharmaceutique AstraZeneca afin de produire pour l'Europe le vaccin de l'Université d'Oxford contre le Covid-19.

Selon Pascal Soriot, le PDG d'AstraZeneca qui s'est exprimé au micro de Bel-RTL, deux vaccins pourraient déjà être disponibles dès octobre. Ils sont actuellement développés par la firme. Un en Europe et l'autre à Boston. "Ces tests ont déjà commencé. Nous avons fait une étude de phase 1 en Angleterre qui a enrôlé 1.000 patients et qui vient de se terminer. Nous avons commencé la phase 3 sur 10.000 patients en Angleterre", a indiqué le PDG.

Avant d'ajouter: "Si tout se passe bien, on aura les résultats des essais cliniques en août/septembre. On fait la fabrication en parallèle. On sera prêt à livrer à partir du mois d'octobre si tout va bien".

Jusque-là, aucune firme n'avait parlé de la sortie d'un vaccin avant 2021 au plus tôt. Il s'agit donc d'une grande avancée.

À l'heure actuelle, on ne sait pas combien de temps le vaccin sera efficace. "On pense que ça protégera environ un an", souligne le PDG.

Une production belge

"Les opérations de production seront réalisées sur le site belge de Novasep à Seneffe", précise l'entreprise, qui "pourra s'appuyer sur l'écosystème biopharmaceutique local pour mobiliser rapidement les ressources humaines supplémentaires nécessaires à la réalisation de ce projet". L'entreprise prévoit de créer une centaine de postes, précise Solène Deguet, chargée de communication.

Novasep dédiera des zones de production et des ressources spécifiques au projet. La société maintient aussi ses capacités de production habituelles.

300 millions de doses

Ce week-end, le groupe pharmaceutique a annoncé avoir signé un accord avec l'Allemagne, la France, l'Italie et les Pays-Bas pour fournir 300 millions de doses d'un éventuel vaccin contre le coronavirus à l'Union européenne. L'accord prévoit d'approvisionner l'ensemble des pays membres, ainsi que d'autres pays européens volontaires, dès qu'un vaccin contre le Covid-19 sera découvert.

Selon l'Organisation mondiale de la santé, environ 118 vaccins contre le coronavirus sont en cours de développement dans le monde. Huit sont déjà en phase de test. La Commission européenne a lancé une initiative globale visant à fournir un vaccin à tous les États membres européens dès qu'un produit aura été mis au point.

Un vaccin américain testé à partir de juillet

Le vaccin expérimental contre le Covid-19 de la biotech américaine Moderna, cofinancé par le gouvernement américain, entrera de son côté dans la troisième et dernière phase des essais cliniques en juillet sur 30.000 volontaires.

C'est la phase déterminante des essais, qui permettra de voir, sur un très grand échantillon de personnes saines, si le vaccin est plus efficace qu'un placebo pour empêcher la contamination par le nouveau coronavirus. Le protocole a été finalisé avec l'Agence américaine des médicaments (FDA), et l'essai sera mené en collaboration avec les Instituts nationaux de santé (NIH).

Moderna a annoncé le 18 mai des premiers résultats encourageants sur un petit nombre de volontaires (huit), dans le cadre de la première phase des essais cliniques.

La phase 2, qui comprendra 600 volontaires, a commencé fin mai. La vaccination se fait en deux doses séparées de 28 jours. La moitié des participants reçoit un placebo, de façon aléatoire. Si la dose retenue pour les essais (100 microgrammes) se révélait efficace, Moderna a prévu de pouvoir produire 500 millions de doses par an, et "possiblement jusqu'à un milliard".

La société est l'une des cinq entreprises sur lesquelles l'administration du président Donald Trump aurait misé dans le cadre de son opération "Warp Speed" (à la vitesse de la lumière), selon le New York Times, avec AstraZeneca (partenaire industriel du vaccin d'Oxford), Johnson & Johnson, Merck, et Pfizer. Le but est de fabriquer 300 millions de doses de vaccins d'ici janvier 2021.

L'entreprise française Novasep, leader européen dans la production de vecteurs viraux, a annoncé avoir signé un partenariat avec l'entreprise biopharmaceutique AstraZeneca afin de produire pour l'Europe le vaccin de l'Université d'Oxford contre le Covid-19. Selon Pascal Soriot, le PDG d'AstraZeneca qui s'est exprimé au micro de Bel-RTL, deux vaccins pourraient déjà être disponibles dès octobre. Ils sont actuellement développés par la firme. Un en Europe et l'autre à Boston. "Ces tests ont déjà commencé. Nous avons fait une étude de phase 1 en Angleterre qui a enrôlé 1.000 patients et qui vient de se terminer. Nous avons commencé la phase 3 sur 10.000 patients en Angleterre", a indiqué le PDG. Avant d'ajouter: "Si tout se passe bien, on aura les résultats des essais cliniques en août/septembre. On fait la fabrication en parallèle. On sera prêt à livrer à partir du mois d'octobre si tout va bien".Jusque-là, aucune firme n'avait parlé de la sortie d'un vaccin avant 2021 au plus tôt. Il s'agit donc d'une grande avancée. À l'heure actuelle, on ne sait pas combien de temps le vaccin sera efficace. "On pense que ça protégera environ un an", souligne le PDG. "Les opérations de production seront réalisées sur le site belge de Novasep à Seneffe", précise l'entreprise, qui "pourra s'appuyer sur l'écosystème biopharmaceutique local pour mobiliser rapidement les ressources humaines supplémentaires nécessaires à la réalisation de ce projet". L'entreprise prévoit de créer une centaine de postes, précise Solène Deguet, chargée de communication.Novasep dédiera des zones de production et des ressources spécifiques au projet. La société maintient aussi ses capacités de production habituelles.Ce week-end, le groupe pharmaceutique a annoncé avoir signé un accord avec l'Allemagne, la France, l'Italie et les Pays-Bas pour fournir 300 millions de doses d'un éventuel vaccin contre le coronavirus à l'Union européenne. L'accord prévoit d'approvisionner l'ensemble des pays membres, ainsi que d'autres pays européens volontaires, dès qu'un vaccin contre le Covid-19 sera découvert.Le vaccin expérimental contre le Covid-19 de la biotech américaine Moderna, cofinancé par le gouvernement américain, entrera de son côté dans la troisième et dernière phase des essais cliniques en juillet sur 30.000 volontaires.C'est la phase déterminante des essais, qui permettra de voir, sur un très grand échantillon de personnes saines, si le vaccin est plus efficace qu'un placebo pour empêcher la contamination par le nouveau coronavirus. Le protocole a été finalisé avec l'Agence américaine des médicaments (FDA), et l'essai sera mené en collaboration avec les Instituts nationaux de santé (NIH).Moderna a annoncé le 18 mai des premiers résultats encourageants sur un petit nombre de volontaires (huit), dans le cadre de la première phase des essais cliniques.La phase 2, qui comprendra 600 volontaires, a commencé fin mai. La vaccination se fait en deux doses séparées de 28 jours. La moitié des participants reçoit un placebo, de façon aléatoire. Si la dose retenue pour les essais (100 microgrammes) se révélait efficace, Moderna a prévu de pouvoir produire 500 millions de doses par an, et "possiblement jusqu'à un milliard".La société est l'une des cinq entreprises sur lesquelles l'administration du président Donald Trump aurait misé dans le cadre de son opération "Warp Speed" (à la vitesse de la lumière), selon le New York Times, avec AstraZeneca (partenaire industriel du vaccin d'Oxford), Johnson & Johnson, Merck, et Pfizer. Le but est de fabriquer 300 millions de doses de vaccins d'ici janvier 2021.